Renouveau et sexualité, la paire indissociable?

 

La sexualité peut-elle être un constant renouvellement ou la routine est-elle inéluctable ?

Est-il utile et/ou indispensable d’en venir au visionnage de films porno, à l’achat de lingerie sexy ou de sex toys, ou encore au libertinage pour que la sexualité du couple continue d’être vivante même après des années de vie commune ?

Et s’il était possible de vivre une sexualité simple, riche et sans apparat, au sein d’un couple fidèle tout en résistant à l’épreuve du temps ?

Et si plutôt que de chercher à maintenir de la vie dans la sexualité par des apports extérieurs, il suffisait de nourrir la flamme à l’intérieur de chacun de nous ? Et si la clef de tout cela était de réussir à animer son enfant intérieur et sa joie de vivre ?

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Une tâche simple peut sembler tout à fait quelconque si l’on n’y est pas du tout présent, très pesante si on la prend à contre-pied, ou enrichissante si on choisit de la vivre pleinement. Ainsi en accueillant d’une situation qu’elle est telle qu’elle est, et que de toute façon nous allons la traverser, on ose sauter dans l’inconnu et vivre l’expérience telle qu’elle se présente. Notre enfant intérieur, avec son émerveillement permanent et son plaisir dans toutes les choses simples, nous guide vers notre capacité à savourer ce qui est.

 

Aller vers cela dans la sexualité c’est peut-être vivre la même chose que celle que l’on a la sensation d’avoir déjà vécu des centaines de fois, et pourtant d’identifier qu’elle est différente : vous êtes une personne en changement perpétuel, votre partenaire également, votre échange l’est donc forcément aussi.

Pour résumer : il n’est pas nécessaire de changer grand chose, ni de devenir un adepte de telle ou telle technique pour vivre une sexualité enrichissante et épanouissante.

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Cependant, pour amorcer un changement là où le couple peut se sentir au pied du mur, ou quand la sensation d’avoir besoin de neuf est très forte, une première étape pour amorcer le changement peut donc consister à se fixer des rendez-vous. Ceux-ci pourront être l’occasion de vous proposez mutuellement d’explorer telle ou telle nouvelle approche en posant clairement vos intentions. Il pourra s’agir d’un massage, d’une pénétration immobile, d’une position particulière, d’une pénétration sans érection, etc. Poser son intention peut vouloir dire pour une femme par exemple qu’elle souhaite que le rendez-vous soit un temps lors duquel il n’y aura pas de pénétration.

 

Mais alors comment faire si justement ce jour-là vous n’aviez pas d’inspiration pour proposer quelque chose de neuf ? Et si le fait d’avoir à proposer quelque chose était même un élément bloquant pour vous ?

 

226697274_09801bd2ed_qAlors pourquoi ne pas essayer d’être le plus possible avec votre enfant intérieur, à savoir le plus présent possible, afin d’explorer ce qui est là ? En allant vers une exploration où c’est l’instant que l’on choisit d’observer, il n’y a rien de neuf à faire, mais simplement de la présence à cultiver pour percevoir réellement ce qui est.

 

Comment faire concrètement :

 

Commencez par vous connecter pleinement à vous-même. Sans reliance préalable de vous à vous, il sera impossible de vous connecter à quoi que ce soit d’autre autour. Pour cela, rien de plus simple : respirez ! inspirez et expirez avec toute votre attention sur vos narines, sentez ce qui est là et c’est tout. Observez quand des pensées viennent et laissez-les partir avec votre souffle, restez simplement présent au souffle.

Entrez en rapport avec votre partenaire en lui offrant toute votre attention. Pour cela, le regard est un moyen direct et efficace : regardez-vous mutuellement ou à tour de rôle avec cet émerveillement de l’enfant qui découvre quelque chose de nouveau. Découvrez-vous tel que vous êtes ce jour-là, osez voir et être vus en toute simplicité. Explorez ce que vous n’aviez jamais vu, sans jugement, simplement dans l’observation.

Poursuivez votre échange amoureux selon ce principe de l’émerveillement. Comme si chaque caresse, chaque regard et chaque sensation était une expérience totalement nouvelle. Vivez ce moment comme si tout était inconnu et que vous sautiez à pieds joints dans cette découverte de l’autre et avec l’autre à chaque instant. Observez le rythme de votre découverte, et identifiez : est-il plus rapide ? plus lent qu’à l’accoutumée ?

 

2417111120_592903f503_qEn savourant ainsi la simple réalité, il n’y a plus besoin de fantasmes ni d’accessoires pour vivre l’instant intensément. Apprendre à apprécier ces instants de réalité dans le quotidien est un moyen de se rapprocher de la richesse de ce que les expériences de la vie peuvent nous apporter. Il n’y a pas besoin de mettre en œuvre de grands processus pour qu’une rencontre amoureuse soit un instant unique, mais simplement à savoir identifier ce qui en fait un instant unique pour l’apprécier à sa juste mesure.

 

«Il y a deux jours dans une année où l’on ne peut rien faire. Ils s’appellent hier et demain. Pour le moment, aujourd’hui est le jour idéal pour aimer, croire, faire et principalement vivre» – Dalaï Lama

 

Comment réveiller ses sensations avec le Parcours de squaw (3/3)

Nous avons évoqué dans les 2 articles précédents certaines astuces concrètes pour se remettre en lien avec ses sensations à l’attention de toutes celles et ceux qui se sentent insensibles ou coupés de leurs propres sensations sexuelles.

 

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Il est désormais temps pour moi de vous proposer d’aller plus loin. En effet, je m’aperçois de par mon expérience que ce travail de « reconquête » de son corps est un cheminement sur le long terme qui nécessite une implication personnelle et aussi bien souvent un soutien actif dans le temps.

S’ouvrir à soi-même peut sembler tout à fait vertigineux, et je suis toujours honorée et touchée de voir les femmes qui me sollicitent avoir le courage de se redécouvrir et de reprendre en main leur vie sexuelle.

 

 

Ainsi, pour toutes celles qui comme elles veulent retrouver le chemin de la vitalité sexuelle, j’ai conçu un programme intitulé « Parcours de squaw ».

 

Le parcours de squaw s’adresse à toutes les femmes qui se sentent distantes voir coupées de leurs sensations intimes ou de leur désir et qui souhaitent trouver des solutions pour aller de l’avant. Ce voyage progressif propose la redécouverte des sensations dans le corps et dans le sexe de façon à la fois puissante et délicate.

 

Répartie en 6 étapes selon une approche novatrice mêlant une partie à distance et une autre en présentiel, cette plongée vers la profondeur de votre univers intérieur vous accompagne vers l’autonomie.

 

Voici un aperçu de ces étapes :

1è étape du parcours, à la rencontre de sa source de vie

Cette étape marque la pierre de votre entrée dans votre univers intérieur et vous permet de découvrir des moyens concrets d’y retourner en toute autonomie.

 

  • Pour trouver de la joie même quand tout semble aller mal
  • Pour avoir de l’énergie quand vous en avez besoin car vous aurez appris à mobiliser votre potentiel et à l’augmenter
  • Pour trouver de l’autonomie et ne plus avoir besoin de l’entourage pour aller mieux

 

2è étape du parcours, connexion à ses sens et ouverture du chemin du corps

Vous découvrirez au cours de cette étape combien vous avez à portée de main en permanence la possibilité de vous relier à la richesse de votre monde intérieur.

 

  • Pour se sentir pleinement ici et maintenant et remettre à leur juste place les ruminations de votre mental
  • Pour apprendre des moyens simples de lever des tensions dans son corps
  • Pour se réapproprier sa géographie intérieure : reprendre contact avec son corps, comprendre ce que les sens peuvent nous apporter

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3è étape du parcours, l’heure de l’intégration corporelle

Cette étape charnière est celle qui permettra à votre corps de pleinement intégrer les transformations et les découvertes mises à jour.

 

  • Pour permettre au corps d’intégrer les sensations qui se lèvent
  • Pour libérer les tensions physiques
  • Pour retrouver le naturel et l’émerveillement et amplifier le chemin d’ouverture dans le corps
  • Pour identifier des moyens concrets de rester au centre de soi-même et de ne plus se laisser embarquer par les problèmes

 

4è étape du parcours, quand les 5 sens nous amènent à la rencontre des sensations dans le bassin, l’utérus et le sexe

Cette étape vous permet de contacter votre intimité et d’apprendre à la nourrir de façon autonome en dehors de la sexualité.

 

  • Pour recontacter des sensations dans votre bassin, et votre sexe de façon ludique et créative
  • Pour retrouver la liberté d’oser en parler à vos sœurs, à votre mère, aux femmes de votre tribu de façon vraie et directe
  • Pour découvrir un moyen de vous sentir en sécurité quoiqu’il advienne
  • Pour réactiver une sexualité qui vous parle

 

5è étape du parcours, où vous prenez un temps qui vous est dédié pour explorer vos sensations en toute autonomie

Cette étape vous invite à prendre rendez-vous avec vous-même pour savourer vos accomplissements et vous permettre d’aller explorer plus loin vos sensations intimes. Nous faisons un point en fin de séance pour mesurer vos avancées.

 

  • Pour intégrer pleinement les notions mises à jour
  • Pour identifier ce dont vous avez besoin pour prendre soin de vous
  • Pour sentir combien vous êtes déjà capable de fonctionner en toute autonomie

 

6è étape, pour un retour aux sources

Cette étape située environ 2 mois après 5è étape permet de se replonger dans le bain des notions mises à jour.

 

  • Pour maintenir son cap et se sentir épaulée dans son voyage sur le long terme
  • Pour amplifier et approfondir l’utilisation des outils mis en place au début du voyage
  • Pour soutenir et développer l’ouverture qui se créé dans les sensations corporelles

 

Modalités pratiques :

Les étapes 1, 2, 4, 5 et 6 dureront entre 1h et 1h30 selon les séances et se feront par l’intermédiaire de Skype afin de bénéficier des supports audio et vidéo qui permettent une grande interactivité.

La séance 3 aura lieu à Lyon, Paris ou Fribourg-Suisse et durera 2h30 au total sous forme de massage. Elle sera l’occasion de vous permettre de trouver des repères dans votre corps pour intégrer pleinement le changement.

Les séances sont toutes individuelles et personnalisées. La fréquence préconisée entre les 5 premières étapes se situe entre 2 et 3 semaines.

 

Durée de l’offre, prix et modalités de paiement:

Afin de me permettre d’être pleinement disponible aux femmes qui s’inscrivent, l’offre ne sera ouverte que 2 fois par année. Elle est valable à compter d’aujourd’hui 16 août 2015 et pour une durée de 2 semaines à savoir jusqu’au 30 août 2015.

 

Le prix du programme Parcours de squaw incluant 5 séances par Skype et 1 séance de massage de 2h30 selon une approche individualisée est de 600CHF ou 570EUR TTC pour cette première édition.

Ce montant est réglable en 1 à 3 fois sans frais : la première avant le premier rendez-vous puis une fois par mois aux mêmes dates.

 

Ma garantie satisfaction:

Il est essentiel pour moi que chaque cliente ressorte satisfaite des programmes que je propose. Si 3 semaines après la signature de votre contrat et le début de votre programme Parcours de Squaw vous n’étiez pas satisfaite, je vous rembourserai votre investissement intégralement. Pour cela il suffira de m’écrire un email m’exposant votre demande.

 

Pour prendre du temps pour vous, pour vous relier à ce que vous avez de plus précieux, Osez le Parcours de squaw!

Pour en savoir plus ou avoir de plus amples informations, merci de me contacter via la page « contact » sur ce blog.

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« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas »

Lao Tseu

 

 

Comment réveiller ses sensations 2/3

Si la notion d’insensibilité, de gêne, de douleur ou de mal-être au niveau des organes génitaux dans le cadre notamment de la sexualité vous parle, cet article, faisant partie d’une suite de 3 publications, est l’occasion de trouver des réponses concrètes à vos problèmes. Dans cette 2è étape, j’aborderai une thématique que j’intitule « Ecouter son corps ».

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Je dis souvent dans le cadre de mes cours de massage : le stress n’est pas négatif, c’est grâce à lui que nous pouvons solliciter nos muscles. Le stress nous permet donc littéralement d’avancer. En revanche, sans relaxation, son exact opposé, le stress devient toxique et nocif, il peut alors notamment créer de l’insensibilité.

 

Quand le corps s’endort, que les sensations s’engourdissent voir disparaissent, la première étape est déjà de prendre conscience de ce qui est. Ne rien ressentir, c’est ressentir qu’il n’y a rien, et c’est déjà une énorme part du travail qui est fait. Cette réalisation permet d’accueillir ce qui est et d’ouvrir un chemin vers l’avenir. Maintenant que j’ai constaté que je ne sens rien, et que je m’attache à mettre de la paix (voir article précédent proposant une approche pour faire la paix) sur la situation, que puis-je faire ?

 

La prochaine étape consistera donc naturellement à transformer le stress qui s’est accumulé pour permettre au corps de retrouver son mouvement naturel et sa fluidité. L’expression populaire « Le mouvement c’est la vie » nous renvoie au simple fait que bouger nous amène une meilleure circulation, qu’elle soit sanguine, lymphatique ou énergétique. Un blocage quel qu’il soit dans le corps, empêche une bonne circulation et réduit de fait la vitalité et la sensibilité.

 

Quand on ne ressent plus rien au niveau des organes génitaux, le blocage est peut-être à cet endroit précisément, peut-être pas. C’est grâce au mouvement du corps dans son ensemble que l’on pourra commencer à avancer et résoudre la situation. In utero, le mouvement et la perception sensorielle sont intriqués. C’est à partir du mouvement que le cerveau se développe.

 

Partant de ces constats, comment procéder, concrètement ?

 

  • Une première base : s’observer et respirer

6883077908_0d3238bce3_qQuand une tension, un blocage, une gêne, une douleur se présente dans notre corps, la première chose est d’y prêter attention et de ressentir vraiment ce qui est là. Dans le cas d’une tension, il est impressionnant d’observer ce que cela apporte de simplement respirer, en conscience.

En pratique: si la zone dont vous avez besoin de prendre soin se trouve par exemple être votre bas-ventre, essayez de concentrer toute votre attention sur votre bas-ventre et votre souffle. Comme si chaque inspiration que vous faites remplissait votre bas-ventre de lumière et chaque expiration vidait votre bas-ventre de ce qui créé la douleur (tensions physiques, émotions etc). Il est essentiel de rester vraiment dans une attention délicate et douce envers vous-même, et pas dans une attention crispée où il « faut » absolument rester attentif ; vous seriez sinon contre-productif.

 

  • une deuxième base : bouger

Bouger son corps tout en restant à l’écoute de soi-même, voilà tout un challenge. Loin des obligations conventionnelles et des esprits compétitifs qui trouveront toujours le moyen de se pousser à bouger, je vous propose de prendre le temps d’expérimenter le mouvement fluide. J’entends pas là un mouvement qui permet à votre corps de s’exprimer tel qu’il en a besoin à ce moment-là, selon son propre rythme et surtout avec la notion de plaisir en toile de fond.

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En pratique : choisissez une musique qui vous inspire la fluidité à ce moment-là. Choisissez un morceau de tissu, un foulard : quelque chose de fluide. Commencez par faire 3 grandes respirations (attentives et délicates ;-), laissez venir cette sensation de paix qui émerge quand il n’y a plus que le souffle qui compte. Commencez par faire onduler ce voile que vous agitez lentement devant vous puis laissez-vous inspirer par cette fluidité et allez doucement vous-même vers les mouvements qui émergent. Un peu comme si vous laissiez sortir de votre ventre les mouvements de vos bras, de vos jambes et surtout de votre bassin. Votre bassin est au cœur du mouvement que vous produisez. Imaginez que vous êtes une pieuvre majestueuse : des gestes doux et fluides qui partent comme des ondes depuis votre bassin vers l’extérieur. Observez vos pensées sans vous y accrocher en revenant systématiquement à votre respiration, et laissez vous onduler dans la fluidité. Quelque soit le style de musique il est possible d’être dans la fluidité et le calme intérieur.

 

  • une troisième suggestion : explorer

5813985352_ce5a155bb3_qLa sexualité est rarement enseignée sous l’angle du plaisir. Souvent la femme peut avoir la tendance à attendre    que l’homme la satisfasse sans même savoir elle-même ce qu’elle aime et ce qu’elle souhaite. Souvent l’homme aura tendance à agir avec la femme et avec son sexe de la même façon qu’il agirait avec le sien, et ne comprend pas que le résultat ne soit pas à la hauteur de ses attentes. Ces décalages et méconnaissances ajoutés à des difficultés à communiquer créent à force de répétition, des frustrations qui s’accumulent. L’attention n’est alors plus sur la finesse des sensations qui émergent, mais plutôt sur les attentes, les gênes et les non-dits.

Avant de rentrer en relation avec un partenaire, je vous propose une pratique simple, même si elle n’est pas forcément facile, pour retrouver une connexion dans la simplicité avec soi-même, avec son corps et en particulier avec son sexe.

 

En pratique : Installez vous confortablement, couché ou assis, mettez vous en lien avec votre respiration de façon détendue et attentive à la fois. Posez une main sur votre cœur, l’autre sur votre bas ventre, sentez votre souffle aller d’une main à l’autre. La pratique consiste à simplement rester dans l’immobilité, en conscience de la respiration qui circule d’une main à l’autre, et à ressentir ce qu’il se passe dans le corps. Peut-être qu’il n’y a aucune sensation, et c’est ok, osez rester un moment ainsi, avec votre souffle pour accueillir cela. Peut-être que la sensation est localisée sur la zone de contact, là où le toucher se fait. Peut-être que la sensation s’étend ailleurs dans le corps grâce à la respiration.

Le fil rouge de cette pratique est d’une part la respiration, et d’autre part l’observation. Laissez circuler ce qui émerge grâce à votre souffle, n’essayez pas d’attraper les choses elles vous échapperaient…

 

S’observer et respirer, bouger, explorer : 3 pistes pour avancer sur un chemin de redécouverte où les avancées comme les résistances font partie d’un parcours qui mène de toute façon à retrouver son essentiel.

 

Si ces conseils vous touchent mais que vous n’arrivez pas à les mettre en action, si vous sentez que quelque chose cloche dans votre sexualité sans trop savoir quoi, si vous avez l’impression d’avancer dans le brouillard et que la tâche vous semble insurmontable… Si la sexualité vous paraît terne et manquant de vie, que votre désir et votre libido sont quasi inexistants ou alors autre possibilité que vous carburez aux fantasmes pour maintenir votre envie… si vous avez une sensation de vide insatisfaisante…

alors sachez que je vous comprends car je suis allée jusqu’au bord de l’étouffement dans ce fonctionnement. Tout a changé pour moi en partant marcher 1600km à pied sur le chemin de Compostelle, et en me remettant peu à peu, grâce à mes pieds dans la Terre et aux multiples leçons de la vie, à entendre ce que mon corps disait. 70 jours de solitude, avec pour seul souci matériel de subvenir à mes besoins de base m’ont remis les idées en place et de la justesse dans mes priorités. Depuis cette période, je suis en quête de tout ce qui peut me permettre de maintenir et de faire grandir la vie et l’authenticité que j’ai trouvé à l’intérieur de moi, et qui peuvent désormais rayonner dans ma sexualité. Mes lectures, les conférences, les cours que j’ai suivi sont tous des éléments qui viennent faire grandir mes connaissances dans des domaines très variés : la massothérapie, l’anatomie-physiologie, l’acupressure, la médecine chinoise, la tradition ayurvédique, la méditation, le yoga, la sexualité sacrée, le massage abdominal Maya, le Haka… C’est en tirant l’essence de ces enseignements accumulés depuis maintenant 7 ans que j’ai pu en tirer selon moi les éléments déterminants permettant de se remettre en lien avec ses sensations et de trouver de la clarté et de la simplicité dans sa vie sexuelle.

 

Je me propose de vous faire découvrir les outils clés que j’ai identifiés et qui m’ont permis de redécouvrir la sexualité. Ils permettent aujourd’hui aux femmes qui me sollicitent de retrouver la finesse et la délicatesse de leurs ressentis intimes.

 

Je vous présenterai la semaine prochaine le programme Parcours de squaw, la squaw étant pour moi la parfaite représentation d’une femme faisant le lien entre la Terre et le vivant, une femme dans sa justesse et qui s’honore.

 

Vivez ! vivez la merveilleuse vie qui est en vous ! N’en laissez rien perdre ! Cherchez de nouvelles sensations, toujours ! Que rien ne vous effraie….

Le Portrait de Dorian Gray
[ Oscar Wilde ]

 

 

Comment réveiller ses sensations ? 1/3

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Que ressentez-vous lors d’un rapport sexuel ? Vous sentez-vous proche de vos sensations au niveau des organes sexuels ou au contraire avez-vous l’impression d’être comme anesthésié et coupé de ce qu’il s’y passe ? Ressentez-vous une gêne, de la douleur ou un malaise?

 

Les raisons pour lesquelles nos sensations dans les organes sexuels s’endorment ou se figent peuvent être multiples : épisode traumatique, choc émotionnel, conditionnement… Autant de raisons qui font qu’aujourd’hui cette insensibilité peut mener à de grosses difficultés dans la sexualité comme dans la vie de couple.

On peut alors se demander : à qui parler de ce problème ? Comment aborder la chose ? Mon (futur) pa

rtenaire me comprendra-t-il/elle ? et d’ailleurs est-ce vraiment un problème, n’est-ce pas simplement ma réalité ? Peut-être que je peux faire comme si de rien n’était…

 

Et c’est bien là que le bât blesse. Il existe des solutions. A tout âge une femme, un homme, a le droit et sans doute même le devoir de se mettre en route vers ce qu’il/elle est. Son corps est son instrument de base, représentation physique de son essence et de ses particularismes. Si le corps est empêché de s’exprimer par la douleur, la crispation ou tout autre gêne qu’elle soit physiologique ou émotionnelle, alors comment l’essence peut-elle s’exprimer ?

 

Je vous propose une aventure de quelques semaines pour faire le tour de la question, et surtout découvrir des astuces concrètes pour avancer et retrouver le goût de la sensualité et du plaisir dans la sexualité.

J’aborde aujourd’hui pour vous la 1è étape de cette épopée : faire la paix avec son histoire

 

1ère étape : faire la paix avec son histoire

L’histoire est ce qu’elle est, rien ne pourra plus la changer. La renier est une erreur.

Comment construire son identité sans être en lien avec ses racines ? Même si nous ne connaissons pas nos ancêtres, c’est grâce à eux que nous sommes sur Terre et que nous avons la chance de vivre. Les Maoris, peule indigène néo-zélandais, incarnent parfaitement cette idée. Pour eux il est indispensable d’inclure les ancêtres dans tous les gestes de notre quotidien. Il ne s’agit pas d’entretenir une mémoire attachée à de vieux souvenirs,

mais plutôt d’honorer ses origines en montrant de la reconnaissance et de la gratitude pour la vie qui nous a été transmise.

Ojasvin dit « Un arbre pourra pousser très haut s’il a de solides racines, sinon au moindre coup de vent il est par terre ».

En effet, comment construire son histoire de vie sans s’appuyer sur ce qui est derrière nous ? Ouvrir les placards pour laisser les fantômes circuler ne veut pas dire qu’ils vont nous sauter au visage, on peut aussi devenir amis avec eux.

C’est un peu comme avec un enfant, s’il a peur du loup et que vous essayez de le convaincre que le loup n’existe pas, que vous cherchez avec lui pour être sûr que le loup n’est pas sous son lit, vous pouvez être ce

rtain que la vilaine bête reparaîtra tôt ou tard pour le terroriser. En revanche si vous faites en sorte que le loup devienne son copain et que vous le désacralisez, la peur pourra circuler, partir et laisser la place à autre chose.

 

Nos vieux souvenirs sont aussi une raison qui fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui. Nous avons tous à apprendre de nos parcours et il est incontournable de regarder ce qui nous a construit ou du moins de l’accueillir pour pouvoir avancer sereinement.

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Tout ne peut pas être accepté, en revanche tout peut être accueilli. Il est par exemple inacceptable d’avoir été abusé, mais il est possible d’ouvrir son cœur et d’accueillir que oui, c’est bien cela qui s’est passé.

 

Il ne s’agit pas forcément d’identifier exactement tel et tel événement pour comprendre que telle et telle peur ou comportement font désormais partie de notre quotidien. Le pourquoi et le comment importent peu, l’accueil inconditionnel suffit pour permettre à l’émotion de circuler.

 

Etre en paix avec soi-même est l’étape incontournable pour accueillir ce qui est et ce qui a été avec indulgence, et avancer sereinement et légèrement vers l’avenir.

Nous avons trop souvent tendance à pointer ce qui n’est pas assez bien et à dégrader notre propre valeur, alors que c’est en cultivant l’estime de nous-même et un espace d’amour inconditionnel que nous pourrons trouver de la paix intérieure.

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Application concrète :

Si je mesure chaque jour ou chaque semaine quelques actions que j’ai menées à terme et pour lesquelles je reconnais consciemment que je suis satisfaite de moi-même, alors je m’offre une dose d’amour inconditionnel.

Il peut s’agir de très petites choses ou de plus grandes actions : j’ai réussi mon permis de conduire, j’ai fait un beau gâteau, j’ai réussi à dire non à cette situation, j’ai pu pleurer et ça m’a soulagé etc.

La reconnaissance de ces actions devrait passer par au moins une petite action matérielle, histoire de vraiment marquer le coup. Cela peut être très simple tant qu’elle est faite en conscience : allumer une bougie, s’asseoir devant la lune, mettre ses pieds nus dans l’herbe, bref s’offrir quelques minutes de quelque chose qui nous fait très envie et qu’on ne prend pas forcément le temps de faire dans le quotidien (ou du moins pas avec la conscience que l’on s’offre quelque chose).

 

Chacune de ces petites pierres ramassées sur votre route vous permettra à la fois de faire la paix avec votre histoire et d’engranger de la confiance en vous.

 

Dans la 2è étape de notre épopée, j’aborderai le thème : se mettre à l’écoute de son corps.

 

 

La pulsion sexuelle masculine

8053096918_e9daa17ac8_qIl m’a été donné la chance d’entendre des hommes confier la façon dont ils vivent avec leurs pulsions sexuelles. Ce fut une découverte gigantesque et très touchante pour moi de mesurer à quel point les pulsions sont une souffrance, vécue qui plus est dans la solitude. Je découvrais alors un aspect de la vie des hommes que je ne soupçonnais pas, dont je n’avais jamais entendu parler de façon si directe et si poignante.

 

Quand l’énergie de vie s’exprime, sa puissance est considérable et incontrôlable. Si le corps est libre, fluide, que les émotions circulent, et que le mental est à sa juste place, alors l’énergie de vie apporte un flux continu se manifestant par de la vitalité et de la joie.

En revanche si l’énergie de vie est contrainte par des tensions physiques, émotionnelles ou mentales, cette puissance naturelle qui doit malgré tout circuler se manifestera sous la forme de pulsions. Un élan de vie incontrôlable, qui doit sortir, quoi qu’il advienne.

 

La pulsion sexuelle est de cet ordre : quand l’énergie sexuelle de vie ne peut pas circuler librement, elle se manifeste par des envies subites, inopinées et irrépressibles de sexe, que l’homme peut avoir beaucoup de mal à gérer. Les seuls moyens dont l’homme dispose alors pour faire face à cela sont simples :

  • faire l’amour,
  • se masturber,
  • ou réprimer l’envie en se coupant de ses sensations (par exemple en faisant beaucoup de sport, ou en travaillant beaucoup)

 

17907447215_e2af91a1ae_qJ’ai été particulièrement marquée par le désarroi de ces hommes face à ce fait qu’ils vivaient comme une fatalité et qui était source de souffrance, leur vie étant quelque part « organisée » en fonction de ces pulsions. Une fatalité telle, qu’il semblait même inutile d’en parler car en parlant de cette souffrance, l’homme se met dans une grande vulnérabilité, avec en plus la sensation d’être dans une impasse.

 

Un besoin de sexe créé par la pulsion est autre chose qu’une envie de faire l’amour, et cela était aussi quelque chose de délicat et douloureux pour l’homme dans son rapport à la femme.

Quand l’homme s’ouvre à d’autres façons de faire l’amour, il peut commencer à sentir que cette approche dictée par le besoin ne l’aide pas à rencontrer sa compagne dans les meilleures conditions. Elle le souhaite disponible à expérimenter quelque chose, prêt à vivre une rencontre où peut-être même il n’y aura pas de pénétration. Et lui souffre de cette pulsion qui le conduit à avoir l’envie fixe de se soulager.

 

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Accueillir que quand l’énergie de vie n’est pas contrainte, la pulsion n’a plus lieu d’être. Si la tête, le cœur et le corps sont alignés, la circulation est libre

En pratique comment s’aligner ?

De façon ponctuelle, en lien avec sa respiration, se poser les questions :

« c’est comment maintenant dans mon corps ? »

puis « quelle image me vient spontanément ? »,

puis « ça me fait quoi d’observer ça ? »

Respirer.

 

Apprendre à faire de la place pour une nouvelle forme de sexualité, qui n’est plus dictée par les pulsions

En pratique : se donner des rdv pour expérimenter d’autres formes de sexualité, où les intentions sont clairement posées au début des rencontres. Peut-être que le souhait sera qu’il n’y ait pas de pénétration, ou que l’échange n’aille pas vers l’excitation, ou que les partenaires partagent au fur et à mesure leurs ressentis…

 

Oser créer sa vie et savourer l’auto-plaisir

Créer sa vie c’est oser se lancer dans l’inconnu, accueillir que l’on ne sait pas complètement qui l’on est, et que l’on ne connaît pas vraiment son environnement. En osant aller vers de nouvelles rencontres, de nouvelles activités, de nouveaux lieux et en le vivant positivement, on ouvre les cadres qui limitent habituellement dans la capacité à avoir du plaisir dans tous les instants de la vie. Il n’y a pas à ressentir la vie d’une certaine manière mais à la vivre à sa manière.

En ouvrant ces espaces d’incertitude et de joie ce sont aussi des tensions et des freins qui se lèvent, et l’énergie de vie trouve la place de circuler plus librement.

 

L’appel de la nouveauté est pulsion de vie. Quand ce sentiment fait défaut – prison, maladie, habitude, stupidité – on voudrait mourir.

Cesare Pavese, Le métier de vivre (1952)

 

 

3 clefs de base pour ralentir et mieux savourer sa sexualité

5324122690_0f042f961e_q Notre société orientée vers la production et poussée à son extrême nous amène à adopter des comportements parfois dénués d’humanité. Nous avançons coûte que coûte, même si au passage nous perdons des plumes.

Pour produire il « faut » être fort, il « faut » réussir, il « faut » passer par telle et telle voie toute tracée. La sexualité ne manque pas à cette règle : nous sommes persuadés de devoir produire un orgasme, et que pour se faire il faut avoir du désir au bon moment, être performant et cependant à l’écoute de l’autre.

 

Ces croyances nous enferment peu à peu dans un fonctionnement qui se sclérose. Nous construisons peu à peu une sorte de cadre dans lequel il est « normal » d’évoluer et dans lequel nous avons tendance à nous crisper encore plus si quelque chose n’est pas conforme à nos plans.

Mais quelle place reste-t-il pour aller avec ce que la mouvance de la vie nous amène ? Quelle réaction avons-nous face à un imprévu qui s’invite dans un engrenage bien huilé? Quelle disponibilité avons-nous pour assouplir nos fonctionnements et aller avec le vent ?

 

Pourquoi apprenons-nous à rester conformes et constants quand la vie est faite de changements et de particularismes individuels ?

 

Et vous, que se passe-t-il en vous quand votre sexualité n’est pas celle que vous rêveriez qu’elle soit ? Une baisse de libido, du mal à communiquer avec votre partenaire, ou des difficultés à lâcher-prise et à avoir du plaisir pendant que vous faites l’amour… ?

 

Voici 3 clefs de base pour ralentir et mieux savourer sa sexualité…

 

  1. Ralentir et revenir aux sens

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Le slow sex est un mouvement prônant la lenteur dans la sexualité. De la même façon que le slow food est un moyen de nourrir son corps de façon respectueuse, le slow sex sera un moyen de retrouver de l’intensité et du plaisir dans des gestes simples. L’objectif n’est pas d’aller lentement pour le plaisir de s’économiser, mais bien de renouer avec l’ensemble des informations que nous transmettent nos sens.

Quand un bébé arrive sur Terre, et qu’on lui propose un massage, on s’aperçoit qu’il est très vite saturé par la foule d’informations qu’il reçoit quand on le masse. Au bout d’un court moment (10-15minutes) il a besoin qu’on lui laisse le temps d’assimiler ce qu’il découvre. En vieillissant, nous perdons parfois complètement la fraîcheur de cette intensité et il nous en faut toujours plus pour avoir du plaisir ou pour ressentir du désir.

 

Pour revenir à de la simplicité, la première clef consiste à se raccrocher à quelque chose de très concret et facile d’accès : les 5 sens.

Quand on s’entraîne simplement à écouter ce qui se joue au niveau de nos sens, et qu’on développe peu à peu ces capacités, le potentiel se déploie et amène beaucoup de profondeur et de subtilité en quelques gestes simples. (Pour aller plus loin sur ce thème des 5 sens, voir cet article)

 

  1. Respirer

207220245_137f148bc0_qQuand tout s’emballe, que l’on s’embarque dans des difficultés à communiquer, ou que rien ne va plus, nous avons la fâcheuse tendance naturelle à nous mettre en apnée.

Or la respiration est LA clef autour de laquelle tous les maîtres et les grandes traditions spirituelles construisent leurs approches.

Porter une délicate attention à l’air qui rentre et qui sort au niveau de ses narines, en observant simplement les pensées qui se présentent et en revenant toujours à ressentir ce qui se passe au niveau des narines : voilà comment respirer en conscience.

Cette approche est remarquable car elle permet d’instaurer une paix intérieure de façon quasi instantanée.

 

  1. Trouver de la souplesse

16995277029_896c2ddee2_qSe fixer un objectif et tout mettre en œuvre pour y parvenir est une mécanique qui peut permettre de se dépasser. En revanche la limite de ce système est qu’il pousse à aller chercher le résultat coûte que coûte, même si cela passe «  en force ».

Se poser un cap pour définir où l’on souhaite arriver, et rester ouvert à la façon dont cela se fera est une approche qui incite à avoir confiance que la vie amènera ce qu’il faut sur la route pour y arriver. La souplesse est un atout qui se développera alors pour permettre de voir les problèmes ou les difficultés comme des cailloux sur lesquels on peut rebondir pour traverser la rivière.

Comment envisager sa sexualité selon ce prisme ? Et si le seul souhait des partenaires consistait à partager un moment d’intimité à 2, sans autre intention que de connecter leurs corps et leurs cœurs ? Qu’est ce que cela apporterait que la pénétration ne soit même pas nécessaire ? Ou que le cap soit simplement de rester dans la pénétration sans aller vers l’excitation (voir article) ?

Quelle est la première image qui vous vient quand je vous évoque la souplesse ? Pourriez-vous la visualiser maintenant et ressentir ce que cela fait dans votre corps ?

Pour moi si je pense à la souplesse je ressens comme une onde qui part de mon bas ventre et remonte jusque vers ma poitrine. Dans les moments où je sens que je me fige sur des croyances ou des idées toutes faites, cette image de la vague est très précieuse pour me permettre d’aller vers plus de flexibilité et de souplesse. Pour m’aider à y avoir recours, je pourrais m’aider en affichant l’image de cette vague dans ma maison, ou encore sur le fond d’écran de mon ordinateur.

 

 

Ralentir, respirer, rester souple, 3 clefs pleines de simplicité qui ont besoin d’être entraînées et pratiquées dans le quotidien pour mieux savourer sa sexualité et sentir combien cela peut impacter le plaisir.

 

 

« Tout ce qui doit durer est lent à croître »

Louis de Bonald

 

 

Cet article a été écrit sur l’invitation du blog C’éclair et dans le cadre du festival « A la croisée des Blogs » Edition n°82 – Juillet 2015 – Ralentir pour réussir. On doit ce festival au site developpementpersonnel.org qui regroupe des blogueurs et blogueuses francophones.

Comment renouer avec la sexualité après une naissance ?

Les 1ères semaines suivant l’arrivée d’un enfant ont un rôle prédominant dans la constitution du lien d’attachement entre le bébé, son père et sa mère.14535123650_418a35f307_q

Cette période de fusion avec le bébé est généralement beaucoup plus intense pour la femme qui a en plus vécu l’accouchement, d’autant plus si c’est son premier enfant. Dans le meilleur des cas tout semble cotonneux et le temps s’arrête pour laisser place à la magie de l’instant présent. Quand la femme s’autorise à la vivre pleinement, cette phase de fusion s’estompe peu à peu au moment où elle retrouve naturellement le besoin et l’envie d’aller vers le monde.

 

En parallèle son compagnon vit lui aussi un grand chamboulement : d’une part par l’arrivée du bébé, mais aussi par la transformation qui continue de s’opérer chez sa femme. Elle est désormais beaucoup moins disponible à elle-même, et donc encore moins à lui. Cependant, la femme qui a l’habitude dans nos sociétés de toujours paraître très forte, peut avoir tendance à avoir du mal à lâcher du lest, et à continuer de vouloir contrôler la situation, alors même qu’elle n’en est physiquement plus capable. Elle entre alors en lutte avec elle-même tiraillée entre son besoin d’être près du bébé, et celle de continuer à tenir son rôle habituel.

L’homme peut alors se dire « ok, alors je la laisse faire puisqu’elle y arrive et n’a pas besoin de moi ». Mais souvent la femme a besoin que son homme, sa mère, ses sœurs se posent là et lui disent « maintenant tu arrêtes, tu vis ta maternité, et tu me laisses faire ». Alors qu’il compense en la soutenant du mieux qu’il peut sur tous les fronts où elle ne peut temporairement plus être, l’homme donne souvent beaucoup de sa personne pendant cette phase.

 

Bref, tout cela prend une énergie folle et l’homme comme la femme, compagnons de vie, traversent alors une tempête. Une tempête où les émotions sont à fleur de peau, une tempête où les repères volent en éclat, une tempête où les rôles sont redéfinis mais demeurent flous. Une tempête où ils sont aussi les plus heureux du monde, et du coup pourquoi pas, finissent même par culpabiliser de ne pas savoir savourer simplement ce qu’ils vivent…

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Et qu’en est-il de leur intimité ?

Se laissent-il déborder par la nouveauté et relèguent-ils leurs rencontres amoureuses au dernier plan ?

Ou arrivent-il à maintenir le lien en se communiquant de la tendresse ?

Ou encore reprennent-il leurs activités sexuelles très vite après l’accouchement ?

 

J’utilise à dessein ici le terme intimité plutôt que sexualité car il connote ici une approche pouvant aussi être basée sur la simple tendresse. Alors que le corps de la femme a vécu d’immenses transformations et qu’elle restera peut-être endolorie pendant plusieurs semaines après la naissance du bébé, il est au début souvent impensable pour elle d’imaginer une pénétration. La simple tendresse entre elle est lui peut déjà être un immense baume au cœur et une oasis de paix au milieu de la tempête. Au début la femme peut avoir du mal à laisser son bébé, même dans une autre pièce de l’appartement. Il est essentiel qu’elle s’écoute et qu’elle se respecte dans ce besoin des premières semaines sans quoi elle se ferait violence.

En revanche, même quand la femme fusionne avec son bébé et qu’elle se laisse absorber par la bulle qui se construit entre eux deux, il est essentiel de laisser une place à son homme. Son homme qui prendra ainsi sa place de papa, et son homme qui est, et restera son compagnon et avec qui elle peut se régénérer et retrouver de l’énergie même au milieu de la tempête.

 

L’isolement peut créer beaucoup de dégâts. Il n’est pas sain pour une femme de n’être plus que mère et de tout donner à ses enfants. Elle finira épuisée et vide d’elle-même après quelques années. En ouvrant ses bras aux autres et surtout à son compagnon, la femme se permet de rester femme et de vivre toutes les facettes de sa vie de femme, même en tant que jeune maman.

 

Quand la tempête des émotions et de la nouveauté bat son plein, et que les mots ne suffisent plus à se comprendre, partager un moment d’intimité en connectant les corps est le meilleur moyen de remettre les pendules à l’heure. Un peu comme si la chaleur du corps de l’autre venait apporter du réconfort là où c’est nécessaire. La tête et les mots peuvent prendre des vacances et vous laisser souffler, pour redescendre là où vous avez une base sereine et secure : votre corps.

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La tendresse est ici la première étape vers un retour à la sexualité. De simples câlins, des échanges de caresses et de regards peuvent permettre à l’homme et à la femme de nourrir leur couple. Ils apprendront de toute façon à composer avec le fait d’avoir désormais moins de temps à se consacrer, et sauront tirer l’essence de leurs échanges en un minimum de temps.

 

La 1ère relation sexuelle avec pénétration après la naissance de leur bébé pourra être vue par le couple comme une nouvelle « première fois ». Ils y retrouveront le même besoin de délicatesse et d’écoute, et leur maturité pourra les amener à ajouter aussi une bonne dose de présence et de communication.

 

La femme pourra préférer se trouver à califourchon sur son compagnon, pour contrôler elle-même ce qui est convenable pour elle comme rythme et comme profondeur de pénétration. Partager ses ressentis au fur et à mesure permettra à l’homme de mesurer ce qui se passe pour elle. Aller lentement permettra à chacun de retrouver des ressentis qui sont peut-être endormis depuis un moment.

 

Mesdames osez dire non ! osez sentir que votre vagin n’est pas prêt! osez dire que c’est assez pour aujourd’hui, osez affirmer que vous avez besoin d’y aller par étapes…

Quand un couple s’aime, faire l’amour pour faire plaisir à l’autre est rarement une réussite. Tant pour elle qui se fait violence et n’écoute pas le besoin de son corps, que pour lui qui ressent qu’elle ne lâche pas prise, et se sent très seul dans ce qu’il voudrait légitimement être un partage.

 

Un enfant a besoin de sentir que ses parents continuent de partager de l’amour, et que cela s’exprime jusque dans leurs corps. Même s’il ne sait pas de quoi il s’agit et qu’on ne lui dit rien, un enfant ressent quand l’énergie circule ou ne circule pas entre ses parents. C’est aussi grâce à la sexualité que nous régulons cette circulation dans nos corps, et que nous nous maintenons au diapason pour former des couples unis et en évolution.

 

« L’amour triomphe de tout »

Virgile

Lâcher prise pour mieux faire l’amour en 3 étapes

L’importance de lâcher le mental pour savourer l’instant présent et pouvoir ainsi explorer pleinement les sensations du corps dans la sexualité est souvent évoquée sur ce blog. La sexualité étant bien souvent un univers dans lequel les difficultés et les blocages sont présents, il me semble judicieux d’aborder le thème du lâcher prise dans un contexte plus vaste. Comme si pratiquer le lâcher-prise dans le quotidien était un moyen de le rendre ensuite plus facile et naturel dans la sexualité.

Les scientifiques s’accordent à dire que le lâcher-prise n’est pas quelque chose de très naturel pour nous autres humains. Notre néocortex est programmé pour penser « à haut débit » nous amenant ainsi un nombre incalculable de pensées et d’idées chaque minute. Si nous vivons cela sans en être conscient, autrement dit si nous le subissons, nous pouvons nous sentir très fatigué et las de ce dialogue interne permanent qui finit par dominer notre vie. Nous n’agissons alors plus parce que nous avons un feeling ou une sensation d’attraction pour quelque chose, mais parce que nous réfléchissons et pensons que c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Penser et réfléchir sont des ressources précieuses, elles nous permettent d’évaluer, de comparer, de raisonner, de comprendre et aussi de créer. Mais elles peuvent aussi devenir toxiques si elles deviennent incontrôlées, envahissant tous les espaces de notre vie au point parfois de nous empêcher de dormir ou de ne plus avoir envie de faire l’amour.

 

L’idéal serait d’atteindre le stade où le mental est un conseiller que l’on peut consulter à volonté, et où nous pouvons laisser toute sa place à notre intuition et à notre sagesse intérieure pour la prise de décision. Autrement dit un état où l’on peut faire la part des choses entre ce que nous dit notre cœur et ce que nous dicte notre mental.

C’est un véritable entraînement qui pourra permettre de mettre en place cette mécanique et de rompre avec un fonctionnement qui est bien souvent ancré en nous depuis l’enfance.

 

Voici donc les 3 étapes que je vous propose pour « pratiquer » votre lâcher-prise :

 

1ère étape : rester ancré

A l’image de l’arbre dont les racines bien plantées en terre le fournissent en énergie, l’homme a besoin d’ancrage pour pouvoir s’épanouir. Souvent les personnes qui travaillent la terre ou qui sont en contact avec les animaux n’ont pas de problème pour rester à l’écoute de leurs ressentis et faire la part des choses entre ce qu’ils sentent et ce qu’ils pensent. Ils suivent leur instinct et voilà tout.

Etre en contact avec la nature est le meilleur moyen de trouver l’authenticité, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de soi.

 

Pratique : Si possible les pieds nus et si possible dans l’herbe ou sur la terre, restez debout 3 minutes sans bouger en ne pensant qu’au contact de vos pieds par terre. Comme s’il n’y avait plus que ça qui comptait et que vous essayiez de sentir ce qu’il se passe sur chaque millimètre de votre plante de pied.

 

2ème étape : rester émerveillé

Lâcher prise

 

La capacité à s’émerveiller des petits riens de la vie nous rappelle quel trésor nous avons à disposition à chaque instant. N’est ce pas magique d’observer la complexité du corps humain ? N’est ce pas simplement beau une fleur qui s’ouvre et un papillon qui parade ?

 

Pratique : pendant 3 minutes, observez et ressentez quelque chose avec émerveillement. Il peut s’agir de quelque chose que vous regarder, mais aussi que vous touchez, que vous respirez, que vous goûtez ou que vous écoutez. Laissez-vous complètement transporter par l’expérience.

 

3ème étape : rester connecté

Quand le quotidien nous happe, que peu à peu l’enchaînement des tâches perd de sa saveur et que la morosité gagne du terrain, c’est que l’on a perdu la connexion à soi-même. Se faire passer en premier est certes égoïste et cependant vital. Qui pourrez-vous aider si vous n’avez plus rien à donner ?

Rester relié à soi-même c’est s’accorder des espace-temps qui nous sont dédiés, en conscience. Il peut s’agir de s’offrir un massage ou de partir en weekend, mais aussi simplement de savourer pleinement un moment d’émerveillement en se rappelant que c’est un temps qui nous est consacré exclusivement (même si les enfants crient à côté, même si le patron s’impatiente, etc).

Et là quelques minutes suffisent pour déguster une fraise avec délectation, ou pour allumer une bougie et honorer le temps que l’on s’accorde, ou pour rire à gorge déployée devant une scène de film que l’on adore, ou pour admirer une œuvre d’art, ou, ou, ou…

Et maintenant, qu’en serait-il si avant de faire l’amour vous traversiez ces 3 étapes en couple ? Par exemple…

Rester ancré : Face à face, les yeux fermés, vous ressentez vos pieds et seulement vos pieds

Rester émerveillé : vous ouvrez les yeux et vous vous admirez l’un l’autre, comme si c’était la première fois que vous vous voyez. Admirez chaque parcelle de peau, chaque partie du corps. Accueillez ce regard sans jugement de l’autre, qui s’émerveille tout simplement.

Rester connecté : L’homme s’allonge, la femme trouve sa place allongée sur lui, sans pénétration. Le couple reste ainsi sans bouger, sans parler, simplement ensemble et uni, chacun cherche la plus grande décontraction possible.

 

 

Une des choses les plus importantes qui soient est l’art de vivre.

Y a-t-il une façon de vivre notre vie quotidienne qui soit entièrement différente de celle que nous vivons habituellement et que nous connaissons tous ?
Y a-t-il une façon de vivre sans aucune contrainte, sans aucun conflit, sans la discipline du conformisme ? Comment vais-je le découvrir ? Je ne pourrai le découvrir que si mon esprit tout entier voit exactement ce qui se passe à l’instant présent. En d’autres termes, je ne peux découvrir ce que signifie vivre sans conflit que si je peux observer ce qui se passe en ce moment. Cette observation n’a rien d’intellectuel ou d’émotionnel c’est une perception aigüe, claire et exacte dans laquelle il n’y a pas de dualité. Il n’y a que le réel et rien d’autre.

Question : Qu’entendez-vous par dualité dans ce cas ?

Krishnamurti : Je veux dire qu’il n’y a ni opposition ni contradiction dans ce qui est entrain de se passer. La dualité n’apparaît que lorsque qu’il y a fuite devant ce qui est. Cette fuite suscite l’opposé et alors surgit le conflit. Seul le réel existe, et rien d’autre.

Krishnamurti, Lettre aux écoles N° 23 – Le Courrier du Livre – 1989

 

 

Cet article a été écrit sur l’invitation du blog Speedevelopment dans le cadre du Festival de la Croisée des Blogs – mai 2015. C’est la 80ème édition de ce festival qui existe depuis octobre 2008 et que l’on doit au site developpementpersonnel.org qui regroupe des blogueurs et blogueuses francophones.

Pourquoi et comment parler de sexe ?

Alors que nous sommes tous nés d’un rapport sexuel et que nous sommes tous amenés à l’expérimenter et à l’explorer au cours de notre vie, la sexualité demeure un sujet où les tabous entravent la liberté de s’exprimer avec naturel.

 

2/3 des français, des italiens et des Belges se déclarent satisfaits de leur vie sexuelle. Cependant, 1 personne sur 2 se trouve au moins une fois confrontée au cours de sa vie sexuelle à des difficultés (problème d’absence de désir, difficulté à avoir un orgasme, trouble de l’érection ou trouble de l’éjaculation).

 

Ces difficultés sont partagées à environ 50% avec le partenaire, 15% avec un(e) ami(e), 10% avec un médecin. Environ 25% ne partagent le problème avec personne, soit 1 personne sur 4 ayant des difficultés.

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1. Pourquoi parler de sexe est-il libérateur ?

 

– Un moyen de rompre l’isolement

La sexualité est un univers dans lequel nous sommes extrêmement vulnérables : nous nous mettons à nu, au propre comme au figuré. Un grain de sable dans l’engrenage peut donc vite paraître une montagne si l’on ne trouve pas le moyen de le contourner.

Parler de ses difficultés permet d’accueillir cette part de vulnérabilité que nous avons tous en nous. Et même si ça fait peur pour commencer, on s’aperçoit bien vite que les difficultés sont partagées. N’oubliez pas la statistique : 1 personne sur 2…

 

– Apprendre par le partage d’expériences

La sexualité c’est aussi un espace où l’on se retrouve souvent seul face à ses découvertes, ses ressentis et ses croyances. Qui a bénéficié d’une éducation où la sexualité était un sujet librement discuté ?

Le partage d’expériences, dans le domaine de la sexualité comme ailleurs, nous permet d’apprendre et d’enrichir nos parcours. Sans réel partage, nous ne permettons pas à notre sexualité d’évoluer. Elle reste statique, et comme tout ce qui n’est pas rafraichis et renouvelé, elle devient ennuyante puis finit par s’endormir.

Il existe des forums entiers sur le thème de la sexualité, où tout un chacun vient poser toutes sortes de questions quant à ses difficultés ou expériences sexuelles. Ces échanges sont une chose, mais l’écran, en permettant de maintenir l’anonymat, de « faire écran », évite de se montrer vulnérable et amène à s’enfermer dans un double-jeu : je fais bonne figure dans mon quotidien, et je m’autorise à être vrai devant une machine…

 

Faire tomber les masques, c’est mettre du naturel et de la simplicité dans sa vie et dans ses échanges humains. S’autoriser à se montrer vulnérable, c’est aussi permettre que les difficultés deviennent des cailloux sur lesquels on peut sauter pour traverser la rivière. A l’inverse, maintenir le masque, c’est prendre le risque de se braquer sur le problème et d’en faire un obstacle infranchissable.

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2. Comment parler de sexe

 

– Se jeter à l’eau et oser !

Souvent c’est de franchir le premier pas qui est difficile. S’apercevoir que même si on a osé, la Terre continue de tourner et la plupart du temps l’ouverture que l’on créé est bienvenue, est un soulagement et encourage à recommencer.

 

– Parler vrai et parler de ses ressentis

Se lancer sur le thème de la sexualité peut paraître suffisamment impressionnant pour s’obliger en plus à parler à mots couverts. Parler vrai ne veut pas dire parler cru, mais veut dire parler avec son cœur. Livrer ce que l’on ressent quand c’est facile ou difficile, quand on fait face au désir de son compagnon et que l’on n’en ressent pas soit même ou quand à l’inverse on se retrouve face à un refus après des avances, etc. C’est comment pour moi ? ça me fait quoi ? Et toi as-tu déjà vécu ça ? Comment le traverse-tu ? Qu’est-ce qui t’aide ?

 

– Eviter de rentrer dans les jeux psychologiques

Il est essentiel de se rappeler que l’on est responsable de son propre parcours. Même si l’impression que c’est le partenaire qui est responsable des difficultés sexuelles domine, il est utile de se recentrer et de tirer profit de cette expérience pour pratiquer un petit exercice :

 

En prenant quelques respirations profondes, essayez de mettre toute votre attention sur la zone de votre poitrine/cœur. Quand vous êtes là, laissez émerger la première image qui vous vient, même si elle est saugrenue. Peut-être est-ce un nuage bleu, peut-être un arbre immense, peut-être un petit pois rose… bref, laissez venir.

Quand maintenant une difficulté se présente dans votre sexualité, revenez à cette image et à votre focus sur la zone de la poitine/cœur, restez-là, puis observez ce qui se passe… vous serez souvent étonné de voir que le partenaire ressent ce calme en vous et quelque chose s’apaise dans la situation.

Nota : cet exercice est aussi valable en cas de tensions avec vos enfants 😉

 

¾ des français estiment que les problèmes sexuels ont des conséquences sur leur vie de couple. Qu’en serait-il si on la communication était plus fluide… ?

 

L’amour n’aime pas le déguisement, seules la simplicité et la franchise lui inspirent une douce sécurité.
Mirabeau, Lettre à Sophie Ruffei, le 1er novembre 1777

 

 

 

Source des statistiques : enquête Ifop (Institut français d’opinion publique) de juin 2013 sur la satisfaction sexuelle

Crédits photos: Wiertz Sebastien, Dejan H