Pourquoi et comment parler de sexe ?

Alors que nous sommes tous nés d’un rapport sexuel et que nous sommes tous amenés à l’expérimenter et à l’explorer au cours de notre vie, la sexualité demeure un sujet où les tabous entravent la liberté de s’exprimer avec naturel.

 

2/3 des français, des italiens et des Belges se déclarent satisfaits de leur vie sexuelle. Cependant, 1 personne sur 2 se trouve au moins une fois confrontée au cours de sa vie sexuelle à des difficultés (problème d’absence de désir, difficulté à avoir un orgasme, trouble de l’érection ou trouble de l’éjaculation).

 

Ces difficultés sont partagées à environ 50% avec le partenaire, 15% avec un(e) ami(e), 10% avec un médecin. Environ 25% ne partagent le problème avec personne, soit 1 personne sur 4 ayant des difficultés.

3458856098_4740af6929_q

 

1. Pourquoi parler de sexe est-il libérateur ?

 

– Un moyen de rompre l’isolement

La sexualité est un univers dans lequel nous sommes extrêmement vulnérables : nous nous mettons à nu, au propre comme au figuré. Un grain de sable dans l’engrenage peut donc vite paraître une montagne si l’on ne trouve pas le moyen de le contourner.

Parler de ses difficultés permet d’accueillir cette part de vulnérabilité que nous avons tous en nous. Et même si ça fait peur pour commencer, on s’aperçoit bien vite que les difficultés sont partagées. N’oubliez pas la statistique : 1 personne sur 2…

 

– Apprendre par le partage d’expériences

La sexualité c’est aussi un espace où l’on se retrouve souvent seul face à ses découvertes, ses ressentis et ses croyances. Qui a bénéficié d’une éducation où la sexualité était un sujet librement discuté ?

Le partage d’expériences, dans le domaine de la sexualité comme ailleurs, nous permet d’apprendre et d’enrichir nos parcours. Sans réel partage, nous ne permettons pas à notre sexualité d’évoluer. Elle reste statique, et comme tout ce qui n’est pas rafraichis et renouvelé, elle devient ennuyante puis finit par s’endormir.

Il existe des forums entiers sur le thème de la sexualité, où tout un chacun vient poser toutes sortes de questions quant à ses difficultés ou expériences sexuelles. Ces échanges sont une chose, mais l’écran, en permettant de maintenir l’anonymat, de « faire écran », évite de se montrer vulnérable et amène à s’enfermer dans un double-jeu : je fais bonne figure dans mon quotidien, et je m’autorise à être vrai devant une machine…

 

Faire tomber les masques, c’est mettre du naturel et de la simplicité dans sa vie et dans ses échanges humains. S’autoriser à se montrer vulnérable, c’est aussi permettre que les difficultés deviennent des cailloux sur lesquels on peut sauter pour traverser la rivière. A l’inverse, maintenir le masque, c’est prendre le risque de se braquer sur le problème et d’en faire un obstacle infranchissable.

15576803543_2191d116f7_q

 

2. Comment parler de sexe

 

– Se jeter à l’eau et oser !

Souvent c’est de franchir le premier pas qui est difficile. S’apercevoir que même si on a osé, la Terre continue de tourner et la plupart du temps l’ouverture que l’on créé est bienvenue, est un soulagement et encourage à recommencer.

 

– Parler vrai et parler de ses ressentis

Se lancer sur le thème de la sexualité peut paraître suffisamment impressionnant pour s’obliger en plus à parler à mots couverts. Parler vrai ne veut pas dire parler cru, mais veut dire parler avec son cœur. Livrer ce que l’on ressent quand c’est facile ou difficile, quand on fait face au désir de son compagnon et que l’on n’en ressent pas soit même ou quand à l’inverse on se retrouve face à un refus après des avances, etc. C’est comment pour moi ? ça me fait quoi ? Et toi as-tu déjà vécu ça ? Comment le traverse-tu ? Qu’est-ce qui t’aide ?

 

– Eviter de rentrer dans les jeux psychologiques

Il est essentiel de se rappeler que l’on est responsable de son propre parcours. Même si l’impression que c’est le partenaire qui est responsable des difficultés sexuelles domine, il est utile de se recentrer et de tirer profit de cette expérience pour pratiquer un petit exercice :

 

En prenant quelques respirations profondes, essayez de mettre toute votre attention sur la zone de votre poitrine/cœur. Quand vous êtes là, laissez émerger la première image qui vous vient, même si elle est saugrenue. Peut-être est-ce un nuage bleu, peut-être un arbre immense, peut-être un petit pois rose… bref, laissez venir.

Quand maintenant une difficulté se présente dans votre sexualité, revenez à cette image et à votre focus sur la zone de la poitine/cœur, restez-là, puis observez ce qui se passe… vous serez souvent étonné de voir que le partenaire ressent ce calme en vous et quelque chose s’apaise dans la situation.

Nota : cet exercice est aussi valable en cas de tensions avec vos enfants 😉

 

¾ des français estiment que les problèmes sexuels ont des conséquences sur leur vie de couple. Qu’en serait-il si on la communication était plus fluide… ?

 

L’amour n’aime pas le déguisement, seules la simplicité et la franchise lui inspirent une douce sécurité.
Mirabeau, Lettre à Sophie Ruffei, le 1er novembre 1777

 

 

 

Source des statistiques : enquête Ifop (Institut français d’opinion publique) de juin 2013 sur la satisfaction sexuelle

Crédits photos: Wiertz Sebastien, Dejan H

 

Libre dans sa sexualité : 3 clés pour en faire une réalité

La culpabilité et la honte sont deux émotions fréquemment ressenties dans le cadre de la sexualité. Honte de son corps, honte de parler de sexe, honte de se masturber, honte d’éprouver du désir en dehors d’une relation conventionnelle homme-femme… toutes ces hontes sont souterraines, souvent vécues dans l’ombre, derrière un pseudo sur un forum, ou tout juste partagées du bout des lèvres avec le partenaire ou les ami(e)s intimes.

 

Comment vivre pleinement libre et serein dans sa sexualité ? Comment intégrer que la sexualité est naturelle? Voici 3 clés pour aller vers plus de liberté.

 

  • S’habituer à parler de ce que l’on ressent pendant l’acte sexuel

Nous avons souvent tendance à penser que certaines choses ne peuvent pas être dites car elles risquent de froisser ou d’être gênantes pour l’autre… en réalité nous aimons savoir où l’autre en est lors d’un rapport sexuel. Nous préférons souvent que l’autre soit vraiment présent plutôt que perdu dans ses pensées et agissant en mode « pilote automatique », il est donc préférable pour cela que chacun soit à l’écoute de ses propres besoins et soit capable d’en faire part à l’autre. Se parler ce n’est pas seulement se dire « j’aime ça », c’est aussi donner des détails « quand tu me touches ici ça me donne une sensation de chaleur dans le ventre ». Ce n’est pas rassurer l’autre pour lui montrer que tout va bien et qu’il est performant, c’est surtout partager ce qui se joue pour nous à ce moment-là. Oser dire « quand on est dans cette position, je ne ressens rien », c’est aussi permettre au partenaire de s’ajuster, et au couple d’évoluer dans sa sexualité.

 

  • S’habituer à laisser son corps au naturel

NuAu naturel cela signifie nu, sans artifice ni maquillage, simplement. S’habituer à voir et à regarder son corps tel qu’il est et non tel que nous l’imaginons ou tel que nous le rêvons est un moyen de renouer avec soi.

Prendre le temps de caresser ce corps des pieds à la tête pour en sentir les contours, pour se remercier d’être dans la vie, c’est commencer à s’apprendre et à s’accueillir tel que nous sommes.

Laisser de côté les attentes que nous avons envers notre propre corps, ressentir de la compassion et de l’amour pour lui, c’est aussi ouvrir son cœur à cette image de nous-même. C’est aussi un moyen tout doux d’apprendre à vivre naturellement et en fusion avec lui, que ce soit au quotidien comme dans la sexualité.

 

  • S’habituer à parler de sexualité pour faire tomber les barrières

La question de savoir si l’on est « normal » lorsqu’on vit une situation moins agréable ou inhabituelle de sa vie sexuelle revient fréquemment. Oser ouvrir la discussion et échanger sur le sujet qui nous interroge permet souvent de faire tomber les barrières qui nous isolent. Cela permet aussi bien souvent de s’apercevoir que c’est une situation classique, que d’autres sont passés par là et ont trouvé des solutions, et que les partages d’expériences bénéficient à tous. Parler de sexualité peut sembler très difficile au début, mais en se forçant les premières fois, et parce que ce sujet nous passionne tous, les langues se délient vite et le sujet devient bientôt une thématique naturelle.

 

« Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. »

Périclès

 

Et vous, comment faites-vous pour vous sentir libre dans votre sexualité?

 

Se parler simplement : 4 leçons à la portée d’un enfant

Je suis jeune maman et j’aimerais aujourd’hui m’appuyer sur une lecture enfantine pour rappeler les bienfaits de la communication simple et directe. Comme je l’évoquais dans mon article « Renforcer la complicité dans sa sexualité », la communication dans la sexualité peut faire grandir la confiance et la complicité d’un couple. Travailler sur cet aspect et apprendre à se dire les choses simplement me semble être une clef essentielle pour avancer.

 

Le livre « Mais que veux-tu ? » de Ramadier et Bourgeau nous raconte l’histoire d’un petit garçon qui ne veut pas dormir. A ses parents qui s’inquiètent de ce qu’il veut, le petit garçon répond : « je veux simplement quelque chose de léger, de tendre », puis « quelque chose de doux, agréable » ou encore « quelque chose d’apaisant, de rassurant ». Ce à quoi les parents tentent de répondre en proposant toutes sortes d’idées saugrenues : ils proposent une tétine, de la pâte à modeler, une poupée, une couverture ou encore un verre d’eau. Le petit garçon s’entête et répète que ce n’est pas de ça dont il a besoin. Il continue ses demandes en décrivant toutes les caractéristiques de son mystérieux souhait, les parents continuent de ne pas comprendre. Et finalement le petit garçon finit croulant sous les objets, par dire cette petite phrase : « je veux juste un autre bisou ».

 

Les enseignements que je tire de ce livre sont simples :

 

  • Une demande doit être précise si l’on attend une réponse précise

 

  • Malgré toute la bonne volonté de notre compagnon/compagne, une réponse qui ne correspond pas à notre attente n’est jamais satisfaisante même si l’on peut s’en contenter

 

  • On ne peut pas attendre de l’autre qu’il interprète ce que nous n’osons pas demander

 

  • Bien souvent la personne en face de nous n’a qu’une envie, celle de nous combler. Dès lors, parler franchement est un cadeau mutuel à se faire.

 

Comme le rappelle justement Henri-Frederic Amiel ci-dessous, n’oublions pas de parler simplement avec notre cœur, sans masque et sans volonté d’avoir raison à tout prix. Si je livre ce qui se joue en moi, je ne rentre ni dans le jugement ni dans le reproche.

 

Quand le besoin de dire vrai fait négliger les égards, quand, préoccupé des choses, on oublie les personnes, alors le désir de faire triompher l’opinion qui paraît juste peut avoir l’air du désir de triompher. Ceci est une faute. La franchise ne doit pas être poussée jusqu’à la crudité; la vérité ne doit pas seulement vaincre, elle doit gagner.

Grains de mil, Henri-Frédéric Amiel
 

Renforcer la complicité dans sa sexualité

« J’ai peur de parler sexe avec mon compagnon, je suis bloquée et je deviens toute rouge dès qu’on aborde le sujet »

« Je suis quelqu’un de très à l’aise dans la vie quotidienne mais quand il s’agit de parler sexualité je n’arrive plus à rien »

 

Je ne souhaite pas ici faire une énième liste d’astuces incroyables pour réussir à parler sexe avec son partenaire, les conseils sont déjà nombreux sur la toile.

Il me semble plus judicieux de voir comment la communication dans la sexualité peut faire grandir la confiance et la complicité d’un couple.

La « timidité sexuelle » semble être une notion assez familière pour de nombreux hommes et femmes. Pour être passée par là, je me suis longtemps sentie très mal à l’aise dans des situations où la discussion portait sur la sexualité, et où je ne me sentais pas libre de parler, bloquée par je ne sais quel démon là haut dans ma tête. Cet état était ma normalité, et me semblait somme toute une normalité acceptable puisque je n’avais aucun autre repère et aucune autre approche à laquelle m’identifier.

Or j’ai fait une découverte incroyable : il est possible de se sentir libre et à son aise lorsqu’on parle sexualité dans son couple… ça alors…!


  1. Deux niveaux de communication

Avant toute chose, de quoi parle-t-on quand on parle de sexualité avec son partenaire? Je dirais qu’il y a deux niveaux de communication possible. Parler de ce que l’on sent et de ce que l’on ressent peut être fait de façon superficielle d’une part, exemple : « j’aime ça, continue » ou très détaillée d’autre part :« Quand tu me caresses sur les seins, ça me fait de la chaleur dans tout le ventre, c’est délicieux ».

 

Les avantages de la version superficielle : en peu de mots on signale à notre partenaire qu’on apprécie et c’est déjà bien

Les inconvénients : la formule est très floue. Le partenaire ne sait pas nécessairement de quoi on lui parle, ce que l’on aime réellement, et ce que ça nous fait. Du coup, voulant bien faire, il va continuer mais pas forcément ce que l’on attendait.

On peut aimer la glace à la vanille parce que ça nous enlève la sensation désagréable de faim qui nous tenaillait, ou on peut aimer sentir la glace nous rafraîchir la gorge et le parfum de vanille faire comme des paillettes dans notre palais. L’éventail des sensations possible est immense !

Pourquoi est-il important de partager nos ressentis en détail ?

 

Plusieurs niveaux communication. Sylvain courant
2 niveaux de communication. S. Courant

– Parce qu’en se posant la question de savoir ce que l’on ressent, on se met en lien avec nous-même et on ressent les choses plus intensément car plus précisément.

 

– Parce qu’en précisant ce que l’on ressent, on informe en détail notre partenaire de qui se passe en nous, il nous découvre un peu plus et la complicité grandit car il sait exactement ce qui se joue pour nous et comment il y contribue.

 

– Parce qu’en étant attentif aux détails, notre partenaire prend aussi conscience de ce qui se passe en lui, et gagne en profondeur et en intensité de sensations.

 

– Parce qu’on est humains et que nous sommes faits de diversité et de subtilités. Se réduire à une vision manichéiste de la vie et de la sexualité est d’une grande pauvreté, un peu comme de se contenter d’un film noir et blanc quand la version couleur est disponible. Atteindre l’épanouissement nécessite d’exploiter notre plein potentiel.

 

2. Ne pas emprisonner l’Ego dans la peur

Ego Siberfi
Ego de Siberfi

L’égo nous accompagne tout au long de notre cheminement et a ce rôle déterminant de nous guider selon l’état dans lequel nous nous trouvons. En d’autres termes, si l’on arrive à rester dans du positif, notre égo va en ce sens et nous guide vers des choix qui nous ouvrent et nous font grandir. En revanche si nous commençons à aller dans la peur, nous en venons à nous limiter et à abandonner notre chemin d’évolution.

 

Quand on parle sexualité avec son compagnon, il est essentiel de réunir les ingrédients pour réussir à ne pas emprisonner notre égo dans la peur. Sinon la moindre remarque nous amène à l’enchaînement de pensées –extrêmement constructif ;-)- suivant :

 

Version victime : « Peur de te perdre, peur de ne pas être à la hauteur, peur que tu ne m’aimes plus » ou encore en version bourreau « Non mais pour qui il/elle se prend à me parler comme ça – il/elle ne fait aucun effort et il/elle se permet de me dire ça »

 

Le mode d’emploi pour éviter ça?

Prendre soin de soi. Si l’on ne se sent pas nourrit dans les valeurs qui sont essentielles pour nous en ce moment, nous ne sommes pas bien avec nous-mêmes et nous aurons beaucoup plus de propensions à nous enfermer dans la peur plutôt que de voir le positif.

 

Etre en conscience et en présence. Quand on parle sexualité, on touche à notre plus grand point de vulnérabilité. Il est indispensable d’être absolument et entièrement présent à ce que l’on fait pour soutenir l’autre et aller pleinement soit même dans sa vulnérabilité.

 

Concrètement : éliminer toute source de nuisance et faire le vide dans sa tête, choisir soigneusement son moment et son lieu, respirer en conscience, accueillir l’autre du regard et se laisser voir.

Exercez-vous avec un objet/ un arbre/ une fleur : vous le/la regardez intensément d’abord, puis vous imaginez que vous le/la laissez vous regarder et entrer en vous par le regard

 

– Toujours garder à l’esprit que l’autre fait de son mieux avec ce qu’il sait à ce moment là. Notre partenaire est souvent une personne qui nous aime profondément et qui ne demande qu’à ce que les rencontres amoureuses s’améliorent.

 

Parler de soi de préférence (« voici ce que JE ressens », plutôt que « il faudrait que TU… »), sans jugement et sans reproche et se rappeler mutuellement l’un l’autre que la discussion est placée sous cette protection

 

Enfin si malgré ces conseils vous êtes dans un mauvais jour, la peur vous rattrape et vous sentez que vous vous braquez alors même que la personne en face de vous ne fait que parler d’elle et de ce qui se passe pour elle, c’est probablement votre égo qui a sortit son armure.

Alors peut-être est-il préférable de reconnaître la situation et de faire une pause dans la discussion. Dans tous les cas votre partenaire devrait savoir ce qui se passe pour vous, et quand exactement vous serez disposés à revenir au sujet.

 

Exemple : c’est plus possible pour moi maintenant de continuer cette discussion. Quand tu me dis que ça te plait pas la pénétration dans cette position ça me coince dans la gorge et j’ai envie d’hurler ça me rend triste, j’ai peur que nous ne trouvions aucun terrain d’entente où nous sommes tous les deux satisfaits. J’ai besoin d’une pause, je serai de nouveau prêt(e) dans 30 minutes. Si c’est ok pour toi, on peut se retrouver là pour en parler.

 

3. Renforcer la complicité

Complicité
Complicité

 

Parler vrai dans la sexualité est un moyen puissant d’apprendre à se connaître intimement et à nourrir la complicité du couple.

Voici 3 moyens pour renforcer cette dernière:

 

 

Raconter son histoire sexuelle. Avez-vous déjà raconté à votre partenaire l’histoire de votre sexualité d’un bout à l’autre ? N’est-il pas passionnant de savoir ce qu’il/elle a expérimenté et comment il/elle a vécu telle ou telle situation ?

 

Exprimer ce que l’on aime chez l’autre. S’offrir des compliments sincères et honnêtes l’un l’autre lors d’un temps dédié à cela est extrêmement nourrissant. Quoi de plus agréable que de savoir ce que notre compagnon aime tant en nous?

 

Partager ses ressentis en détails pendant l’acte sexuel. Pour que l’autre sache exactement où nous en sommes d’une part, mais aussi pour rester pleinement dans l’instant présent d’autre part.

 

 » Aimer c’est trouver, grâce à un autre, sa vérité et aider cet autre à trouver la sienne. C’est créer une complicité passionnée. »

Jacques de Bourbon Busset