Atma Jantzu et énergie sexuelle

Il est des cas où l’on sait pertinemment pourquoi sa sexualité est au point mort, et d’autres où c’est un grand mystère.

 

Le stress, l’accumulation de tensions nous entraîne bien souvent dans cette spirale où l’on se coupe peu à peu du corps. Nous sommes alors absorbés par nos pensées, les milles choses à faire qu’exige notre quotidien et nous oublions complètement de prendre soin de nous y compris de notre vie intime. Notre véhicule, notre corps, est mis de côté au profit de tous les besoins que nous construisons mentalement et qui prennent peu à peu le devant de la scène.

 

Nourrir notre corps, alimenter notre énergie de vie, prendre soin des valeurs qui sont essentielles pour nous devient secondaire et sournoisement nous commençons à agir comme des robots. Le monde dans lequel nous vivons peut vite nous amener à cette forme de « déshumanisation », où l’on finit par perdre le sens de ce que l’on a réellement à faire sur cette planète.

 

Alors comment se reconnecter à sa source de vie, ce flux à l’intérieur de chacun de nous qui sait et qui n’a pas besoin de mentaliser ni d’analyser pour se sentir en harmonie intérieur ? De la même façon, comment se remettre en lien avec son énergie sexuelle de vie, avec son désir, et avec la liberté qui circule en chacun de nous ?

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Certains auront besoin d’aller régulièrement dans la nature, d’autres d’entreprendre un grand voyage pour prendre du recul, d’autres encore de se faire masser régulièrement pour garder le lien avec leur corps et leur essentiel, d’autres encore de faire face à un gros pépin de santé pour mieux mesurer ce qui est vraiment important pour eux…

 

Je souhaite aujourd’hui vous présenter une nouvelle approche que je trouve pleine de sens dans le cadre de cette recherche de fluidité de la circulation d’énergie : il s’agit du Atma Jantzu.

 

Le Atma Jantzu se présente comme « un art de transformation et de méditation aquatique », « un voyage de relaxation profonde en eau chaude ». Cette approche consiste à se laisser porter par l’accompagnant, et à complètement lâcher prise en se laissant aller aux mouvements qu’il impulse sur le corps flottant dans l’eau, amenant à la fois présence et état méditatif. Le contact avec l’eau chaude permet de se reconnecter avec la période prénatale où toutes les conditions étaient réunies pour notre bien-être. Le Atma Jantzu nous aligne ainsi avec notre essence profonde, nous libère des conditionnements, des blocages émotionnels, des traumatismes et du stress. Dans l’eau tout s’ouvre, tout devient fluide, l’essentiel voit le jour.

 

En quoi le Atma Jantzu peut avoir un effet sur l’énergie sexuelle ?

Par le contact avec l’eau et l’intention du thérapeute d’être pleinement dans le mouvement juste et spontané que le corps qu’il guide appelle, l’Atma Jantzu est une approche pleine de vie. Elle ne consiste pas à reproduire une série de mouvements codifiés, mais surtout à laisser être ce qui doit se libérer, ce qui doit bouger. L’eau appelle la vie, les mouvements spontanés également. Ce mélange unique amène une plus grande liberté et fluidité intérieure, englobant le corps dans son ensemble, y compris dans le bassin et le sexe qui sont souvent largement comprimés et figés par le stress et les tensions.

En ramenant de la circulation et du drainage dans le bassin, on favorise une meilleure circulation sanguine, lymphatique et énergétique dans le corps dans son ensemble, ainsi qu’une plus grande cohésion entre le haut et le bas du corps.

 

Pour aller plus loin, je vous invite à regarder ces vidéos qui en disent plus long que de beaux discours : http://keepcoolman.wix.com/atma-janzu#!blank-6/cdst

 

A très bientôt, peut-être pour un cours de Atma?!

A la rencontre de mon orchidée

 

Je souhaite aujourd’hui vous partager une expérience que j’ai vécu, et qui m’a profondément touché : j’ai expérimenté le projet vulve proposé par Nathalie Uhlmann.

J’ai appris de façon assez naturelle par les femmes de ma lignée que mon sexe allait me servir à avoir des enfants. J’ai appris qu’il fallait qu’il soit propre, et qu’il me servait à uriner, j’ai aussi appris que je devais aller le faire contrôler de temps en temps chez un gynécologue.

Ensuite j’ai appris qu’il pouvait me donner du plaisir en découvrant la masturbation. Mais comme je n’ai jamais eu l’information par les personnes qui m’ont guidé dans la vie que mon sexe allait aussi me permettre de ressentir du plaisir, comme ma mère pouvait en ressentir avec mon père, et bien j’ai développé de la honte.

J’ai mesuré une fois adulte qu’il était essentiel que les petites filles apprennent dès leur très jeune âge que leur sexe leur servait à avoir du plaisir, ainsi elles sont en paix avec cette notion dès la base de leur construction (pour aller plus loin : Danièle Flaumenbaum, « Femme désirée, femme désirante »).

 

Mais alors il me manquait encore un pan essentiel a l’existence et à la vie dans mon sexe : celui de la conscience de sa présence un point c’est tout.

Jusqu’à présent je pouvais sentir mon sexe dans le cadre de la sexualité, lors de ma toilette, de façon souvent désagréable chez le gynécologue, je pouvais le sentir en portant et en focalisant mon attention dessus, mais qu’en était-il le reste du temps… ? Une forme de vide… rien… le néant….

Je n’avais pas encore reconnu mon sexe comme un organe à part entière, de la même façon que mes cheveux et mes yeux ont été reconnus. Mon sexe était un espace intime, secret, et certainement un peu taboo que je ne connaissais pas… j’ai donc construit dessus une image qui s’inspirait de ce que j’ai pu glâner au fur et à mesure de mon parcours : des images entraperçues dans un magazine ou un film X, des images déconnectées de la réalité, où le sexe des hommes est parfait s’il est grand et épais, et celui des femmes s’il est petit, lisse et sans poils.

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Le projet Vulve

C’est là que le projet de Nathalie a fait tout son sens pour moi. Sa proposition : se mettre en relation avec son bassin et son sexe par des pratiques de méditation et trouver un chemin à l’intérieur de soi pour se révéler et offrir son sexe à l’objectif d’un appareil photo. L’idée n’est certainement pas de passer en force, de fermer les yeux et d’écarter les cuisses en se coupant de ses sensations comme j’ai souvent pu le faire chez le gynécologue. Bien au contraire, j’ai pu trouver le fil qui me lie à mon sexe de moi à moi, là où se trouve ma plus grande vulnérabilité, et sentir physiquement et avec délicatesse que je peux maintenir ce fil même si je me montre et me révèle.

Par son accompagnement, sa présence rassurante et délicatement encourageante, Nathalie a su me guider pour dépasser mes limites, sortir de ma zone de confort et m’offrir ce beau cadeau.

J’ai trouvé dans cette expérience l’image d’une fleur d’orchidée, pleinement épanouie sur l’espace de mon sexe. Cette fleur me permet d’être en lien avec mon sexe dans toutes les situations de la vie quotidienne. Dès que j’y pense, c’est un lien délicat, une présence légère qui se manifeste. J’ai la sensation que cette expérience m’amène une dimension exploratoire de mon corps et de mon sexe qui englobe tout ce que j’ai pu sentir jusqu’à présent. Désormais, il ne s’agit plus de forcer ou de focaliser l’attention pour sentir le vivant, mais simplement de laisser fleurir ce qui est : entre mes jambes, un univers de délicatesse qui m’inonde de douceur.

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Deuxième étape : le visionnage des photos.

Le projet ne s’arrête pas là. Ces photos sont le résultat précieux de mon cheminement, et marquent cette étape charnière de mon parcours. Mais si je m’arrête là, je me retrouve face aux clichés et j’ai 2 options : soit je trouve les images belles, soit je les trouve laides. N’ayant quasi aucune représentation de ce que mon sexe rend quand il s’ouvre, mon imagination se charge du reste, et compare à ce qui est ma référence à savoir des images tirées des médias et inspirées des croyances collectives.

 

Alors Nathalie m’invite dans un premier temps à visualiser une série de photos d’autres vulves, et pour chacune elle me conte l’histoire de la femme qui est derrière. L’une est ménopausée et n’a jamais fait l’amour, l’autre a eu 4 enfants et se retrouve après s’être totalement oubliée pendant des années, une autre a vécu des abus sexuels… et alors la magie opère : je mesure par l’image combien ces sexes racontent une histoire. Je mesure que je ne les trouve ni laids ni beaux, mais qu’ils attisent simplement une grande curiosité mêlée de beaucoup de respect pour oser se révéler comme ils le font. Désormais quand je découvre une nouvelle photo, je me dis : qu’a-t-elle donc vécu ? Qu’est ce que ce sexe raconte ? Quelle est sa singularité à elle ?

 

Chaque vulve est unique, comme chaque femme est unique, comme chaque humain sur Terre, il apporte une coloration indispensable pour former le grand arc en ciel que nous sommes tous ensemble.

 

En hommage à toutes les vulves de la Terre 😉

 

 

 

Comment éveiller son corps

Une femme me témoignait l’autre jour qu’elle s’était réveillée un matin avec soudain une sensation de plaisir dans tout le corps, partant de l’épicentre de son sexe. Elle était un peu encombrée par cette sensation : d’un côté c’était plaisant, de l’autre elle trouvait cela étrange et gênant que cette sensation ait pu naître d’elle-même, sans même de stimulation par un partenaire.

Je lui partageais alors ma vision de ce phénomène qui est parfois spontané, et qui parfois naît à la suite d’un temps de relaxation intense du corps.

J’observe que les massages notamment peuvent mener à des sensations qui pourraient s’apparenter au plaisir à la naissance du désir sexuel. Il est important pour moi aujourd’hui de préciser que justement, là où il pourrait y avoir un pont vers la sexualité, il n’y a pas non plus de nécessité à cela, il est possible d’explorer ces sensations sans avoir à plonger dans un état d’excitation. La tentation est parfois très grande, mais pourquoi ne pas essayer d’ouvrir son champ de possible et d’aller vers l’inconnu ?

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Le massage, de mon point de vue, est un moyen puissant de se mettre en lien avec son énergie de vie que l’on peut aussi appeler énergie sexuelle de vie, ce fluide qui nous traverse et qui nous invite à aller de l’avant et à créer. Le massage dénoue les tensions et les nœuds émotionnels qui encombrent le corps, il permet la mise en mouvement de l’énergie de vie qui était avant cloisonnée et enfreinte dans sa circulation.

Quand l’énergie de vie se réveille, c’est tout le corps qui réagit, y compris le sexe. Nous n’avons que peu l’habitude de ressentir de l’énergie dans notre sexe sans sauter sur l’occasion pour aller vers l’excitation.

Mais qu’en est-il par exemple si on laisse la respiration diffuser cette sensation dans tout le corps ?

Que se passe-t-il si l’on peut simplement savourer la douceur de l’éveil du corps, comme une longue ondulation qui nous traverse des pieds à la tête?

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Pour moi, c’est comme si cela permettait d’éveiller l’ensemble de son corps à la notion de plaisir, plutôt que de la cantonner aux habituelles zones érotiques, et en particulier à la zone génitale.

C’est par conséquent un moyen de sentir l’ensemble de son corps « nourri » par ce fluide vital qui énergise, c’est aussi un moyen de sentir toutes les parties de son corps reliées les unes aux autres, là où l’on peut avoir la sensation d’avoir une coupure au niveau de la taille, ou encore le tronc qui n’est pas vraiment solidaire avec les jambes.

Enfin c’est une sensation qui à coup sûr est nourrissante, là où la course vers l’excitation et l’orgasme peuvent parfois laisser un goût d’amertume, de « pas assez bien », ou encore de vide.

Cette pratique est simple à expérimenter, même si elle n’est pas facile car elle nous met face à des habitudes et aux pulsions sexuelles qui nous mènent droit vers l’excitation. Je vous invite simplement, quand vous sentirez la prochaine fois ce flux d’énergie -qui ressemble à l’excitation sexuelle- vous parcourir, à mettre votre attention sur votre respiration : sentez que votre souffle peut vous permettre de faire voyager la sensation dans l’ensemble de votre corps. Vous pouvez sentir qu’elle peut se diffuser jusqu’au bout de vos doigts et au bout de vos orteils, peut-être cela pourra vous aider de placer votre attention sur ces extrémités. Savourez cet état et laissez le perdurer le plus longtemps possible.

 

« Le bonheur n’est pas une destination à atteindre, mais une façon de voyager »

 

Crédit photos: Ajay Narayanan, Parg, Samuel Raj

Œuf de Yoni ou l’art de se découvrir

Aujourd’hui je vous parle de L’oeuf de Yoni, et de mon tout nouvel ebook!

J’évoquais dans un article précédent l’importance de prendre soin de soi pour une sexualité harmonieuse. Prendre soin de soi cela peut être par des actions qui vous nourrissent, par exemple aller dans un lieu ou faire quelque chose qui a une importance particulière pour vous. Et cela peut aussi être de prendre soin de votre corps en allant par exemple vous faire masser, en faisant du sport ou en allant au spa.

Soigner son corps c’est selon moi comme de reconnaître et d’honorer combien nous sommes chanceux d’avoir à notre disposition un véhicule si précis et précieux. Le massage peut vraiment permettre de remettre cela au centre de l’attention. Le massage, comme toutes les thérapies manuelles, ou comme le mouvement tel que la danse, soigne les endroits qui ont mal et remet en conscience ceux que l’on a négligés. En lui portant de l’attention, le corps s’harmonise, s’unifie, se recentre. Mais qu’en est-il du sexe ? Intégrons-nous réellement notre sexe dans ce « prendre soin de son corps » ?

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Bien souvent le sexe est oublié, négligé, caché. Il est cet espace de non-lieu et de non-dit, comme si il n’y avait pas besoin d’en parler ou que justement c’était beaucoup trop compliqué d’aborder le sujet.

Et pourtant, notre sexe tout comme le reste de notre corps a besoin de soin, d’attention, de reconnaissance. Il a besoin d’être intégré au corps, et le corps a besoin que le sexe soit pleinement présent.

La sexualité peut être un moyen de porter de l’attention au sexe, et chacun peut consciemment ressentir lors de l’acte sexuel combien son sexe vibre jusque dans le reste du corps, et combien le corps est intégralement connecté au sexe. Sans mise en relation entre les ressentis du sexe et ceux du reste du corps, la zone des organes génitaux reste comme tronçonnée, dissociée ou en tout cas non synchronisée avec le reste. On se retrouve alors avec une sensation morcelée entre les différentes parties du corps: d’un côté les jambes, de l’autre le tronc, et au milieu un sexe.

Cependant là aussi il est possible d’aller vers plus d’autonomie pour prendre soin de son intimité. Plutôt que de dépendre d’un compagnon pour que notre sexe existe, il est possible de trouver un chemin de soi à soi pour s’honorer.

Comment trouver un chemin pour oser aller vers votre intimité en toute simplicité de vous à vous ? Comment est-ce que je peux m’apprendre et me découvrir jusque dans l’intime tout en me sentant sereine et douce avec moi-même ?

Mon objet n’est pas ici de vous parler de masturbation, même si cette thématique me tient à cœur (et que j’y reviendrai très prochainement). J’inviterais d’ailleurs plutôt à une notion que j’appelle « éveil corporel », qui consiste à oser laisser circuler dans tout son corps les sensations qui se lèvent plutôt qu’à se focaliser sur la seule région génitale, et à s’autoriser à vivre les sensations pleinement et dans l’instant, plutôt qu’à orienter toute son intention vers l’orgasme.

OeufsJ’ai aujourd’hui envie de vous présenter l’œuf de yoni. Il s’agit d’une pierre semi-précieuse en forme d’œuf. Après toute une phase d’approche très lente et respectueuse qui peut déjà apporter énormément d’enseignements par l’observation de nos comportements, cette pierre peut finalement être insérée dans le vagin. L’intention n’est pas de rechercher du plaisir sexuel, même si cela peut être une conséquence, mais bien de se découvrir et de s’explorer. L’objectif : connaître et habiter son corps jusque dans l’intimité.

J’ai découvert cet objet au hasard de mes recherches personnelles et il est devenu un outil essentiel de mon cheminement. Utilisé depuis la Chine ancienne pour l’initiation sexuelle des jeunes femmes et considéré comme favorisant le développement spirituel, il a été pour moi comme un phare dans la nuit. Enfin j’ai trouvé là un moyen de chercher et de découvrir par moi-même des réponses à mes questions. Et de m’apercevoir en plus que toutes mes réponses sont nichées au cœur de mon intimité. C’est comme si l’utilisation de l’œuf de yoni me permettait d’intégrer dans mon corps les découvertes et les avancées que je fais dans mon quotidien. Il me permet aussi de faire face à mes peurs et à mes résistances et à mieux me comprendre et m’accueillir.

J’ai été si touchée par cette découverte que j’ai décidé d’en écrire un livre, et c’est cette pierre précieuse que je vous livre aujourd’hui.

Si vous aussi cet objet vous interpelle, vous appelle, vous interroge, je vous invite à en découvrir plus au travers de mon expérience en suivant CE LIEN.

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Qui mieux que vous sait vos besoins ? Apprendre à se connaître est le premier des soins. 

Jean de la Fontaine

Prendre soin de soi pour une sexualité harmonieuse

La vie nous est donnée et notre mission est d’en prendre soin, de prendre soin de nous. Quand nous dérogeons à cette règle nous tombons malade, nous épuisons et perdons le sens et le goût de la vie.

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Prendre soin de soi, c’est aussi se permettre d’être pleinement disponible à l’autre dans la sexualité. Si je ne satisfais pas à mes propres besoins, je vais attendre de l’autre qu’il le fasse à ma place. Alors c’est un peu comme une prise d’otage : j’exige de lui qu’il sache me combler, là ou je suis quelque part déficiente vis à vis de moi-même.

 

Le compagnon pourra alors ressentir de la pression en voulant être ultra-performant ou l’envie de fuir pour ne pas avoir à vivre cela. Cet échange tout en lourdeurs se passe souvent sans échange de mots, sans réelle conscience, mais avec le ressenti profond que quelque chose ne va pas. Souvent la femme ne se sentira pas suffisamment honorée, et l’homme ne sachant pas comment s’y prendre ira très/trop vite ou refusera tout simplement l’acte sexuel.

 

Prendre soin de soi, comment?

Prendre soin de soi ce n’est pas nécessairement s’offrir quelque chose de cher, et qui exige beaucoup de temps. Prendre soin de soi, c’est apprendre à ouvrir les portes de son cœur et à savourer la délicatesse de chaque instant. C’est savoir prendre le temps d’être attentif aux subtilités de ce que la vie nous amène et qui nous touchent.

Pour trouver des pistes pour prendre soin de vous et savoir vers quoi orienter votre attention, ces questions peuvent vous aider :

 

Qu’est ce qui est important pour vous en ce moment ? Qu’est ce qui vous nourrit ? En quoi vous sentez-vous créatif ? Qu’est ce qui peut vous faire oublier le temps et le reste du monde ?

Appuyez vous sur vos 5 sens, il est facile de trouver par leur intermédiaire des actions simples. Par exemple, sentir une fleur ou une épice, goûter à un met délicat, contempler une photo ou un paysage, apprécier le contact d’un tissu sous vos doigts, écouter une musique …

 

Prendre soin de soi 4Quand je suis attentive à provoquer ces instants où je peux savourer quelque chose d’essentiel pour moi, alors je me nourris et je satisfais à mes propres besoins. Voici quelques exemples qui parlent de moi et de mes valeurs : aller marcher dans la nature et m’emplir de toutes les odeurs, contempler un feu, observer mon cycle de femme.

 

Prendre soin de soi, pourquoi ?

Si je n’écoute pas ces besoins que sont les miens d’être par exemple en contact avec la nature, c’est comme si je me coupais d’une part de moi. Je deviens comme une plante qui a soif : je me rabougris, je m’assèche. Je suis alors prête à tout absorber pour apaiser ma soif, mais le problème c’est qu’il n’y a que l’eau de ma propre source qui puisse me contenter. Si j’essaie d’aller vers mon compagnon pour qu’il me donne de l’eau de sa source, et bien elle ne me contentera pas, elle ne me nourrira pas comme j’en ai besoin, je resterai sèche. Je vais continuer de me ratatiner et je vais m’accrocher à lui de plus en plus dans l’espoir qu’il me donne à boire, même s’il ne pourra jamais le faire à ma place !

 

J’ai besoin d’aller boire à ma propre source : aller dans la forêt, observer la lune, faire un feu, marcher pieds nus dans l’herbe… peu importe… Ce qui compte là c’est que je suis ce qui me vient intuitivement et que je suis autonome dans mon processus. Je n’ai pas besoin que l’on m’emmène me promener en forêt, non je sais que j’en ai besoin et je me prends en charge au moment où c’est là.

 

Et dans la sexualité ?

En se retrouvant dans la situation où votre compagnon fuit les échanges intimes ou est insatisfaisant selon vous dans la sexualité, 2 attitudes sont possible :

  • la première consistera à « s’obstiner » en demandant des comptes au partenaire, voir en remettant en question la relation, et à ruminer la tristesse et/ou la frustration,
  • le deuxième consistera à regarder les choses en face et à admettre que le problème trouve son origine en vous, et que votre compagnon n’est en rien responsable de ce qui vous bouleverse. En faisant ce constat, la verbalisation de ce qui se joue en vous sera précieuse pour votre compagnon. Cela lui permettra de sentir que subtilement c’est comme si la pression commençait déjà à se lever de ses épaules : en effet vous vous prenez en charge !

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Cela pourrait donner quelque chose comme :

« je suis frustrée j’ai l’impression que tu n’es pas à l’écoute de moi, comme si tu ne sentais pas ce dont j’ai besoin. Ça va trop vite je ne suis pas prête, ça me fait peur, je suis triste, j’ai envie que ce soit différent. 

Maintenant j’ai besoin de prendre un temps pour moi et je reviendrai vers toi quand ça ira mieux. »

 

Et que faire pendant ce temps pour vous ? Vous nourrir ! Trouver une action qui est faisable dans l’instant et qui vous permettra de prendre soin de vos valeurs, de ce qui est important voir essentiel pour vous !

Il y a fort à parier que vous reviendrez à votre compagnon différente, plus sereine et disponible à l’échange. Il y a aussi de fortes chances pour que vous ayez alors un recul bien plus grand sur la situation qui au préalable vous apparaissait intolérable.

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S’il fallait prendre soin de sa santé comme on prend soin de se divertir alors on ne serait jamais malade. François Gervais

 

 

 

Au creux de l’intimité se nichent des mémoires

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Le corps garde la mémoire de toutes nos expériences, y compris celles des générations précédentes. Cela explique que nous avons parfois des comportements qui ne sont plus adaptés à nos modes de vie, mais qui restent profondément ancrés à l’intérieur de nous, sans que l’on ne sache d’où ils viennent. Par exemple dans une famille dans laquelle les ancêtres ont souffert de la famine, il restera toujours une peur de manquer, qui pourra se traduire très concrètement par une peur de manquer d’argent – et qui sera souvent encore présente même si la personne gagne bien sa vie.

 

Pour en venir à notre intimité, la situation est la même. Une situation de non respect, d’abus, d’inceste ou de viol laisse des traces, une mémoire dans le corps. Tant que cette mémoire n’est pas libérée, elle continuera de se transmettre de génération en génération.

Concrètement cela peut se traduire par des crispations dans le vagin, des inflammations inexpliquées, des infections à répétition… autant de situations que la science aura bien souvent beaucoup de mal à expliquer et à dissiper.

 

Des solutions ?

En l’état actuel de mes explorations, et en tant que femme, j’ai identifié 2 moyens qui permettent d’avancer de soi à soi sur le chemin de la transformation des mémoires de l’intimité : l’œuf de yoni et le massage.

Le principe de ces pratiques n’est pas d’oublier les mémoires enfouies, et encore moins de revivre les évènements traumatiques, mais bien de les libérer, de les laisser circuler.

C’est comme une émotion : si j’ai peur et que je ne pense qu’à ma peur, je me fige, j’arrête de bouger, ma respiration est courte, c’est comme si j’arrêtais de vivre. En revanche si j’ai peur et que je regarde ma peur en continuant de respirer, alors la peur peut peut-être rester présente, comme un garde-fou, mais elle n’est plus en première ligne à me boucher les perspectives, je continue de vivre.

 

Les mémoires de notre intimité sont souvent inconscientes, et bien souvent il n’est pas utile de connaître exactement leur nature. La situation est telle qu’elle est aujourd’hui, et c’est avec ce bagage que la vie peut se poursuivre. En allant creuser le pourquoi du comment, c’est un peu comme si on savait mieux ce qu’il y a dans le bagage. Pour certains c’est indispensable, mais c’est alors seulement le mental qui se nourrit. Il est important de trouver du sens à sa problématique, mais pas forcément de l’expliquer. C’est en ouvrant des perspectives, et en réapprenant des ressentis positifs que l’on peut continuer d’avancer avec un bagage rendu le plus léger possible. Les références passées ne sont alors plus limitantes, mais deviennent de simples repères permettant de continuer d’apprendre.

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Le contenu des mémoires est le matériau qui fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à cela que nous avons pu évoluer et apprendre, comme des références face aux expériences de la vie. Il n’y a donc rien à jeter, mais plutôt à transformer pour que ce qui était lourd et pesant devienne source d’évolution et de lumière.

 

Aujourd’hui, un très grand nombre de femmes se questionnent sur leur sexualité, doutent, cherchent des réponses… Que ce soit en France, en Italie ou en Belgique, au moins une personne sur deux déclare avoir déjà rencontré au cours de sa vie sexuelle un problème d’absence de désir ou de difficulté à trouver du plaisir (statistique Ifop).

Nous avons cet instinct naturel de vouloir avancer et trouver des pistes pour continuer de cheminer vers l’harmonie. Cet élan de vie qui se manifeste de la sorte est à chérir et à honorer, n’oublions surtout pas de regarder les petits pas que nous faisons, même s’ils sont imparfaits, incomplets et pas encore aboutis. Plutôt que de mettre la loupe là où nous n’y arrivons pas encore, reconnaître ces petits pas est une manière de s’apporter de l’apaisement.

 

« Il n’y a que deux façons de vivre sa vie ; penser que rien n’est un miracle ou penser que tout est un miracle. »

Albert Einstein

Comment réveiller ses sensations 2/3

Si la notion d’insensibilité, de gêne, de douleur ou de mal-être au niveau des organes génitaux dans le cadre notamment de la sexualité vous parle, cet article, faisant partie d’une suite de 3 publications, est l’occasion de trouver des réponses concrètes à vos problèmes. Dans cette 2è étape, j’aborderai une thématique que j’intitule « Ecouter son corps ».

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Je dis souvent dans le cadre de mes cours de massage : le stress n’est pas négatif, c’est grâce à lui que nous pouvons solliciter nos muscles. Le stress nous permet donc littéralement d’avancer. En revanche, sans relaxation, son exact opposé, le stress devient toxique et nocif, il peut alors notamment créer de l’insensibilité.

 

Quand le corps s’endort, que les sensations s’engourdissent voir disparaissent, la première étape est déjà de prendre conscience de ce qui est. Ne rien ressentir, c’est ressentir qu’il n’y a rien, et c’est déjà une énorme part du travail qui est fait. Cette réalisation permet d’accueillir ce qui est et d’ouvrir un chemin vers l’avenir. Maintenant que j’ai constaté que je ne sens rien, et que je m’attache à mettre de la paix (voir article précédent proposant une approche pour faire la paix) sur la situation, que puis-je faire ?

 

La prochaine étape consistera donc naturellement à transformer le stress qui s’est accumulé pour permettre au corps de retrouver son mouvement naturel et sa fluidité. L’expression populaire « Le mouvement c’est la vie » nous renvoie au simple fait que bouger nous amène une meilleure circulation, qu’elle soit sanguine, lymphatique ou énergétique. Un blocage quel qu’il soit dans le corps, empêche une bonne circulation et réduit de fait la vitalité et la sensibilité.

 

Quand on ne ressent plus rien au niveau des organes génitaux, le blocage est peut-être à cet endroit précisément, peut-être pas. C’est grâce au mouvement du corps dans son ensemble que l’on pourra commencer à avancer et résoudre la situation. In utero, le mouvement et la perception sensorielle sont intriqués. C’est à partir du mouvement que le cerveau se développe.

 

Partant de ces constats, comment procéder, concrètement ?

 

  • Une première base : s’observer et respirer

6883077908_0d3238bce3_qQuand une tension, un blocage, une gêne, une douleur se présente dans notre corps, la première chose est d’y prêter attention et de ressentir vraiment ce qui est là. Dans le cas d’une tension, il est impressionnant d’observer ce que cela apporte de simplement respirer, en conscience.

En pratique: si la zone dont vous avez besoin de prendre soin se trouve par exemple être votre bas-ventre, essayez de concentrer toute votre attention sur votre bas-ventre et votre souffle. Comme si chaque inspiration que vous faites remplissait votre bas-ventre de lumière et chaque expiration vidait votre bas-ventre de ce qui créé la douleur (tensions physiques, émotions etc). Il est essentiel de rester vraiment dans une attention délicate et douce envers vous-même, et pas dans une attention crispée où il « faut » absolument rester attentif ; vous seriez sinon contre-productif.

 

  • une deuxième base : bouger

Bouger son corps tout en restant à l’écoute de soi-même, voilà tout un challenge. Loin des obligations conventionnelles et des esprits compétitifs qui trouveront toujours le moyen de se pousser à bouger, je vous propose de prendre le temps d’expérimenter le mouvement fluide. J’entends pas là un mouvement qui permet à votre corps de s’exprimer tel qu’il en a besoin à ce moment-là, selon son propre rythme et surtout avec la notion de plaisir en toile de fond.

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En pratique : choisissez une musique qui vous inspire la fluidité à ce moment-là. Choisissez un morceau de tissu, un foulard : quelque chose de fluide. Commencez par faire 3 grandes respirations (attentives et délicates ;-), laissez venir cette sensation de paix qui émerge quand il n’y a plus que le souffle qui compte. Commencez par faire onduler ce voile que vous agitez lentement devant vous puis laissez-vous inspirer par cette fluidité et allez doucement vous-même vers les mouvements qui émergent. Un peu comme si vous laissiez sortir de votre ventre les mouvements de vos bras, de vos jambes et surtout de votre bassin. Votre bassin est au cœur du mouvement que vous produisez. Imaginez que vous êtes une pieuvre majestueuse : des gestes doux et fluides qui partent comme des ondes depuis votre bassin vers l’extérieur. Observez vos pensées sans vous y accrocher en revenant systématiquement à votre respiration, et laissez vous onduler dans la fluidité. Quelque soit le style de musique il est possible d’être dans la fluidité et le calme intérieur.

 

  • une troisième suggestion : explorer

5813985352_ce5a155bb3_qLa sexualité est rarement enseignée sous l’angle du plaisir. Souvent la femme peut avoir la tendance à attendre    que l’homme la satisfasse sans même savoir elle-même ce qu’elle aime et ce qu’elle souhaite. Souvent l’homme aura tendance à agir avec la femme et avec son sexe de la même façon qu’il agirait avec le sien, et ne comprend pas que le résultat ne soit pas à la hauteur de ses attentes. Ces décalages et méconnaissances ajoutés à des difficultés à communiquer créent à force de répétition, des frustrations qui s’accumulent. L’attention n’est alors plus sur la finesse des sensations qui émergent, mais plutôt sur les attentes, les gênes et les non-dits.

Avant de rentrer en relation avec un partenaire, je vous propose une pratique simple, même si elle n’est pas forcément facile, pour retrouver une connexion dans la simplicité avec soi-même, avec son corps et en particulier avec son sexe.

 

En pratique : Installez vous confortablement, couché ou assis, mettez vous en lien avec votre respiration de façon détendue et attentive à la fois. Posez une main sur votre cœur, l’autre sur votre bas ventre, sentez votre souffle aller d’une main à l’autre. La pratique consiste à simplement rester dans l’immobilité, en conscience de la respiration qui circule d’une main à l’autre, et à ressentir ce qu’il se passe dans le corps. Peut-être qu’il n’y a aucune sensation, et c’est ok, osez rester un moment ainsi, avec votre souffle pour accueillir cela. Peut-être que la sensation est localisée sur la zone de contact, là où le toucher se fait. Peut-être que la sensation s’étend ailleurs dans le corps grâce à la respiration.

Le fil rouge de cette pratique est d’une part la respiration, et d’autre part l’observation. Laissez circuler ce qui émerge grâce à votre souffle, n’essayez pas d’attraper les choses elles vous échapperaient…

 

S’observer et respirer, bouger, explorer : 3 pistes pour avancer sur un chemin de redécouverte où les avancées comme les résistances font partie d’un parcours qui mène de toute façon à retrouver son essentiel.

 

Si ces conseils vous touchent mais que vous n’arrivez pas à les mettre en action, si vous sentez que quelque chose cloche dans votre sexualité sans trop savoir quoi, si vous avez l’impression d’avancer dans le brouillard et que la tâche vous semble insurmontable… Si la sexualité vous paraît terne et manquant de vie, que votre désir et votre libido sont quasi inexistants ou alors autre possibilité que vous carburez aux fantasmes pour maintenir votre envie… si vous avez une sensation de vide insatisfaisante…

alors sachez que je vous comprends car je suis allée jusqu’au bord de l’étouffement dans ce fonctionnement. Tout a changé pour moi en partant marcher 1600km à pied sur le chemin de Compostelle, et en me remettant peu à peu, grâce à mes pieds dans la Terre et aux multiples leçons de la vie, à entendre ce que mon corps disait. 70 jours de solitude, avec pour seul souci matériel de subvenir à mes besoins de base m’ont remis les idées en place et de la justesse dans mes priorités. Depuis cette période, je suis en quête de tout ce qui peut me permettre de maintenir et de faire grandir la vie et l’authenticité que j’ai trouvé à l’intérieur de moi, et qui peuvent désormais rayonner dans ma sexualité. Mes lectures, les conférences, les cours que j’ai suivi sont tous des éléments qui viennent faire grandir mes connaissances dans des domaines très variés : la massothérapie, l’anatomie-physiologie, l’acupressure, la médecine chinoise, la tradition ayurvédique, la méditation, le yoga, la sexualité sacrée, le massage abdominal Maya, le Haka… C’est en tirant l’essence de ces enseignements accumulés depuis maintenant 7 ans que j’ai pu en tirer selon moi les éléments déterminants permettant de se remettre en lien avec ses sensations et de trouver de la clarté et de la simplicité dans sa vie sexuelle.

 

Je me propose de vous faire découvrir les outils clés que j’ai identifiés et qui m’ont permis de redécouvrir la sexualité. Ils permettent aujourd’hui aux femmes qui me sollicitent de retrouver la finesse et la délicatesse de leurs ressentis intimes.

 

Je vous présenterai la semaine prochaine le programme Parcours de squaw, la squaw étant pour moi la parfaite représentation d’une femme faisant le lien entre la Terre et le vivant, une femme dans sa justesse et qui s’honore.

 

Vivez ! vivez la merveilleuse vie qui est en vous ! N’en laissez rien perdre ! Cherchez de nouvelles sensations, toujours ! Que rien ne vous effraie….

Le Portrait de Dorian Gray
[ Oscar Wilde ]

 

 

Comment réveiller ses sensations ? 1/3

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Que ressentez-vous lors d’un rapport sexuel ? Vous sentez-vous proche de vos sensations au niveau des organes sexuels ou au contraire avez-vous l’impression d’être comme anesthésié et coupé de ce qu’il s’y passe ? Ressentez-vous une gêne, de la douleur ou un malaise?

 

Les raisons pour lesquelles nos sensations dans les organes sexuels s’endorment ou se figent peuvent être multiples : épisode traumatique, choc émotionnel, conditionnement… Autant de raisons qui font qu’aujourd’hui cette insensibilité peut mener à de grosses difficultés dans la sexualité comme dans la vie de couple.

On peut alors se demander : à qui parler de ce problème ? Comment aborder la chose ? Mon (futur) pa

rtenaire me comprendra-t-il/elle ? et d’ailleurs est-ce vraiment un problème, n’est-ce pas simplement ma réalité ? Peut-être que je peux faire comme si de rien n’était…

 

Et c’est bien là que le bât blesse. Il existe des solutions. A tout âge une femme, un homme, a le droit et sans doute même le devoir de se mettre en route vers ce qu’il/elle est. Son corps est son instrument de base, représentation physique de son essence et de ses particularismes. Si le corps est empêché de s’exprimer par la douleur, la crispation ou tout autre gêne qu’elle soit physiologique ou émotionnelle, alors comment l’essence peut-elle s’exprimer ?

 

Je vous propose une aventure de quelques semaines pour faire le tour de la question, et surtout découvrir des astuces concrètes pour avancer et retrouver le goût de la sensualité et du plaisir dans la sexualité.

J’aborde aujourd’hui pour vous la 1è étape de cette épopée : faire la paix avec son histoire

 

1ère étape : faire la paix avec son histoire

L’histoire est ce qu’elle est, rien ne pourra plus la changer. La renier est une erreur.

Comment construire son identité sans être en lien avec ses racines ? Même si nous ne connaissons pas nos ancêtres, c’est grâce à eux que nous sommes sur Terre et que nous avons la chance de vivre. Les Maoris, peule indigène néo-zélandais, incarnent parfaitement cette idée. Pour eux il est indispensable d’inclure les ancêtres dans tous les gestes de notre quotidien. Il ne s’agit pas d’entretenir une mémoire attachée à de vieux souvenirs,

mais plutôt d’honorer ses origines en montrant de la reconnaissance et de la gratitude pour la vie qui nous a été transmise.

Ojasvin dit « Un arbre pourra pousser très haut s’il a de solides racines, sinon au moindre coup de vent il est par terre ».

En effet, comment construire son histoire de vie sans s’appuyer sur ce qui est derrière nous ? Ouvrir les placards pour laisser les fantômes circuler ne veut pas dire qu’ils vont nous sauter au visage, on peut aussi devenir amis avec eux.

C’est un peu comme avec un enfant, s’il a peur du loup et que vous essayez de le convaincre que le loup n’existe pas, que vous cherchez avec lui pour être sûr que le loup n’est pas sous son lit, vous pouvez être ce

rtain que la vilaine bête reparaîtra tôt ou tard pour le terroriser. En revanche si vous faites en sorte que le loup devienne son copain et que vous le désacralisez, la peur pourra circuler, partir et laisser la place à autre chose.

 

Nos vieux souvenirs sont aussi une raison qui fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui. Nous avons tous à apprendre de nos parcours et il est incontournable de regarder ce qui nous a construit ou du moins de l’accueillir pour pouvoir avancer sereinement.

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Tout ne peut pas être accepté, en revanche tout peut être accueilli. Il est par exemple inacceptable d’avoir été abusé, mais il est possible d’ouvrir son cœur et d’accueillir que oui, c’est bien cela qui s’est passé.

 

Il ne s’agit pas forcément d’identifier exactement tel et tel événement pour comprendre que telle et telle peur ou comportement font désormais partie de notre quotidien. Le pourquoi et le comment importent peu, l’accueil inconditionnel suffit pour permettre à l’émotion de circuler.

 

Etre en paix avec soi-même est l’étape incontournable pour accueillir ce qui est et ce qui a été avec indulgence, et avancer sereinement et légèrement vers l’avenir.

Nous avons trop souvent tendance à pointer ce qui n’est pas assez bien et à dégrader notre propre valeur, alors que c’est en cultivant l’estime de nous-même et un espace d’amour inconditionnel que nous pourrons trouver de la paix intérieure.

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Application concrète :

Si je mesure chaque jour ou chaque semaine quelques actions que j’ai menées à terme et pour lesquelles je reconnais consciemment que je suis satisfaite de moi-même, alors je m’offre une dose d’amour inconditionnel.

Il peut s’agir de très petites choses ou de plus grandes actions : j’ai réussi mon permis de conduire, j’ai fait un beau gâteau, j’ai réussi à dire non à cette situation, j’ai pu pleurer et ça m’a soulagé etc.

La reconnaissance de ces actions devrait passer par au moins une petite action matérielle, histoire de vraiment marquer le coup. Cela peut être très simple tant qu’elle est faite en conscience : allumer une bougie, s’asseoir devant la lune, mettre ses pieds nus dans l’herbe, bref s’offrir quelques minutes de quelque chose qui nous fait très envie et qu’on ne prend pas forcément le temps de faire dans le quotidien (ou du moins pas avec la conscience que l’on s’offre quelque chose).

 

Chacune de ces petites pierres ramassées sur votre route vous permettra à la fois de faire la paix avec votre histoire et d’engranger de la confiance en vous.

 

Dans la 2è étape de notre épopée, j’aborderai le thème : se mettre à l’écoute de son corps.

 

 

Pourquoi et comment parler de sexe ?

Alors que nous sommes tous nés d’un rapport sexuel et que nous sommes tous amenés à l’expérimenter et à l’explorer au cours de notre vie, la sexualité demeure un sujet où les tabous entravent la liberté de s’exprimer avec naturel.

 

2/3 des français, des italiens et des Belges se déclarent satisfaits de leur vie sexuelle. Cependant, 1 personne sur 2 se trouve au moins une fois confrontée au cours de sa vie sexuelle à des difficultés (problème d’absence de désir, difficulté à avoir un orgasme, trouble de l’érection ou trouble de l’éjaculation).

 

Ces difficultés sont partagées à environ 50% avec le partenaire, 15% avec un(e) ami(e), 10% avec un médecin. Environ 25% ne partagent le problème avec personne, soit 1 personne sur 4 ayant des difficultés.

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1. Pourquoi parler de sexe est-il libérateur ?

 

– Un moyen de rompre l’isolement

La sexualité est un univers dans lequel nous sommes extrêmement vulnérables : nous nous mettons à nu, au propre comme au figuré. Un grain de sable dans l’engrenage peut donc vite paraître une montagne si l’on ne trouve pas le moyen de le contourner.

Parler de ses difficultés permet d’accueillir cette part de vulnérabilité que nous avons tous en nous. Et même si ça fait peur pour commencer, on s’aperçoit bien vite que les difficultés sont partagées. N’oubliez pas la statistique : 1 personne sur 2…

 

– Apprendre par le partage d’expériences

La sexualité c’est aussi un espace où l’on se retrouve souvent seul face à ses découvertes, ses ressentis et ses croyances. Qui a bénéficié d’une éducation où la sexualité était un sujet librement discuté ?

Le partage d’expériences, dans le domaine de la sexualité comme ailleurs, nous permet d’apprendre et d’enrichir nos parcours. Sans réel partage, nous ne permettons pas à notre sexualité d’évoluer. Elle reste statique, et comme tout ce qui n’est pas rafraichis et renouvelé, elle devient ennuyante puis finit par s’endormir.

Il existe des forums entiers sur le thème de la sexualité, où tout un chacun vient poser toutes sortes de questions quant à ses difficultés ou expériences sexuelles. Ces échanges sont une chose, mais l’écran, en permettant de maintenir l’anonymat, de « faire écran », évite de se montrer vulnérable et amène à s’enfermer dans un double-jeu : je fais bonne figure dans mon quotidien, et je m’autorise à être vrai devant une machine…

 

Faire tomber les masques, c’est mettre du naturel et de la simplicité dans sa vie et dans ses échanges humains. S’autoriser à se montrer vulnérable, c’est aussi permettre que les difficultés deviennent des cailloux sur lesquels on peut sauter pour traverser la rivière. A l’inverse, maintenir le masque, c’est prendre le risque de se braquer sur le problème et d’en faire un obstacle infranchissable.

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2. Comment parler de sexe

 

– Se jeter à l’eau et oser !

Souvent c’est de franchir le premier pas qui est difficile. S’apercevoir que même si on a osé, la Terre continue de tourner et la plupart du temps l’ouverture que l’on créé est bienvenue, est un soulagement et encourage à recommencer.

 

– Parler vrai et parler de ses ressentis

Se lancer sur le thème de la sexualité peut paraître suffisamment impressionnant pour s’obliger en plus à parler à mots couverts. Parler vrai ne veut pas dire parler cru, mais veut dire parler avec son cœur. Livrer ce que l’on ressent quand c’est facile ou difficile, quand on fait face au désir de son compagnon et que l’on n’en ressent pas soit même ou quand à l’inverse on se retrouve face à un refus après des avances, etc. C’est comment pour moi ? ça me fait quoi ? Et toi as-tu déjà vécu ça ? Comment le traverse-tu ? Qu’est-ce qui t’aide ?

 

– Eviter de rentrer dans les jeux psychologiques

Il est essentiel de se rappeler que l’on est responsable de son propre parcours. Même si l’impression que c’est le partenaire qui est responsable des difficultés sexuelles domine, il est utile de se recentrer et de tirer profit de cette expérience pour pratiquer un petit exercice :

 

En prenant quelques respirations profondes, essayez de mettre toute votre attention sur la zone de votre poitrine/cœur. Quand vous êtes là, laissez émerger la première image qui vous vient, même si elle est saugrenue. Peut-être est-ce un nuage bleu, peut-être un arbre immense, peut-être un petit pois rose… bref, laissez venir.

Quand maintenant une difficulté se présente dans votre sexualité, revenez à cette image et à votre focus sur la zone de la poitine/cœur, restez-là, puis observez ce qui se passe… vous serez souvent étonné de voir que le partenaire ressent ce calme en vous et quelque chose s’apaise dans la situation.

Nota : cet exercice est aussi valable en cas de tensions avec vos enfants 😉

 

¾ des français estiment que les problèmes sexuels ont des conséquences sur leur vie de couple. Qu’en serait-il si on la communication était plus fluide… ?

 

L’amour n’aime pas le déguisement, seules la simplicité et la franchise lui inspirent une douce sécurité.
Mirabeau, Lettre à Sophie Ruffei, le 1er novembre 1777

 

 

 

Source des statistiques : enquête Ifop (Institut français d’opinion publique) de juin 2013 sur la satisfaction sexuelle

Crédits photos: Wiertz Sebastien, Dejan H

 

3 étapes pour s’ouvrir à une nouvelle sexualité

Alors que l’on fait face à nos doutes et que l’on se met en quête de réponses lorsqu’il s’agit de sexualité, la confrontation à de nouvelles réalités et façons de voir les choses peut être déroutante. Les fonctionnements considérés comme acquis et indiscutables jusqu’à présent deviennent soudain des sables mouvants alors que les perspectives qui s’ouvrent peuvent inspirer un vide immense.

Comment faire pour rester serein dans cette ouverture à de nouvelles approches ? Comment rester souple dans ces explorations ?

 

Voici 3 étapes pour y aller en se respectant:

 

4754067458_f145f01c7e_q1. Rester ouvert

Se remettre en question est un phénomène naturel et sain dans la mesure ou il nous permet de réviser nos comportements et d’affirmer ou de modifier nos choix. La remise en question est donc ici une simple mise en pratique de notre capacité à être ouvert d’esprit. S’intéresser à d’autres approches de la sexualité, remplir son « réservoir à idées », laisser des petites graines de nouveauté se planter en nous… autant de façon de nourrir sa curiosité.

On restera vigilent ici à éviter de catégoriser les choses en « blanc » et « noir », mais à laisser rentrer l’information quelle qu’elle soit dans une ouverture de cœur, et à ressentir si oui ou non il y a une attirance pour cette expérimentation ou non.

Rester ouvert, c’est aussi admettre que ce qui n’est pas perçu comme significatif maintenant pourra le devenir demain.

 

2. S’approprier les choses

Explorer, sentir comment c’est pour nous à ce moment de la vie, laisser de côté, mûrir, revenir sur ses pas, goûter et savourer…

Autant de façon de laisser l’information se diffuser à l’intérieur de nous pour qu’elle fasse finalement corps avec ce que nous sommes en tant qu’individu mais aussi en tant que couple.

La sexualité est une affaire qui se joue à 2 et qui nécessite d’abord de s’approprier les choses soit même, puis un « accordage » des instruments que sont les corps. Il est essentiel de laisser les corps se parler et s’ajuster ensemble aux nouvelles possibilités qui s’offrent. Cette proposition de Jacques Ferber intervenant au sein du Sommet de la sexualité hier m’a beaucoup touché : l’homme s’installe confortablement, dans sa puissance, la femme se love contre lui et se laisse aller. Ils ne font rien, ils sont, ils laissent leurs corps s’ajuster, communiquer et s’ouvrir progressivement de cœur à cœur. Quel meilleur moyen de commencer un échange plus intime ?

 

3. Rester souple dans l’expérimentation

 3044675446_0cbb28a901_qNous avons l’habitude d’évoluer dans un monde où les règles et les structures régentent nos comportements. Sous son aspect rassurant, cette réalité amène aussi ses limitations. Par exemple, si j’ai l’habitude que faire l’amour se déroule selon un processus, c’est rassurant, et limitant à la fois, car la place pour la créativité de l’instant est restreinte.

Ainsi rester souple veut dire rester dans une fluidité et un accueil de ce qui est là. Même si je m’ouvre à de nouvelles approches de la sexualité, il se peut que ce jour là je ne le sente pas, ou que ce jour là ce qui est là est très différent de ce que j’ai imaginé, et c’est aussi ok. Il est essentiel de se laisser vivre tout en s’ouvrant. Cela pourrait grossièrement revenir à ne pas se « castrer » pour un homme, et à ne pas essayer de tout contrôler pour une femme.

 

 

L’ouverture d’esprit permet délicatement de s’imprégner de nouvelles visions et pratiques, que l’on pourra peu à peu s’approprier, pour finalement expérimenter tout en souplesse, sans se renier mais en allant avec cette nouvelle saveur.

 

Vos préjugés sont vos fenêtres sur le monde, nettoyez-les de temps en temps ou la lumière n’entrera pas.

Isaac Asimov

 

Crédits photos: y.caradec, Koshyk, justmakeit