La sexualité au service de l’anatomie

« La pénétration est douloureuse »,

« J’ai mal quand le sexe de mon compagnon touche le fond de mon vagin ».

Ces phrases reviennent souvent quand les femmes s’autorisent à parler de leur intimité.

 

Nous sommes très nombreuses à ne pas connaître notre anatomie. Cet espace d’absence de connaissance est facilement envahit de peurs et de doutes, d’incertitudes et de cogitations s’immisçant au moindre doute. Se connaître et savoir de quoi nous sommes faites est une première étape vers la guérison, une étape qui amène de la tranquillité d’esprit.

 

Précisions anatomiques

Voici donc quelques précisions anatomiques pour bien situer les choses.

Vue de côté

L’appareil reproducteur féminin se situe dans le nid que forme le petit bassin, constitué du pubis à l’avant, du sacrum à l’arrière, et des ailes iliaques sur les côtés. Juste derrière le pubis se trouve la vessie, derrière laquelle se trouve le vagin, le col de l’utérus et l’utérus. Depuis le col de l’utérus et en direction du sacrum partent les trompes de Fallope, au bout desquelles se trouvent les ovaires. Derrière l’utérus, c’est le rectum, dont l’extrémité est l’anus.

Ces organes ont des positions de base qui sont toujours les mêmes, bien que chacun évolue : la vessie comme le rectum se remplissent et se vident. L’utérus lui se gonfle et s’alourdit au moment des règles, et il peut également changer légèrement de position et évoluer dans le ventre. Sa position anatomique « normale » est au centre.

 

 

Il peut aussi atteindre des positions anormales et se mettre par exemple en antéversion ou en rétroversion. L’utérus peut enfin aller jusqu’à tomber dans le vagin, c’est la chute d’organes.

 

Pourquoi l’utérus se déplace-t-il et comment tient-il habituellement ?

C’est le réseau de ligaments qui soutiennent tout nos organes internes.

Les ligaments sont des tissus extrêmement résistants permettant de relier les deux pièces osseuses d’une articulation ou encore de suspendre ou fixer des organes (à ne pas confondre avec les tendons qui eux relient les muscles aux os).

Vue de dessous

Comme nous le voyons sur le schéma ci-dessus qui représente une vue en coupe de dessous, avec en haut le pubis, puis en dessous la vessie, le col de l’utérus, le rectum et enfin le sacrum, le réseau des ligaments (en gris) forme un maillage qui maintient les organes à leur place. Nous voyons dans le schéma de droite comment les ligaments se fixent sur l’intérieur du pubis, entourent la vessie, se croisent au niveau du col de l’utérus, entourent le rectum puis viennent se fixer sur le sacrum. Ces images nous donnent un aperçu des innombrables parcours des ligaments dans notre bas ventre.

 

Les ligaments comme le reste de nos tissus réagissent à nos émotions et à nos mouvements. Ainsi un choc physique, une opération, ou un épisode émotionnel difficile peuvent influer sur nos ligaments qui perdent de leur souplesse, se tendent anormalement, créent des tensions et éventuellement modifient les positions habituelles des organes internes.

 

Les conséquences ?

Nous avions déjà vu que les douleurs lors de la pénétration au niveau du vagin et du col de l’utérus (voir article) peuvent être liées à des mémoires engrangées et stockées dans cette zone du corps. En terme anatomique, c’est d’abord au niveau ligamentaire que se situent les tensions, car c’est en les relâchant eux que l’on peut moduler la tension musculaire et permettre une relâche des tissus.

Nous voyons sur le deuxième schéma que le col de l’utérus est au mileu d’un nœud ligamentaire, des tensions des ligaments à cet endroit crééront forcément une sensation de douleur lors de la pénétration profonde.

 

 Comment agir ?

Il existe plusieurs options à notre disposition :

  • l’intervention externe qui peut être pratiquée notamment par un thérapeute en massage sur la zone du bas-ventre ou encore par un ostéopathe qui agira aussi par voie externe
  • le massage interne qui peut être pratiqué lors de la pénétration. Pour cela, considérez que le sexe de monsieur est comme une main qui masse et qui arrive sur une zone de tension. Pour que le corps puisse relâcher, il a d’abord besoin d’être reconnu, c’est à dire que dans l’intention on se dit « j’ai vu que là, tu es tendu », puis il a besoin de temps. Le rythme du corps et des tissus est lent, comme celui de la nature, il exige de la patience.

Concrètement cela veut donc dire que le sexe de l’homme devrait rester sans bouger sur la zone de tension, avec cette intention de soulager, jusqu’à ce qu’il et/ou elle sente que la tension s’évacue.

 

Agir de cette façon, c’est permettre aux ligaments de retrouver de la souplesse, et c’est permettre aux émotions qui ont figé ces tissus de s’évacuer. Les larmes, les rires, peuvent monter et c’est très bien : c’est signe que ça circule de nouveau (aux niveaux sanguin, lymphatique et énergétique) et cela apportera certainement une sensation de légèreté bienvenue par après.

 

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