Atma Jantzu et énergie sexuelle

Il est des cas où l’on sait pertinemment pourquoi sa sexualité est au point mort, et d’autres où c’est un grand mystère.

 

Le stress, l’accumulation de tensions nous entraîne bien souvent dans cette spirale où l’on se coupe peu à peu du corps. Nous sommes alors absorbés par nos pensées, les milles choses à faire qu’exige notre quotidien et nous oublions complètement de prendre soin de nous y compris de notre vie intime. Notre véhicule, notre corps, est mis de côté au profit de tous les besoins que nous construisons mentalement et qui prennent peu à peu le devant de la scène.

 

Nourrir notre corps, alimenter notre énergie de vie, prendre soin des valeurs qui sont essentielles pour nous devient secondaire et sournoisement nous commençons à agir comme des robots. Le monde dans lequel nous vivons peut vite nous amener à cette forme de « déshumanisation », où l’on finit par perdre le sens de ce que l’on a réellement à faire sur cette planète.

 

Alors comment se reconnecter à sa source de vie, ce flux à l’intérieur de chacun de nous qui sait et qui n’a pas besoin de mentaliser ni d’analyser pour se sentir en harmonie intérieur ? De la même façon, comment se remettre en lien avec son énergie sexuelle de vie, avec son désir, et avec la liberté qui circule en chacun de nous ?

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Certains auront besoin d’aller régulièrement dans la nature, d’autres d’entreprendre un grand voyage pour prendre du recul, d’autres encore de se faire masser régulièrement pour garder le lien avec leur corps et leur essentiel, d’autres encore de faire face à un gros pépin de santé pour mieux mesurer ce qui est vraiment important pour eux…

 

Je souhaite aujourd’hui vous présenter une nouvelle approche que je trouve pleine de sens dans le cadre de cette recherche de fluidité de la circulation d’énergie : il s’agit du Atma Jantzu.

 

Le Atma Jantzu se présente comme « un art de transformation et de méditation aquatique », « un voyage de relaxation profonde en eau chaude ». Cette approche consiste à se laisser porter par l’accompagnant, et à complètement lâcher prise en se laissant aller aux mouvements qu’il impulse sur le corps flottant dans l’eau, amenant à la fois présence et état méditatif. Le contact avec l’eau chaude permet de se reconnecter avec la période prénatale où toutes les conditions étaient réunies pour notre bien-être. Le Atma Jantzu nous aligne ainsi avec notre essence profonde, nous libère des conditionnements, des blocages émotionnels, des traumatismes et du stress. Dans l’eau tout s’ouvre, tout devient fluide, l’essentiel voit le jour.

 

En quoi le Atma Jantzu peut avoir un effet sur l’énergie sexuelle ?

Par le contact avec l’eau et l’intention du thérapeute d’être pleinement dans le mouvement juste et spontané que le corps qu’il guide appelle, l’Atma Jantzu est une approche pleine de vie. Elle ne consiste pas à reproduire une série de mouvements codifiés, mais surtout à laisser être ce qui doit se libérer, ce qui doit bouger. L’eau appelle la vie, les mouvements spontanés également. Ce mélange unique amène une plus grande liberté et fluidité intérieure, englobant le corps dans son ensemble, y compris dans le bassin et le sexe qui sont souvent largement comprimés et figés par le stress et les tensions.

En ramenant de la circulation et du drainage dans le bassin, on favorise une meilleure circulation sanguine, lymphatique et énergétique dans le corps dans son ensemble, ainsi qu’une plus grande cohésion entre le haut et le bas du corps.

 

Pour aller plus loin, je vous invite à regarder ces vidéos qui en disent plus long que de beaux discours : http://keepcoolman.wix.com/atma-janzu#!blank-6/cdst

 

A très bientôt, peut-être pour un cours de Atma?!

A la rencontre de mon orchidée

 

Je souhaite aujourd’hui vous partager une expérience que j’ai vécu, et qui m’a profondément touché : j’ai expérimenté le projet vulve proposé par Nathalie Uhlmann.

J’ai appris de façon assez naturelle par les femmes de ma lignée que mon sexe allait me servir à avoir des enfants. J’ai appris qu’il fallait qu’il soit propre, et qu’il me servait à uriner, j’ai aussi appris que je devais aller le faire contrôler de temps en temps chez un gynécologue.

Ensuite j’ai appris qu’il pouvait me donner du plaisir en découvrant la masturbation. Mais comme je n’ai jamais eu l’information par les personnes qui m’ont guidé dans la vie que mon sexe allait aussi me permettre de ressentir du plaisir, comme ma mère pouvait en ressentir avec mon père, et bien j’ai développé de la honte.

J’ai mesuré une fois adulte qu’il était essentiel que les petites filles apprennent dès leur très jeune âge que leur sexe leur servait à avoir du plaisir, ainsi elles sont en paix avec cette notion dès la base de leur construction (pour aller plus loin : Danièle Flaumenbaum, « Femme désirée, femme désirante »).

 

Mais alors il me manquait encore un pan essentiel a l’existence et à la vie dans mon sexe : celui de la conscience de sa présence un point c’est tout.

Jusqu’à présent je pouvais sentir mon sexe dans le cadre de la sexualité, lors de ma toilette, de façon souvent désagréable chez le gynécologue, je pouvais le sentir en portant et en focalisant mon attention dessus, mais qu’en était-il le reste du temps… ? Une forme de vide… rien… le néant….

Je n’avais pas encore reconnu mon sexe comme un organe à part entière, de la même façon que mes cheveux et mes yeux ont été reconnus. Mon sexe était un espace intime, secret, et certainement un peu taboo que je ne connaissais pas… j’ai donc construit dessus une image qui s’inspirait de ce que j’ai pu glâner au fur et à mesure de mon parcours : des images entraperçues dans un magazine ou un film X, des images déconnectées de la réalité, où le sexe des hommes est parfait s’il est grand et épais, et celui des femmes s’il est petit, lisse et sans poils.

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Le projet Vulve

C’est là que le projet de Nathalie a fait tout son sens pour moi. Sa proposition : se mettre en relation avec son bassin et son sexe par des pratiques de méditation et trouver un chemin à l’intérieur de soi pour se révéler et offrir son sexe à l’objectif d’un appareil photo. L’idée n’est certainement pas de passer en force, de fermer les yeux et d’écarter les cuisses en se coupant de ses sensations comme j’ai souvent pu le faire chez le gynécologue. Bien au contraire, j’ai pu trouver le fil qui me lie à mon sexe de moi à moi, là où se trouve ma plus grande vulnérabilité, et sentir physiquement et avec délicatesse que je peux maintenir ce fil même si je me montre et me révèle.

Par son accompagnement, sa présence rassurante et délicatement encourageante, Nathalie a su me guider pour dépasser mes limites, sortir de ma zone de confort et m’offrir ce beau cadeau.

J’ai trouvé dans cette expérience l’image d’une fleur d’orchidée, pleinement épanouie sur l’espace de mon sexe. Cette fleur me permet d’être en lien avec mon sexe dans toutes les situations de la vie quotidienne. Dès que j’y pense, c’est un lien délicat, une présence légère qui se manifeste. J’ai la sensation que cette expérience m’amène une dimension exploratoire de mon corps et de mon sexe qui englobe tout ce que j’ai pu sentir jusqu’à présent. Désormais, il ne s’agit plus de forcer ou de focaliser l’attention pour sentir le vivant, mais simplement de laisser fleurir ce qui est : entre mes jambes, un univers de délicatesse qui m’inonde de douceur.

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Deuxième étape : le visionnage des photos.

Le projet ne s’arrête pas là. Ces photos sont le résultat précieux de mon cheminement, et marquent cette étape charnière de mon parcours. Mais si je m’arrête là, je me retrouve face aux clichés et j’ai 2 options : soit je trouve les images belles, soit je les trouve laides. N’ayant quasi aucune représentation de ce que mon sexe rend quand il s’ouvre, mon imagination se charge du reste, et compare à ce qui est ma référence à savoir des images tirées des médias et inspirées des croyances collectives.

 

Alors Nathalie m’invite dans un premier temps à visualiser une série de photos d’autres vulves, et pour chacune elle me conte l’histoire de la femme qui est derrière. L’une est ménopausée et n’a jamais fait l’amour, l’autre a eu 4 enfants et se retrouve après s’être totalement oubliée pendant des années, une autre a vécu des abus sexuels… et alors la magie opère : je mesure par l’image combien ces sexes racontent une histoire. Je mesure que je ne les trouve ni laids ni beaux, mais qu’ils attisent simplement une grande curiosité mêlée de beaucoup de respect pour oser se révéler comme ils le font. Désormais quand je découvre une nouvelle photo, je me dis : qu’a-t-elle donc vécu ? Qu’est ce que ce sexe raconte ? Quelle est sa singularité à elle ?

 

Chaque vulve est unique, comme chaque femme est unique, comme chaque humain sur Terre, il apporte une coloration indispensable pour former le grand arc en ciel que nous sommes tous ensemble.

 

En hommage à toutes les vulves de la Terre 😉

 

 

 

Stress vs Etincelle de joie & sexualité

Joie 3 La joie, cette petite étincelle qui se niche au fond du ventre, dans le coeur ou dans tout le corps et qui nous donne du plaisir. Cette émotion qui nous amène une ouverture et une capacité à vivre la vie en la croquant pleinement. Cette capacité à regarder la vie avec des yeux d’enfant et à jouir de ce qui est, au présent.

Quand avez-vous ressenti une étincelle de joie la dernière fois? Pensez-vous qu’il faille de grandes choses pour atteindre cet état? J’expérimente au contraire que cet état est présent et disponible en nous à tout instant.

 

Essayez seulement:

Installez vous confortablement, assis de préférence, le dos bien droit, les pieds bien à plat au sol. Commencez par imaginer des racines qui partent depuis sous vos pieds et votre sacrum et qui s’enfoncent dans la Terre. Elles traversent les croûtes terrestres, s’enfoncent dans les profondeurs, vont s’accrocher autour du noyau de la Terre. Sentez l’énergie de la Terre qui remonte par vos racines, puis vos jambes et votre colonne pour envahir votre corps. Puis imaginez un fil qui tire le sommet de votre crâne vers le ciel. Vous êtes entre ces deux pôles: les racines et le fil, la colonne bien droite. Maintenant remettez-vous en lien avec un souvenir magnifique, un moment parfait pour vous, un espace-temps irréprochable, laissez ce souvenir s’installer, revenir à vous sous tous ses aspects: les sons, les odeurs, les présences, les contacts, les images. Prenez le temps de savourer cela, et maintenant prenez conscience de comment c’est dans votre corps à cet instant: que se passe-t-il? comment vous sentez-vous? Pensez-vous que cela puisse s’appeler de la joie…?!

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Je vois aujourd’hui la sexualité comme un espace joyeux, de partage et de plaisir mais ce ne fut pas toujours le cas. Comment se sentir en éveil et en désir, autrement dit dans un état d’ouverture et de disponibilité, si la joie est une sensation que nous ne savons pas atteindre en autonomie? C’est un constat qui fut difficile pour moi, de mesurer à quel point j’étais éteinte à l’intérieur, uniquement centré sur ce qui se jouait dans mon mental et incapable de voir et de ressentir la joie dans mon corps. Alors je recherchais dans la sexualité des sensations fortes, et elles seules me ramenaient à mon corps et au pétillant, qui, je le découvrais à posterori, est en fait là en permanence.

Quand le corps est remis sous la lumière de notre attention, on s’aperçoit qu’il nous envoie des centaines de signaux à chaque instant. Le stress, la tension permanente, des modes de vie à 100 à l’heure, nous coupent de tout cela. Nous sommes amenés à fonctionner sur un mode d’action en permanence, il faut faire ceci et cela. En revanche s’accorder de la détente, du temps pour soi, prendre soin de soi et de son féminin ne sont pas mis à l’honneur. On y attribue plutôt le jugement de valeurs « ne rien faire ». On a alors le choix entre faire, et être reconnu pour cela, ou ne rien faire. Et si on pouvait plutôt s’accorder d’osciller entre faire et être? Entre l’action et le ressenti?

Le stress n’est pas forcément négatif, c’est un moteur et un moyen d’avancer dans notre vie en sortant de notre zone de confort. Il a simplement besoin d’être soulagé de manière équivalente par à un état de détente et de relâche.

Etre capable de vivre dans cette oscillation entre des moments de grande intensité où l’action et la réflexion sont au coeur de nos préoccupations, et des fenêtres où l’on se recentre à l’intérieur de soi, voilà un moyen de trouver de l’harmonie dans sa vie tout comme dans sa sexualité.

JoieAujourd’hui j’invite les personnes que j’accompagne au travers de mes soins à se remettre en lien avec leur corps et avec les sensations qui s’y jouent. Et bien souvent la joie et le pétillement sont à portée de main, juste derrière le filtre du  mental qui nous mobilise ailleurs que là où le joie se manifeste. C’est ensuite un chemin de ré-éducation, où l’on entraîne le fait de remettre les priorités là où elles nous sont bénéfiques. On s’habitue à écouter et à faire de la place pour ce qui est agréable dans notre corps, plutôt qu’à se laisser envahir inconsciemment par les tensions et le stress.

 

De la joie pure jaillit toute création. Par la joie elle est soutenue, vers la joie elle se dirige et à la joie elle retourne. »

Proverbe sanskrit.

 

Et vous, quels sont vos chemins pour cultiver la joie dans votre quotidien?

 

 

 

Prendre soin de soi pour une sexualité harmonieuse

La vie nous est donnée et notre mission est d’en prendre soin, de prendre soin de nous. Quand nous dérogeons à cette règle nous tombons malade, nous épuisons et perdons le sens et le goût de la vie.

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Prendre soin de soi, c’est aussi se permettre d’être pleinement disponible à l’autre dans la sexualité. Si je ne satisfais pas à mes propres besoins, je vais attendre de l’autre qu’il le fasse à ma place. Alors c’est un peu comme une prise d’otage : j’exige de lui qu’il sache me combler, là ou je suis quelque part déficiente vis à vis de moi-même.

 

Le compagnon pourra alors ressentir de la pression en voulant être ultra-performant ou l’envie de fuir pour ne pas avoir à vivre cela. Cet échange tout en lourdeurs se passe souvent sans échange de mots, sans réelle conscience, mais avec le ressenti profond que quelque chose ne va pas. Souvent la femme ne se sentira pas suffisamment honorée, et l’homme ne sachant pas comment s’y prendre ira très/trop vite ou refusera tout simplement l’acte sexuel.

 

Prendre soin de soi, comment?

Prendre soin de soi ce n’est pas nécessairement s’offrir quelque chose de cher, et qui exige beaucoup de temps. Prendre soin de soi, c’est apprendre à ouvrir les portes de son cœur et à savourer la délicatesse de chaque instant. C’est savoir prendre le temps d’être attentif aux subtilités de ce que la vie nous amène et qui nous touchent.

Pour trouver des pistes pour prendre soin de vous et savoir vers quoi orienter votre attention, ces questions peuvent vous aider :

 

Qu’est ce qui est important pour vous en ce moment ? Qu’est ce qui vous nourrit ? En quoi vous sentez-vous créatif ? Qu’est ce qui peut vous faire oublier le temps et le reste du monde ?

Appuyez vous sur vos 5 sens, il est facile de trouver par leur intermédiaire des actions simples. Par exemple, sentir une fleur ou une épice, goûter à un met délicat, contempler une photo ou un paysage, apprécier le contact d’un tissu sous vos doigts, écouter une musique …

 

Prendre soin de soi 4Quand je suis attentive à provoquer ces instants où je peux savourer quelque chose d’essentiel pour moi, alors je me nourris et je satisfais à mes propres besoins. Voici quelques exemples qui parlent de moi et de mes valeurs : aller marcher dans la nature et m’emplir de toutes les odeurs, contempler un feu, observer mon cycle de femme.

 

Prendre soin de soi, pourquoi ?

Si je n’écoute pas ces besoins que sont les miens d’être par exemple en contact avec la nature, c’est comme si je me coupais d’une part de moi. Je deviens comme une plante qui a soif : je me rabougris, je m’assèche. Je suis alors prête à tout absorber pour apaiser ma soif, mais le problème c’est qu’il n’y a que l’eau de ma propre source qui puisse me contenter. Si j’essaie d’aller vers mon compagnon pour qu’il me donne de l’eau de sa source, et bien elle ne me contentera pas, elle ne me nourrira pas comme j’en ai besoin, je resterai sèche. Je vais continuer de me ratatiner et je vais m’accrocher à lui de plus en plus dans l’espoir qu’il me donne à boire, même s’il ne pourra jamais le faire à ma place !

 

J’ai besoin d’aller boire à ma propre source : aller dans la forêt, observer la lune, faire un feu, marcher pieds nus dans l’herbe… peu importe… Ce qui compte là c’est que je suis ce qui me vient intuitivement et que je suis autonome dans mon processus. Je n’ai pas besoin que l’on m’emmène me promener en forêt, non je sais que j’en ai besoin et je me prends en charge au moment où c’est là.

 

Et dans la sexualité ?

En se retrouvant dans la situation où votre compagnon fuit les échanges intimes ou est insatisfaisant selon vous dans la sexualité, 2 attitudes sont possible :

  • la première consistera à « s’obstiner » en demandant des comptes au partenaire, voir en remettant en question la relation, et à ruminer la tristesse et/ou la frustration,
  • le deuxième consistera à regarder les choses en face et à admettre que le problème trouve son origine en vous, et que votre compagnon n’est en rien responsable de ce qui vous bouleverse. En faisant ce constat, la verbalisation de ce qui se joue en vous sera précieuse pour votre compagnon. Cela lui permettra de sentir que subtilement c’est comme si la pression commençait déjà à se lever de ses épaules : en effet vous vous prenez en charge !

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Cela pourrait donner quelque chose comme :

« je suis frustrée j’ai l’impression que tu n’es pas à l’écoute de moi, comme si tu ne sentais pas ce dont j’ai besoin. Ça va trop vite je ne suis pas prête, ça me fait peur, je suis triste, j’ai envie que ce soit différent. 

Maintenant j’ai besoin de prendre un temps pour moi et je reviendrai vers toi quand ça ira mieux. »

 

Et que faire pendant ce temps pour vous ? Vous nourrir ! Trouver une action qui est faisable dans l’instant et qui vous permettra de prendre soin de vos valeurs, de ce qui est important voir essentiel pour vous !

Il y a fort à parier que vous reviendrez à votre compagnon différente, plus sereine et disponible à l’échange. Il y a aussi de fortes chances pour que vous ayez alors un recul bien plus grand sur la situation qui au préalable vous apparaissait intolérable.

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S’il fallait prendre soin de sa santé comme on prend soin de se divertir alors on ne serait jamais malade. François Gervais

 

 

 

Comment nourrir son intimité?

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Comment parvenir à une sexualité libre et respectueuse de soi-même, une sexualité où l’on sait prendre le temps de préparer son corps et si besoin de dire non, une sexualité enfin où l’on peut convoquer son désir à volonté?

La première étape vers cela est de prendre en compte notre sexe et de lui porter de l’attention, y compris en dehors de la sexualité. Cette espace de notre intimité est souvent cloisonné à ses seules fonctions sexuelles, hors c’est aussi un espace de notre corps qui a besoin de présence. Notre sexe, tout comme notre dos, notre ventre ou nos pieds est une zone de notre corps dans lequel circule notre énergie de vie. Retrouver de la fluidité de circulation dans son sexe et son bassin, c’est réactiver un « pont » entre le haut et le bas de son corps, c’est aussi remettre de l’harmonie dans son corps en entier.

La sexualité respectueuse vient bien sur nourrir cet espace de notre intimité, mais il y a aussi des pistes à explorer en toute autonomie.

Voici un possible, partagé cette fois-ci sous format audio…

Belle découverte 😉

 

Pour écouter ou mettre sur pause, cliquer sur le carré blanc à gauche de la barre de lecture (durée 3min50):

 

 

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« Marcher, c’est prendre le temps de vivre, de regarder, d’ouvrir ses sens à la diversité et de sentir les minutes et les heures glisser sur la peau. Quand le corps accepte sa peine, respiration et mouvement s’allient, libérant ainsi la pensée qui toute entière s’enveloppe du présent ».

(Julie Baudin et David Ducoin, Zanskar intime)

 

Au creux de l’intimité se nichent des mémoires

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Le corps garde la mémoire de toutes nos expériences, y compris celles des générations précédentes. Cela explique que nous avons parfois des comportements qui ne sont plus adaptés à nos modes de vie, mais qui restent profondément ancrés à l’intérieur de nous, sans que l’on ne sache d’où ils viennent. Par exemple dans une famille dans laquelle les ancêtres ont souffert de la famine, il restera toujours une peur de manquer, qui pourra se traduire très concrètement par une peur de manquer d’argent – et qui sera souvent encore présente même si la personne gagne bien sa vie.

 

Pour en venir à notre intimité, la situation est la même. Une situation de non respect, d’abus, d’inceste ou de viol laisse des traces, une mémoire dans le corps. Tant que cette mémoire n’est pas libérée, elle continuera de se transmettre de génération en génération.

Concrètement cela peut se traduire par des crispations dans le vagin, des inflammations inexpliquées, des infections à répétition… autant de situations que la science aura bien souvent beaucoup de mal à expliquer et à dissiper.

 

Des solutions ?

En l’état actuel de mes explorations, et en tant que femme, j’ai identifié 2 moyens qui permettent d’avancer de soi à soi sur le chemin de la transformation des mémoires de l’intimité : l’œuf de yoni et le massage.

Le principe de ces pratiques n’est pas d’oublier les mémoires enfouies, et encore moins de revivre les évènements traumatiques, mais bien de les libérer, de les laisser circuler.

C’est comme une émotion : si j’ai peur et que je ne pense qu’à ma peur, je me fige, j’arrête de bouger, ma respiration est courte, c’est comme si j’arrêtais de vivre. En revanche si j’ai peur et que je regarde ma peur en continuant de respirer, alors la peur peut peut-être rester présente, comme un garde-fou, mais elle n’est plus en première ligne à me boucher les perspectives, je continue de vivre.

 

Les mémoires de notre intimité sont souvent inconscientes, et bien souvent il n’est pas utile de connaître exactement leur nature. La situation est telle qu’elle est aujourd’hui, et c’est avec ce bagage que la vie peut se poursuivre. En allant creuser le pourquoi du comment, c’est un peu comme si on savait mieux ce qu’il y a dans le bagage. Pour certains c’est indispensable, mais c’est alors seulement le mental qui se nourrit. Il est important de trouver du sens à sa problématique, mais pas forcément de l’expliquer. C’est en ouvrant des perspectives, et en réapprenant des ressentis positifs que l’on peut continuer d’avancer avec un bagage rendu le plus léger possible. Les références passées ne sont alors plus limitantes, mais deviennent de simples repères permettant de continuer d’apprendre.

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Le contenu des mémoires est le matériau qui fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à cela que nous avons pu évoluer et apprendre, comme des références face aux expériences de la vie. Il n’y a donc rien à jeter, mais plutôt à transformer pour que ce qui était lourd et pesant devienne source d’évolution et de lumière.

 

Aujourd’hui, un très grand nombre de femmes se questionnent sur leur sexualité, doutent, cherchent des réponses… Que ce soit en France, en Italie ou en Belgique, au moins une personne sur deux déclare avoir déjà rencontré au cours de sa vie sexuelle un problème d’absence de désir ou de difficulté à trouver du plaisir (statistique Ifop).

Nous avons cet instinct naturel de vouloir avancer et trouver des pistes pour continuer de cheminer vers l’harmonie. Cet élan de vie qui se manifeste de la sorte est à chérir et à honorer, n’oublions surtout pas de regarder les petits pas que nous faisons, même s’ils sont imparfaits, incomplets et pas encore aboutis. Plutôt que de mettre la loupe là où nous n’y arrivons pas encore, reconnaître ces petits pas est une manière de s’apporter de l’apaisement.

 

« Il n’y a que deux façons de vivre sa vie ; penser que rien n’est un miracle ou penser que tout est un miracle. »

Albert Einstein

Renouveau et sexualité, la paire indissociable?

 

La sexualité peut-elle être un constant renouvellement ou la routine est-elle inéluctable ?

Est-il utile et/ou indispensable d’en venir au visionnage de films porno, à l’achat de lingerie sexy ou de sex toys, ou encore au libertinage pour que la sexualité du couple continue d’être vivante même après des années de vie commune ?

Et s’il était possible de vivre une sexualité simple, riche et sans apparat, au sein d’un couple fidèle tout en résistant à l’épreuve du temps ?

Et si plutôt que de chercher à maintenir de la vie dans la sexualité par des apports extérieurs, il suffisait de nourrir la flamme à l’intérieur de chacun de nous ? Et si la clef de tout cela était de réussir à animer son enfant intérieur et sa joie de vivre ?

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Une tâche simple peut sembler tout à fait quelconque si l’on n’y est pas du tout présent, très pesante si on la prend à contre-pied, ou enrichissante si on choisit de la vivre pleinement. Ainsi en accueillant d’une situation qu’elle est telle qu’elle est, et que de toute façon nous allons la traverser, on ose sauter dans l’inconnu et vivre l’expérience telle qu’elle se présente. Notre enfant intérieur, avec son émerveillement permanent et son plaisir dans toutes les choses simples, nous guide vers notre capacité à savourer ce qui est.

 

Aller vers cela dans la sexualité c’est peut-être vivre la même chose que celle que l’on a la sensation d’avoir déjà vécu des centaines de fois, et pourtant d’identifier qu’elle est différente : vous êtes une personne en changement perpétuel, votre partenaire également, votre échange l’est donc forcément aussi.

Pour résumer : il n’est pas nécessaire de changer grand chose, ni de devenir un adepte de telle ou telle technique pour vivre une sexualité enrichissante et épanouissante.

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Cependant, pour amorcer un changement là où le couple peut se sentir au pied du mur, ou quand la sensation d’avoir besoin de neuf est très forte, une première étape pour amorcer le changement peut donc consister à se fixer des rendez-vous. Ceux-ci pourront être l’occasion de vous proposez mutuellement d’explorer telle ou telle nouvelle approche en posant clairement vos intentions. Il pourra s’agir d’un massage, d’une pénétration immobile, d’une position particulière, d’une pénétration sans érection, etc. Poser son intention peut vouloir dire pour une femme par exemple qu’elle souhaite que le rendez-vous soit un temps lors duquel il n’y aura pas de pénétration.

 

Mais alors comment faire si justement ce jour-là vous n’aviez pas d’inspiration pour proposer quelque chose de neuf ? Et si le fait d’avoir à proposer quelque chose était même un élément bloquant pour vous ?

 

226697274_09801bd2ed_qAlors pourquoi ne pas essayer d’être le plus possible avec votre enfant intérieur, à savoir le plus présent possible, afin d’explorer ce qui est là ? En allant vers une exploration où c’est l’instant que l’on choisit d’observer, il n’y a rien de neuf à faire, mais simplement de la présence à cultiver pour percevoir réellement ce qui est.

 

Comment faire concrètement :

 

Commencez par vous connecter pleinement à vous-même. Sans reliance préalable de vous à vous, il sera impossible de vous connecter à quoi que ce soit d’autre autour. Pour cela, rien de plus simple : respirez ! inspirez et expirez avec toute votre attention sur vos narines, sentez ce qui est là et c’est tout. Observez quand des pensées viennent et laissez-les partir avec votre souffle, restez simplement présent au souffle.

Entrez en rapport avec votre partenaire en lui offrant toute votre attention. Pour cela, le regard est un moyen direct et efficace : regardez-vous mutuellement ou à tour de rôle avec cet émerveillement de l’enfant qui découvre quelque chose de nouveau. Découvrez-vous tel que vous êtes ce jour-là, osez voir et être vus en toute simplicité. Explorez ce que vous n’aviez jamais vu, sans jugement, simplement dans l’observation.

Poursuivez votre échange amoureux selon ce principe de l’émerveillement. Comme si chaque caresse, chaque regard et chaque sensation était une expérience totalement nouvelle. Vivez ce moment comme si tout était inconnu et que vous sautiez à pieds joints dans cette découverte de l’autre et avec l’autre à chaque instant. Observez le rythme de votre découverte, et identifiez : est-il plus rapide ? plus lent qu’à l’accoutumée ?

 

2417111120_592903f503_qEn savourant ainsi la simple réalité, il n’y a plus besoin de fantasmes ni d’accessoires pour vivre l’instant intensément. Apprendre à apprécier ces instants de réalité dans le quotidien est un moyen de se rapprocher de la richesse de ce que les expériences de la vie peuvent nous apporter. Il n’y a pas besoin de mettre en œuvre de grands processus pour qu’une rencontre amoureuse soit un instant unique, mais simplement à savoir identifier ce qui en fait un instant unique pour l’apprécier à sa juste mesure.

 

«Il y a deux jours dans une année où l’on ne peut rien faire. Ils s’appellent hier et demain. Pour le moment, aujourd’hui est le jour idéal pour aimer, croire, faire et principalement vivre» – Dalaï Lama

 

Comment réveiller ses sensations 2/3

Si la notion d’insensibilité, de gêne, de douleur ou de mal-être au niveau des organes génitaux dans le cadre notamment de la sexualité vous parle, cet article, faisant partie d’une suite de 3 publications, est l’occasion de trouver des réponses concrètes à vos problèmes. Dans cette 2è étape, j’aborderai une thématique que j’intitule « Ecouter son corps ».

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Je dis souvent dans le cadre de mes cours de massage : le stress n’est pas négatif, c’est grâce à lui que nous pouvons solliciter nos muscles. Le stress nous permet donc littéralement d’avancer. En revanche, sans relaxation, son exact opposé, le stress devient toxique et nocif, il peut alors notamment créer de l’insensibilité.

 

Quand le corps s’endort, que les sensations s’engourdissent voir disparaissent, la première étape est déjà de prendre conscience de ce qui est. Ne rien ressentir, c’est ressentir qu’il n’y a rien, et c’est déjà une énorme part du travail qui est fait. Cette réalisation permet d’accueillir ce qui est et d’ouvrir un chemin vers l’avenir. Maintenant que j’ai constaté que je ne sens rien, et que je m’attache à mettre de la paix (voir article précédent proposant une approche pour faire la paix) sur la situation, que puis-je faire ?

 

La prochaine étape consistera donc naturellement à transformer le stress qui s’est accumulé pour permettre au corps de retrouver son mouvement naturel et sa fluidité. L’expression populaire « Le mouvement c’est la vie » nous renvoie au simple fait que bouger nous amène une meilleure circulation, qu’elle soit sanguine, lymphatique ou énergétique. Un blocage quel qu’il soit dans le corps, empêche une bonne circulation et réduit de fait la vitalité et la sensibilité.

 

Quand on ne ressent plus rien au niveau des organes génitaux, le blocage est peut-être à cet endroit précisément, peut-être pas. C’est grâce au mouvement du corps dans son ensemble que l’on pourra commencer à avancer et résoudre la situation. In utero, le mouvement et la perception sensorielle sont intriqués. C’est à partir du mouvement que le cerveau se développe.

 

Partant de ces constats, comment procéder, concrètement ?

 

  • Une première base : s’observer et respirer

6883077908_0d3238bce3_qQuand une tension, un blocage, une gêne, une douleur se présente dans notre corps, la première chose est d’y prêter attention et de ressentir vraiment ce qui est là. Dans le cas d’une tension, il est impressionnant d’observer ce que cela apporte de simplement respirer, en conscience.

En pratique: si la zone dont vous avez besoin de prendre soin se trouve par exemple être votre bas-ventre, essayez de concentrer toute votre attention sur votre bas-ventre et votre souffle. Comme si chaque inspiration que vous faites remplissait votre bas-ventre de lumière et chaque expiration vidait votre bas-ventre de ce qui créé la douleur (tensions physiques, émotions etc). Il est essentiel de rester vraiment dans une attention délicate et douce envers vous-même, et pas dans une attention crispée où il « faut » absolument rester attentif ; vous seriez sinon contre-productif.

 

  • une deuxième base : bouger

Bouger son corps tout en restant à l’écoute de soi-même, voilà tout un challenge. Loin des obligations conventionnelles et des esprits compétitifs qui trouveront toujours le moyen de se pousser à bouger, je vous propose de prendre le temps d’expérimenter le mouvement fluide. J’entends pas là un mouvement qui permet à votre corps de s’exprimer tel qu’il en a besoin à ce moment-là, selon son propre rythme et surtout avec la notion de plaisir en toile de fond.

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En pratique : choisissez une musique qui vous inspire la fluidité à ce moment-là. Choisissez un morceau de tissu, un foulard : quelque chose de fluide. Commencez par faire 3 grandes respirations (attentives et délicates ;-), laissez venir cette sensation de paix qui émerge quand il n’y a plus que le souffle qui compte. Commencez par faire onduler ce voile que vous agitez lentement devant vous puis laissez-vous inspirer par cette fluidité et allez doucement vous-même vers les mouvements qui émergent. Un peu comme si vous laissiez sortir de votre ventre les mouvements de vos bras, de vos jambes et surtout de votre bassin. Votre bassin est au cœur du mouvement que vous produisez. Imaginez que vous êtes une pieuvre majestueuse : des gestes doux et fluides qui partent comme des ondes depuis votre bassin vers l’extérieur. Observez vos pensées sans vous y accrocher en revenant systématiquement à votre respiration, et laissez vous onduler dans la fluidité. Quelque soit le style de musique il est possible d’être dans la fluidité et le calme intérieur.

 

  • une troisième suggestion : explorer

5813985352_ce5a155bb3_qLa sexualité est rarement enseignée sous l’angle du plaisir. Souvent la femme peut avoir la tendance à attendre    que l’homme la satisfasse sans même savoir elle-même ce qu’elle aime et ce qu’elle souhaite. Souvent l’homme aura tendance à agir avec la femme et avec son sexe de la même façon qu’il agirait avec le sien, et ne comprend pas que le résultat ne soit pas à la hauteur de ses attentes. Ces décalages et méconnaissances ajoutés à des difficultés à communiquer créent à force de répétition, des frustrations qui s’accumulent. L’attention n’est alors plus sur la finesse des sensations qui émergent, mais plutôt sur les attentes, les gênes et les non-dits.

Avant de rentrer en relation avec un partenaire, je vous propose une pratique simple, même si elle n’est pas forcément facile, pour retrouver une connexion dans la simplicité avec soi-même, avec son corps et en particulier avec son sexe.

 

En pratique : Installez vous confortablement, couché ou assis, mettez vous en lien avec votre respiration de façon détendue et attentive à la fois. Posez une main sur votre cœur, l’autre sur votre bas ventre, sentez votre souffle aller d’une main à l’autre. La pratique consiste à simplement rester dans l’immobilité, en conscience de la respiration qui circule d’une main à l’autre, et à ressentir ce qu’il se passe dans le corps. Peut-être qu’il n’y a aucune sensation, et c’est ok, osez rester un moment ainsi, avec votre souffle pour accueillir cela. Peut-être que la sensation est localisée sur la zone de contact, là où le toucher se fait. Peut-être que la sensation s’étend ailleurs dans le corps grâce à la respiration.

Le fil rouge de cette pratique est d’une part la respiration, et d’autre part l’observation. Laissez circuler ce qui émerge grâce à votre souffle, n’essayez pas d’attraper les choses elles vous échapperaient…

 

S’observer et respirer, bouger, explorer : 3 pistes pour avancer sur un chemin de redécouverte où les avancées comme les résistances font partie d’un parcours qui mène de toute façon à retrouver son essentiel.

 

Si ces conseils vous touchent mais que vous n’arrivez pas à les mettre en action, si vous sentez que quelque chose cloche dans votre sexualité sans trop savoir quoi, si vous avez l’impression d’avancer dans le brouillard et que la tâche vous semble insurmontable… Si la sexualité vous paraît terne et manquant de vie, que votre désir et votre libido sont quasi inexistants ou alors autre possibilité que vous carburez aux fantasmes pour maintenir votre envie… si vous avez une sensation de vide insatisfaisante…

alors sachez que je vous comprends car je suis allée jusqu’au bord de l’étouffement dans ce fonctionnement. Tout a changé pour moi en partant marcher 1600km à pied sur le chemin de Compostelle, et en me remettant peu à peu, grâce à mes pieds dans la Terre et aux multiples leçons de la vie, à entendre ce que mon corps disait. 70 jours de solitude, avec pour seul souci matériel de subvenir à mes besoins de base m’ont remis les idées en place et de la justesse dans mes priorités. Depuis cette période, je suis en quête de tout ce qui peut me permettre de maintenir et de faire grandir la vie et l’authenticité que j’ai trouvé à l’intérieur de moi, et qui peuvent désormais rayonner dans ma sexualité. Mes lectures, les conférences, les cours que j’ai suivi sont tous des éléments qui viennent faire grandir mes connaissances dans des domaines très variés : la massothérapie, l’anatomie-physiologie, l’acupressure, la médecine chinoise, la tradition ayurvédique, la méditation, le yoga, la sexualité sacrée, le massage abdominal Maya, le Haka… C’est en tirant l’essence de ces enseignements accumulés depuis maintenant 7 ans que j’ai pu en tirer selon moi les éléments déterminants permettant de se remettre en lien avec ses sensations et de trouver de la clarté et de la simplicité dans sa vie sexuelle.

 

Je me propose de vous faire découvrir les outils clés que j’ai identifiés et qui m’ont permis de redécouvrir la sexualité. Ils permettent aujourd’hui aux femmes qui me sollicitent de retrouver la finesse et la délicatesse de leurs ressentis intimes.

 

Je vous présenterai la semaine prochaine le programme Parcours de squaw, la squaw étant pour moi la parfaite représentation d’une femme faisant le lien entre la Terre et le vivant, une femme dans sa justesse et qui s’honore.

 

Vivez ! vivez la merveilleuse vie qui est en vous ! N’en laissez rien perdre ! Cherchez de nouvelles sensations, toujours ! Que rien ne vous effraie….

Le Portrait de Dorian Gray
[ Oscar Wilde ]

 

 

Comment réveiller ses sensations ? 1/3

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Que ressentez-vous lors d’un rapport sexuel ? Vous sentez-vous proche de vos sensations au niveau des organes sexuels ou au contraire avez-vous l’impression d’être comme anesthésié et coupé de ce qu’il s’y passe ? Ressentez-vous une gêne, de la douleur ou un malaise?

 

Les raisons pour lesquelles nos sensations dans les organes sexuels s’endorment ou se figent peuvent être multiples : épisode traumatique, choc émotionnel, conditionnement… Autant de raisons qui font qu’aujourd’hui cette insensibilité peut mener à de grosses difficultés dans la sexualité comme dans la vie de couple.

On peut alors se demander : à qui parler de ce problème ? Comment aborder la chose ? Mon (futur) pa

rtenaire me comprendra-t-il/elle ? et d’ailleurs est-ce vraiment un problème, n’est-ce pas simplement ma réalité ? Peut-être que je peux faire comme si de rien n’était…

 

Et c’est bien là que le bât blesse. Il existe des solutions. A tout âge une femme, un homme, a le droit et sans doute même le devoir de se mettre en route vers ce qu’il/elle est. Son corps est son instrument de base, représentation physique de son essence et de ses particularismes. Si le corps est empêché de s’exprimer par la douleur, la crispation ou tout autre gêne qu’elle soit physiologique ou émotionnelle, alors comment l’essence peut-elle s’exprimer ?

 

Je vous propose une aventure de quelques semaines pour faire le tour de la question, et surtout découvrir des astuces concrètes pour avancer et retrouver le goût de la sensualité et du plaisir dans la sexualité.

J’aborde aujourd’hui pour vous la 1è étape de cette épopée : faire la paix avec son histoire

 

1ère étape : faire la paix avec son histoire

L’histoire est ce qu’elle est, rien ne pourra plus la changer. La renier est une erreur.

Comment construire son identité sans être en lien avec ses racines ? Même si nous ne connaissons pas nos ancêtres, c’est grâce à eux que nous sommes sur Terre et que nous avons la chance de vivre. Les Maoris, peule indigène néo-zélandais, incarnent parfaitement cette idée. Pour eux il est indispensable d’inclure les ancêtres dans tous les gestes de notre quotidien. Il ne s’agit pas d’entretenir une mémoire attachée à de vieux souvenirs,

mais plutôt d’honorer ses origines en montrant de la reconnaissance et de la gratitude pour la vie qui nous a été transmise.

Ojasvin dit « Un arbre pourra pousser très haut s’il a de solides racines, sinon au moindre coup de vent il est par terre ».

En effet, comment construire son histoire de vie sans s’appuyer sur ce qui est derrière nous ? Ouvrir les placards pour laisser les fantômes circuler ne veut pas dire qu’ils vont nous sauter au visage, on peut aussi devenir amis avec eux.

C’est un peu comme avec un enfant, s’il a peur du loup et que vous essayez de le convaincre que le loup n’existe pas, que vous cherchez avec lui pour être sûr que le loup n’est pas sous son lit, vous pouvez être ce

rtain que la vilaine bête reparaîtra tôt ou tard pour le terroriser. En revanche si vous faites en sorte que le loup devienne son copain et que vous le désacralisez, la peur pourra circuler, partir et laisser la place à autre chose.

 

Nos vieux souvenirs sont aussi une raison qui fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui. Nous avons tous à apprendre de nos parcours et il est incontournable de regarder ce qui nous a construit ou du moins de l’accueillir pour pouvoir avancer sereinement.

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Tout ne peut pas être accepté, en revanche tout peut être accueilli. Il est par exemple inacceptable d’avoir été abusé, mais il est possible d’ouvrir son cœur et d’accueillir que oui, c’est bien cela qui s’est passé.

 

Il ne s’agit pas forcément d’identifier exactement tel et tel événement pour comprendre que telle et telle peur ou comportement font désormais partie de notre quotidien. Le pourquoi et le comment importent peu, l’accueil inconditionnel suffit pour permettre à l’émotion de circuler.

 

Etre en paix avec soi-même est l’étape incontournable pour accueillir ce qui est et ce qui a été avec indulgence, et avancer sereinement et légèrement vers l’avenir.

Nous avons trop souvent tendance à pointer ce qui n’est pas assez bien et à dégrader notre propre valeur, alors que c’est en cultivant l’estime de nous-même et un espace d’amour inconditionnel que nous pourrons trouver de la paix intérieure.

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Application concrète :

Si je mesure chaque jour ou chaque semaine quelques actions que j’ai menées à terme et pour lesquelles je reconnais consciemment que je suis satisfaite de moi-même, alors je m’offre une dose d’amour inconditionnel.

Il peut s’agir de très petites choses ou de plus grandes actions : j’ai réussi mon permis de conduire, j’ai fait un beau gâteau, j’ai réussi à dire non à cette situation, j’ai pu pleurer et ça m’a soulagé etc.

La reconnaissance de ces actions devrait passer par au moins une petite action matérielle, histoire de vraiment marquer le coup. Cela peut être très simple tant qu’elle est faite en conscience : allumer une bougie, s’asseoir devant la lune, mettre ses pieds nus dans l’herbe, bref s’offrir quelques minutes de quelque chose qui nous fait très envie et qu’on ne prend pas forcément le temps de faire dans le quotidien (ou du moins pas avec la conscience que l’on s’offre quelque chose).

 

Chacune de ces petites pierres ramassées sur votre route vous permettra à la fois de faire la paix avec votre histoire et d’engranger de la confiance en vous.

 

Dans la 2è étape de notre épopée, j’aborderai le thème : se mettre à l’écoute de son corps.

 

 

La pulsion sexuelle masculine

8053096918_e9daa17ac8_qIl m’a été donné la chance d’entendre des hommes confier la façon dont ils vivent avec leurs pulsions sexuelles. Ce fut une découverte gigantesque et très touchante pour moi de mesurer à quel point les pulsions sont une souffrance, vécue qui plus est dans la solitude. Je découvrais alors un aspect de la vie des hommes que je ne soupçonnais pas, dont je n’avais jamais entendu parler de façon si directe et si poignante.

 

Quand l’énergie de vie s’exprime, sa puissance est considérable et incontrôlable. Si le corps est libre, fluide, que les émotions circulent, et que le mental est à sa juste place, alors l’énergie de vie apporte un flux continu se manifestant par de la vitalité et de la joie.

En revanche si l’énergie de vie est contrainte par des tensions physiques, émotionnelles ou mentales, cette puissance naturelle qui doit malgré tout circuler se manifestera sous la forme de pulsions. Un élan de vie incontrôlable, qui doit sortir, quoi qu’il advienne.

 

La pulsion sexuelle est de cet ordre : quand l’énergie sexuelle de vie ne peut pas circuler librement, elle se manifeste par des envies subites, inopinées et irrépressibles de sexe, que l’homme peut avoir beaucoup de mal à gérer. Les seuls moyens dont l’homme dispose alors pour faire face à cela sont simples :

  • faire l’amour,
  • se masturber,
  • ou réprimer l’envie en se coupant de ses sensations (par exemple en faisant beaucoup de sport, ou en travaillant beaucoup)

 

17907447215_e2af91a1ae_qJ’ai été particulièrement marquée par le désarroi de ces hommes face à ce fait qu’ils vivaient comme une fatalité et qui était source de souffrance, leur vie étant quelque part « organisée » en fonction de ces pulsions. Une fatalité telle, qu’il semblait même inutile d’en parler car en parlant de cette souffrance, l’homme se met dans une grande vulnérabilité, avec en plus la sensation d’être dans une impasse.

 

Un besoin de sexe créé par la pulsion est autre chose qu’une envie de faire l’amour, et cela était aussi quelque chose de délicat et douloureux pour l’homme dans son rapport à la femme.

Quand l’homme s’ouvre à d’autres façons de faire l’amour, il peut commencer à sentir que cette approche dictée par le besoin ne l’aide pas à rencontrer sa compagne dans les meilleures conditions. Elle le souhaite disponible à expérimenter quelque chose, prêt à vivre une rencontre où peut-être même il n’y aura pas de pénétration. Et lui souffre de cette pulsion qui le conduit à avoir l’envie fixe de se soulager.

 

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Accueillir que quand l’énergie de vie n’est pas contrainte, la pulsion n’a plus lieu d’être. Si la tête, le cœur et le corps sont alignés, la circulation est libre

En pratique comment s’aligner ?

De façon ponctuelle, en lien avec sa respiration, se poser les questions :

« c’est comment maintenant dans mon corps ? »

puis « quelle image me vient spontanément ? »,

puis « ça me fait quoi d’observer ça ? »

Respirer.

 

Apprendre à faire de la place pour une nouvelle forme de sexualité, qui n’est plus dictée par les pulsions

En pratique : se donner des rdv pour expérimenter d’autres formes de sexualité, où les intentions sont clairement posées au début des rencontres. Peut-être que le souhait sera qu’il n’y ait pas de pénétration, ou que l’échange n’aille pas vers l’excitation, ou que les partenaires partagent au fur et à mesure leurs ressentis…

 

Oser créer sa vie et savourer l’auto-plaisir

Créer sa vie c’est oser se lancer dans l’inconnu, accueillir que l’on ne sait pas complètement qui l’on est, et que l’on ne connaît pas vraiment son environnement. En osant aller vers de nouvelles rencontres, de nouvelles activités, de nouveaux lieux et en le vivant positivement, on ouvre les cadres qui limitent habituellement dans la capacité à avoir du plaisir dans tous les instants de la vie. Il n’y a pas à ressentir la vie d’une certaine manière mais à la vivre à sa manière.

En ouvrant ces espaces d’incertitude et de joie ce sont aussi des tensions et des freins qui se lèvent, et l’énergie de vie trouve la place de circuler plus librement.

 

L’appel de la nouveauté est pulsion de vie. Quand ce sentiment fait défaut – prison, maladie, habitude, stupidité – on voudrait mourir.

Cesare Pavese, Le métier de vivre (1952)