Atma Jantzu et énergie sexuelle

Il est des cas où l’on sait pertinemment pourquoi sa sexualité est au point mort, et d’autres où c’est un grand mystère.

 

Le stress, l’accumulation de tensions nous entraîne bien souvent dans cette spirale où l’on se coupe peu à peu du corps. Nous sommes alors absorbés par nos pensées, les milles choses à faire qu’exige notre quotidien et nous oublions complètement de prendre soin de nous y compris de notre vie intime. Notre véhicule, notre corps, est mis de côté au profit de tous les besoins que nous construisons mentalement et qui prennent peu à peu le devant de la scène.

 

Nourrir notre corps, alimenter notre énergie de vie, prendre soin des valeurs qui sont essentielles pour nous devient secondaire et sournoisement nous commençons à agir comme des robots. Le monde dans lequel nous vivons peut vite nous amener à cette forme de « déshumanisation », où l’on finit par perdre le sens de ce que l’on a réellement à faire sur cette planète.

 

Alors comment se reconnecter à sa source de vie, ce flux à l’intérieur de chacun de nous qui sait et qui n’a pas besoin de mentaliser ni d’analyser pour se sentir en harmonie intérieur ? De la même façon, comment se remettre en lien avec son énergie sexuelle de vie, avec son désir, et avec la liberté qui circule en chacun de nous ?

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Certains auront besoin d’aller régulièrement dans la nature, d’autres d’entreprendre un grand voyage pour prendre du recul, d’autres encore de se faire masser régulièrement pour garder le lien avec leur corps et leur essentiel, d’autres encore de faire face à un gros pépin de santé pour mieux mesurer ce qui est vraiment important pour eux…

 

Je souhaite aujourd’hui vous présenter une nouvelle approche que je trouve pleine de sens dans le cadre de cette recherche de fluidité de la circulation d’énergie : il s’agit du Atma Jantzu.

 

Le Atma Jantzu se présente comme « un art de transformation et de méditation aquatique », « un voyage de relaxation profonde en eau chaude ». Cette approche consiste à se laisser porter par l’accompagnant, et à complètement lâcher prise en se laissant aller aux mouvements qu’il impulse sur le corps flottant dans l’eau, amenant à la fois présence et état méditatif. Le contact avec l’eau chaude permet de se reconnecter avec la période prénatale où toutes les conditions étaient réunies pour notre bien-être. Le Atma Jantzu nous aligne ainsi avec notre essence profonde, nous libère des conditionnements, des blocages émotionnels, des traumatismes et du stress. Dans l’eau tout s’ouvre, tout devient fluide, l’essentiel voit le jour.

 

En quoi le Atma Jantzu peut avoir un effet sur l’énergie sexuelle ?

Par le contact avec l’eau et l’intention du thérapeute d’être pleinement dans le mouvement juste et spontané que le corps qu’il guide appelle, l’Atma Jantzu est une approche pleine de vie. Elle ne consiste pas à reproduire une série de mouvements codifiés, mais surtout à laisser être ce qui doit se libérer, ce qui doit bouger. L’eau appelle la vie, les mouvements spontanés également. Ce mélange unique amène une plus grande liberté et fluidité intérieure, englobant le corps dans son ensemble, y compris dans le bassin et le sexe qui sont souvent largement comprimés et figés par le stress et les tensions.

En ramenant de la circulation et du drainage dans le bassin, on favorise une meilleure circulation sanguine, lymphatique et énergétique dans le corps dans son ensemble, ainsi qu’une plus grande cohésion entre le haut et le bas du corps.

 

Pour aller plus loin, je vous invite à regarder ces vidéos qui en disent plus long que de beaux discours : http://keepcoolman.wix.com/atma-janzu#!blank-6/cdst

 

A très bientôt, peut-être pour un cours de Atma?!

A la rencontre de mon orchidée

 

Je souhaite aujourd’hui vous partager une expérience que j’ai vécu, et qui m’a profondément touché : j’ai expérimenté le projet vulve proposé par Nathalie Uhlmann.

J’ai appris de façon assez naturelle par les femmes de ma lignée que mon sexe allait me servir à avoir des enfants. J’ai appris qu’il fallait qu’il soit propre, et qu’il me servait à uriner, j’ai aussi appris que je devais aller le faire contrôler de temps en temps chez un gynécologue.

Ensuite j’ai appris qu’il pouvait me donner du plaisir en découvrant la masturbation. Mais comme je n’ai jamais eu l’information par les personnes qui m’ont guidé dans la vie que mon sexe allait aussi me permettre de ressentir du plaisir, comme ma mère pouvait en ressentir avec mon père, et bien j’ai développé de la honte.

J’ai mesuré une fois adulte qu’il était essentiel que les petites filles apprennent dès leur très jeune âge que leur sexe leur servait à avoir du plaisir, ainsi elles sont en paix avec cette notion dès la base de leur construction (pour aller plus loin : Danièle Flaumenbaum, « Femme désirée, femme désirante »).

 

Mais alors il me manquait encore un pan essentiel a l’existence et à la vie dans mon sexe : celui de la conscience de sa présence un point c’est tout.

Jusqu’à présent je pouvais sentir mon sexe dans le cadre de la sexualité, lors de ma toilette, de façon souvent désagréable chez le gynécologue, je pouvais le sentir en portant et en focalisant mon attention dessus, mais qu’en était-il le reste du temps… ? Une forme de vide… rien… le néant….

Je n’avais pas encore reconnu mon sexe comme un organe à part entière, de la même façon que mes cheveux et mes yeux ont été reconnus. Mon sexe était un espace intime, secret, et certainement un peu taboo que je ne connaissais pas… j’ai donc construit dessus une image qui s’inspirait de ce que j’ai pu glâner au fur et à mesure de mon parcours : des images entraperçues dans un magazine ou un film X, des images déconnectées de la réalité, où le sexe des hommes est parfait s’il est grand et épais, et celui des femmes s’il est petit, lisse et sans poils.

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Le projet Vulve

C’est là que le projet de Nathalie a fait tout son sens pour moi. Sa proposition : se mettre en relation avec son bassin et son sexe par des pratiques de méditation et trouver un chemin à l’intérieur de soi pour se révéler et offrir son sexe à l’objectif d’un appareil photo. L’idée n’est certainement pas de passer en force, de fermer les yeux et d’écarter les cuisses en se coupant de ses sensations comme j’ai souvent pu le faire chez le gynécologue. Bien au contraire, j’ai pu trouver le fil qui me lie à mon sexe de moi à moi, là où se trouve ma plus grande vulnérabilité, et sentir physiquement et avec délicatesse que je peux maintenir ce fil même si je me montre et me révèle.

Par son accompagnement, sa présence rassurante et délicatement encourageante, Nathalie a su me guider pour dépasser mes limites, sortir de ma zone de confort et m’offrir ce beau cadeau.

J’ai trouvé dans cette expérience l’image d’une fleur d’orchidée, pleinement épanouie sur l’espace de mon sexe. Cette fleur me permet d’être en lien avec mon sexe dans toutes les situations de la vie quotidienne. Dès que j’y pense, c’est un lien délicat, une présence légère qui se manifeste. J’ai la sensation que cette expérience m’amène une dimension exploratoire de mon corps et de mon sexe qui englobe tout ce que j’ai pu sentir jusqu’à présent. Désormais, il ne s’agit plus de forcer ou de focaliser l’attention pour sentir le vivant, mais simplement de laisser fleurir ce qui est : entre mes jambes, un univers de délicatesse qui m’inonde de douceur.

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Deuxième étape : le visionnage des photos.

Le projet ne s’arrête pas là. Ces photos sont le résultat précieux de mon cheminement, et marquent cette étape charnière de mon parcours. Mais si je m’arrête là, je me retrouve face aux clichés et j’ai 2 options : soit je trouve les images belles, soit je les trouve laides. N’ayant quasi aucune représentation de ce que mon sexe rend quand il s’ouvre, mon imagination se charge du reste, et compare à ce qui est ma référence à savoir des images tirées des médias et inspirées des croyances collectives.

 

Alors Nathalie m’invite dans un premier temps à visualiser une série de photos d’autres vulves, et pour chacune elle me conte l’histoire de la femme qui est derrière. L’une est ménopausée et n’a jamais fait l’amour, l’autre a eu 4 enfants et se retrouve après s’être totalement oubliée pendant des années, une autre a vécu des abus sexuels… et alors la magie opère : je mesure par l’image combien ces sexes racontent une histoire. Je mesure que je ne les trouve ni laids ni beaux, mais qu’ils attisent simplement une grande curiosité mêlée de beaucoup de respect pour oser se révéler comme ils le font. Désormais quand je découvre une nouvelle photo, je me dis : qu’a-t-elle donc vécu ? Qu’est ce que ce sexe raconte ? Quelle est sa singularité à elle ?

 

Chaque vulve est unique, comme chaque femme est unique, comme chaque humain sur Terre, il apporte une coloration indispensable pour former le grand arc en ciel que nous sommes tous ensemble.

 

En hommage à toutes les vulves de la Terre 😉

 

 

 

Sommet de la sexualité de vie

Comme vous l’avez peut-être déjà découvert l’année dernière, j’ai la chance de faire partie des intervenants du Sommet de la sexualité de vie qui se déroule en ce moment même sur Internet et jusqu’à la fin de la semaine. Cet évènement unique, entièrement gratuit nous offre la possibilité d’ouvrir de nouveaux chemins vers une sexualité toujours plus épanouie.

Si vous cherchez un endroit où l’on peut enfin parler vrai de sexe en toute simplicité, le sommet de la sexualité est fait pour vous. Qu’il s’agisse de désir, de plaisir, d’amour, etc., toutes les thématiques sont abordées par 19 experts qui viennent partager leurs découvertes sous forme d’interviews et de conférences en ligne.

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J’interviendrai avec une conférence toute particulière intitulée «L’éveil du corps sexuel et la masturbation».

Elle sera diffusée demain, le 2 mars à partir de 18h (heure de Paris) jusqu’au lendemain à 18h.

Je serai également présente à la web-conférence demain soir, 2 mars à 21h (heure de Paris) en présence de Maryse Lehoux, Fabien Roussel et Maïtie Trélaün. Alors je vous attends pour ce moment en direct au cours duquel vous pourrez me poser toutes vos questions.

Réservez votre place dès maintenant en vous rendant sur le site du sommet en cliquant ici.

A très bientôt!

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Comment éveiller son corps

Une femme me témoignait l’autre jour qu’elle s’était réveillée un matin avec soudain une sensation de plaisir dans tout le corps, partant de l’épicentre de son sexe. Elle était un peu encombrée par cette sensation : d’un côté c’était plaisant, de l’autre elle trouvait cela étrange et gênant que cette sensation ait pu naître d’elle-même, sans même de stimulation par un partenaire.

Je lui partageais alors ma vision de ce phénomène qui est parfois spontané, et qui parfois naît à la suite d’un temps de relaxation intense du corps.

J’observe que les massages notamment peuvent mener à des sensations qui pourraient s’apparenter au plaisir à la naissance du désir sexuel. Il est important pour moi aujourd’hui de préciser que justement, là où il pourrait y avoir un pont vers la sexualité, il n’y a pas non plus de nécessité à cela, il est possible d’explorer ces sensations sans avoir à plonger dans un état d’excitation. La tentation est parfois très grande, mais pourquoi ne pas essayer d’ouvrir son champ de possible et d’aller vers l’inconnu ?

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Le massage, de mon point de vue, est un moyen puissant de se mettre en lien avec son énergie de vie que l’on peut aussi appeler énergie sexuelle de vie, ce fluide qui nous traverse et qui nous invite à aller de l’avant et à créer. Le massage dénoue les tensions et les nœuds émotionnels qui encombrent le corps, il permet la mise en mouvement de l’énergie de vie qui était avant cloisonnée et enfreinte dans sa circulation.

Quand l’énergie de vie se réveille, c’est tout le corps qui réagit, y compris le sexe. Nous n’avons que peu l’habitude de ressentir de l’énergie dans notre sexe sans sauter sur l’occasion pour aller vers l’excitation.

Mais qu’en est-il par exemple si on laisse la respiration diffuser cette sensation dans tout le corps ?

Que se passe-t-il si l’on peut simplement savourer la douceur de l’éveil du corps, comme une longue ondulation qui nous traverse des pieds à la tête?

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Pour moi, c’est comme si cela permettait d’éveiller l’ensemble de son corps à la notion de plaisir, plutôt que de la cantonner aux habituelles zones érotiques, et en particulier à la zone génitale.

C’est par conséquent un moyen de sentir l’ensemble de son corps « nourri » par ce fluide vital qui énergise, c’est aussi un moyen de sentir toutes les parties de son corps reliées les unes aux autres, là où l’on peut avoir la sensation d’avoir une coupure au niveau de la taille, ou encore le tronc qui n’est pas vraiment solidaire avec les jambes.

Enfin c’est une sensation qui à coup sûr est nourrissante, là où la course vers l’excitation et l’orgasme peuvent parfois laisser un goût d’amertume, de « pas assez bien », ou encore de vide.

Cette pratique est simple à expérimenter, même si elle n’est pas facile car elle nous met face à des habitudes et aux pulsions sexuelles qui nous mènent droit vers l’excitation. Je vous invite simplement, quand vous sentirez la prochaine fois ce flux d’énergie -qui ressemble à l’excitation sexuelle- vous parcourir, à mettre votre attention sur votre respiration : sentez que votre souffle peut vous permettre de faire voyager la sensation dans l’ensemble de votre corps. Vous pouvez sentir qu’elle peut se diffuser jusqu’au bout de vos doigts et au bout de vos orteils, peut-être cela pourra vous aider de placer votre attention sur ces extrémités. Savourez cet état et laissez le perdurer le plus longtemps possible.

 

« Le bonheur n’est pas une destination à atteindre, mais une façon de voyager »

 

Crédit photos: Ajay Narayanan, Parg, Samuel Raj

Œuf de Yoni ou l’art de se découvrir

Aujourd’hui je vous parle de L’oeuf de Yoni, et de mon tout nouvel ebook!

J’évoquais dans un article précédent l’importance de prendre soin de soi pour une sexualité harmonieuse. Prendre soin de soi cela peut être par des actions qui vous nourrissent, par exemple aller dans un lieu ou faire quelque chose qui a une importance particulière pour vous. Et cela peut aussi être de prendre soin de votre corps en allant par exemple vous faire masser, en faisant du sport ou en allant au spa.

Soigner son corps c’est selon moi comme de reconnaître et d’honorer combien nous sommes chanceux d’avoir à notre disposition un véhicule si précis et précieux. Le massage peut vraiment permettre de remettre cela au centre de l’attention. Le massage, comme toutes les thérapies manuelles, ou comme le mouvement tel que la danse, soigne les endroits qui ont mal et remet en conscience ceux que l’on a négligés. En lui portant de l’attention, le corps s’harmonise, s’unifie, se recentre. Mais qu’en est-il du sexe ? Intégrons-nous réellement notre sexe dans ce « prendre soin de son corps » ?

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Bien souvent le sexe est oublié, négligé, caché. Il est cet espace de non-lieu et de non-dit, comme si il n’y avait pas besoin d’en parler ou que justement c’était beaucoup trop compliqué d’aborder le sujet.

Et pourtant, notre sexe tout comme le reste de notre corps a besoin de soin, d’attention, de reconnaissance. Il a besoin d’être intégré au corps, et le corps a besoin que le sexe soit pleinement présent.

La sexualité peut être un moyen de porter de l’attention au sexe, et chacun peut consciemment ressentir lors de l’acte sexuel combien son sexe vibre jusque dans le reste du corps, et combien le corps est intégralement connecté au sexe. Sans mise en relation entre les ressentis du sexe et ceux du reste du corps, la zone des organes génitaux reste comme tronçonnée, dissociée ou en tout cas non synchronisée avec le reste. On se retrouve alors avec une sensation morcelée entre les différentes parties du corps: d’un côté les jambes, de l’autre le tronc, et au milieu un sexe.

Cependant là aussi il est possible d’aller vers plus d’autonomie pour prendre soin de son intimité. Plutôt que de dépendre d’un compagnon pour que notre sexe existe, il est possible de trouver un chemin de soi à soi pour s’honorer.

Comment trouver un chemin pour oser aller vers votre intimité en toute simplicité de vous à vous ? Comment est-ce que je peux m’apprendre et me découvrir jusque dans l’intime tout en me sentant sereine et douce avec moi-même ?

Mon objet n’est pas ici de vous parler de masturbation, même si cette thématique me tient à cœur (et que j’y reviendrai très prochainement). J’inviterais d’ailleurs plutôt à une notion que j’appelle « éveil corporel », qui consiste à oser laisser circuler dans tout son corps les sensations qui se lèvent plutôt qu’à se focaliser sur la seule région génitale, et à s’autoriser à vivre les sensations pleinement et dans l’instant, plutôt qu’à orienter toute son intention vers l’orgasme.

OeufsJ’ai aujourd’hui envie de vous présenter l’œuf de yoni. Il s’agit d’une pierre semi-précieuse en forme d’œuf. Après toute une phase d’approche très lente et respectueuse qui peut déjà apporter énormément d’enseignements par l’observation de nos comportements, cette pierre peut finalement être insérée dans le vagin. L’intention n’est pas de rechercher du plaisir sexuel, même si cela peut être une conséquence, mais bien de se découvrir et de s’explorer. L’objectif : connaître et habiter son corps jusque dans l’intimité.

J’ai découvert cet objet au hasard de mes recherches personnelles et il est devenu un outil essentiel de mon cheminement. Utilisé depuis la Chine ancienne pour l’initiation sexuelle des jeunes femmes et considéré comme favorisant le développement spirituel, il a été pour moi comme un phare dans la nuit. Enfin j’ai trouvé là un moyen de chercher et de découvrir par moi-même des réponses à mes questions. Et de m’apercevoir en plus que toutes mes réponses sont nichées au cœur de mon intimité. C’est comme si l’utilisation de l’œuf de yoni me permettait d’intégrer dans mon corps les découvertes et les avancées que je fais dans mon quotidien. Il me permet aussi de faire face à mes peurs et à mes résistances et à mieux me comprendre et m’accueillir.

J’ai été si touchée par cette découverte que j’ai décidé d’en écrire un livre, et c’est cette pierre précieuse que je vous livre aujourd’hui.

Si vous aussi cet objet vous interpelle, vous appelle, vous interroge, je vous invite à en découvrir plus au travers de mon expérience en suivant CE LIEN.

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Qui mieux que vous sait vos besoins ? Apprendre à se connaître est le premier des soins. 

Jean de la Fontaine

Stress vs Etincelle de joie & sexualité

Joie 3 La joie, cette petite étincelle qui se niche au fond du ventre, dans le coeur ou dans tout le corps et qui nous donne du plaisir. Cette émotion qui nous amène une ouverture et une capacité à vivre la vie en la croquant pleinement. Cette capacité à regarder la vie avec des yeux d’enfant et à jouir de ce qui est, au présent.

Quand avez-vous ressenti une étincelle de joie la dernière fois? Pensez-vous qu’il faille de grandes choses pour atteindre cet état? J’expérimente au contraire que cet état est présent et disponible en nous à tout instant.

 

Essayez seulement:

Installez vous confortablement, assis de préférence, le dos bien droit, les pieds bien à plat au sol. Commencez par imaginer des racines qui partent depuis sous vos pieds et votre sacrum et qui s’enfoncent dans la Terre. Elles traversent les croûtes terrestres, s’enfoncent dans les profondeurs, vont s’accrocher autour du noyau de la Terre. Sentez l’énergie de la Terre qui remonte par vos racines, puis vos jambes et votre colonne pour envahir votre corps. Puis imaginez un fil qui tire le sommet de votre crâne vers le ciel. Vous êtes entre ces deux pôles: les racines et le fil, la colonne bien droite. Maintenant remettez-vous en lien avec un souvenir magnifique, un moment parfait pour vous, un espace-temps irréprochable, laissez ce souvenir s’installer, revenir à vous sous tous ses aspects: les sons, les odeurs, les présences, les contacts, les images. Prenez le temps de savourer cela, et maintenant prenez conscience de comment c’est dans votre corps à cet instant: que se passe-t-il? comment vous sentez-vous? Pensez-vous que cela puisse s’appeler de la joie…?!

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Je vois aujourd’hui la sexualité comme un espace joyeux, de partage et de plaisir mais ce ne fut pas toujours le cas. Comment se sentir en éveil et en désir, autrement dit dans un état d’ouverture et de disponibilité, si la joie est une sensation que nous ne savons pas atteindre en autonomie? C’est un constat qui fut difficile pour moi, de mesurer à quel point j’étais éteinte à l’intérieur, uniquement centré sur ce qui se jouait dans mon mental et incapable de voir et de ressentir la joie dans mon corps. Alors je recherchais dans la sexualité des sensations fortes, et elles seules me ramenaient à mon corps et au pétillant, qui, je le découvrais à posterori, est en fait là en permanence.

Quand le corps est remis sous la lumière de notre attention, on s’aperçoit qu’il nous envoie des centaines de signaux à chaque instant. Le stress, la tension permanente, des modes de vie à 100 à l’heure, nous coupent de tout cela. Nous sommes amenés à fonctionner sur un mode d’action en permanence, il faut faire ceci et cela. En revanche s’accorder de la détente, du temps pour soi, prendre soin de soi et de son féminin ne sont pas mis à l’honneur. On y attribue plutôt le jugement de valeurs « ne rien faire ». On a alors le choix entre faire, et être reconnu pour cela, ou ne rien faire. Et si on pouvait plutôt s’accorder d’osciller entre faire et être? Entre l’action et le ressenti?

Le stress n’est pas forcément négatif, c’est un moteur et un moyen d’avancer dans notre vie en sortant de notre zone de confort. Il a simplement besoin d’être soulagé de manière équivalente par à un état de détente et de relâche.

Etre capable de vivre dans cette oscillation entre des moments de grande intensité où l’action et la réflexion sont au coeur de nos préoccupations, et des fenêtres où l’on se recentre à l’intérieur de soi, voilà un moyen de trouver de l’harmonie dans sa vie tout comme dans sa sexualité.

JoieAujourd’hui j’invite les personnes que j’accompagne au travers de mes soins à se remettre en lien avec leur corps et avec les sensations qui s’y jouent. Et bien souvent la joie et le pétillement sont à portée de main, juste derrière le filtre du  mental qui nous mobilise ailleurs que là où le joie se manifeste. C’est ensuite un chemin de ré-éducation, où l’on entraîne le fait de remettre les priorités là où elles nous sont bénéfiques. On s’habitue à écouter et à faire de la place pour ce qui est agréable dans notre corps, plutôt qu’à se laisser envahir inconsciemment par les tensions et le stress.

 

De la joie pure jaillit toute création. Par la joie elle est soutenue, vers la joie elle se dirige et à la joie elle retourne. »

Proverbe sanskrit.

 

Et vous, quels sont vos chemins pour cultiver la joie dans votre quotidien?

 

 

 

Prendre soin de soi pour une sexualité harmonieuse

La vie nous est donnée et notre mission est d’en prendre soin, de prendre soin de nous. Quand nous dérogeons à cette règle nous tombons malade, nous épuisons et perdons le sens et le goût de la vie.

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Prendre soin de soi, c’est aussi se permettre d’être pleinement disponible à l’autre dans la sexualité. Si je ne satisfais pas à mes propres besoins, je vais attendre de l’autre qu’il le fasse à ma place. Alors c’est un peu comme une prise d’otage : j’exige de lui qu’il sache me combler, là ou je suis quelque part déficiente vis à vis de moi-même.

 

Le compagnon pourra alors ressentir de la pression en voulant être ultra-performant ou l’envie de fuir pour ne pas avoir à vivre cela. Cet échange tout en lourdeurs se passe souvent sans échange de mots, sans réelle conscience, mais avec le ressenti profond que quelque chose ne va pas. Souvent la femme ne se sentira pas suffisamment honorée, et l’homme ne sachant pas comment s’y prendre ira très/trop vite ou refusera tout simplement l’acte sexuel.

 

Prendre soin de soi, comment?

Prendre soin de soi ce n’est pas nécessairement s’offrir quelque chose de cher, et qui exige beaucoup de temps. Prendre soin de soi, c’est apprendre à ouvrir les portes de son cœur et à savourer la délicatesse de chaque instant. C’est savoir prendre le temps d’être attentif aux subtilités de ce que la vie nous amène et qui nous touchent.

Pour trouver des pistes pour prendre soin de vous et savoir vers quoi orienter votre attention, ces questions peuvent vous aider :

 

Qu’est ce qui est important pour vous en ce moment ? Qu’est ce qui vous nourrit ? En quoi vous sentez-vous créatif ? Qu’est ce qui peut vous faire oublier le temps et le reste du monde ?

Appuyez vous sur vos 5 sens, il est facile de trouver par leur intermédiaire des actions simples. Par exemple, sentir une fleur ou une épice, goûter à un met délicat, contempler une photo ou un paysage, apprécier le contact d’un tissu sous vos doigts, écouter une musique …

 

Prendre soin de soi 4Quand je suis attentive à provoquer ces instants où je peux savourer quelque chose d’essentiel pour moi, alors je me nourris et je satisfais à mes propres besoins. Voici quelques exemples qui parlent de moi et de mes valeurs : aller marcher dans la nature et m’emplir de toutes les odeurs, contempler un feu, observer mon cycle de femme.

 

Prendre soin de soi, pourquoi ?

Si je n’écoute pas ces besoins que sont les miens d’être par exemple en contact avec la nature, c’est comme si je me coupais d’une part de moi. Je deviens comme une plante qui a soif : je me rabougris, je m’assèche. Je suis alors prête à tout absorber pour apaiser ma soif, mais le problème c’est qu’il n’y a que l’eau de ma propre source qui puisse me contenter. Si j’essaie d’aller vers mon compagnon pour qu’il me donne de l’eau de sa source, et bien elle ne me contentera pas, elle ne me nourrira pas comme j’en ai besoin, je resterai sèche. Je vais continuer de me ratatiner et je vais m’accrocher à lui de plus en plus dans l’espoir qu’il me donne à boire, même s’il ne pourra jamais le faire à ma place !

 

J’ai besoin d’aller boire à ma propre source : aller dans la forêt, observer la lune, faire un feu, marcher pieds nus dans l’herbe… peu importe… Ce qui compte là c’est que je suis ce qui me vient intuitivement et que je suis autonome dans mon processus. Je n’ai pas besoin que l’on m’emmène me promener en forêt, non je sais que j’en ai besoin et je me prends en charge au moment où c’est là.

 

Et dans la sexualité ?

En se retrouvant dans la situation où votre compagnon fuit les échanges intimes ou est insatisfaisant selon vous dans la sexualité, 2 attitudes sont possible :

  • la première consistera à « s’obstiner » en demandant des comptes au partenaire, voir en remettant en question la relation, et à ruminer la tristesse et/ou la frustration,
  • le deuxième consistera à regarder les choses en face et à admettre que le problème trouve son origine en vous, et que votre compagnon n’est en rien responsable de ce qui vous bouleverse. En faisant ce constat, la verbalisation de ce qui se joue en vous sera précieuse pour votre compagnon. Cela lui permettra de sentir que subtilement c’est comme si la pression commençait déjà à se lever de ses épaules : en effet vous vous prenez en charge !

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Cela pourrait donner quelque chose comme :

« je suis frustrée j’ai l’impression que tu n’es pas à l’écoute de moi, comme si tu ne sentais pas ce dont j’ai besoin. Ça va trop vite je ne suis pas prête, ça me fait peur, je suis triste, j’ai envie que ce soit différent. 

Maintenant j’ai besoin de prendre un temps pour moi et je reviendrai vers toi quand ça ira mieux. »

 

Et que faire pendant ce temps pour vous ? Vous nourrir ! Trouver une action qui est faisable dans l’instant et qui vous permettra de prendre soin de vos valeurs, de ce qui est important voir essentiel pour vous !

Il y a fort à parier que vous reviendrez à votre compagnon différente, plus sereine et disponible à l’échange. Il y a aussi de fortes chances pour que vous ayez alors un recul bien plus grand sur la situation qui au préalable vous apparaissait intolérable.

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S’il fallait prendre soin de sa santé comme on prend soin de se divertir alors on ne serait jamais malade. François Gervais

 

 

 

Comment nourrir son intimité?

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Comment parvenir à une sexualité libre et respectueuse de soi-même, une sexualité où l’on sait prendre le temps de préparer son corps et si besoin de dire non, une sexualité enfin où l’on peut convoquer son désir à volonté?

La première étape vers cela est de prendre en compte notre sexe et de lui porter de l’attention, y compris en dehors de la sexualité. Cette espace de notre intimité est souvent cloisonné à ses seules fonctions sexuelles, hors c’est aussi un espace de notre corps qui a besoin de présence. Notre sexe, tout comme notre dos, notre ventre ou nos pieds est une zone de notre corps dans lequel circule notre énergie de vie. Retrouver de la fluidité de circulation dans son sexe et son bassin, c’est réactiver un « pont » entre le haut et le bas de son corps, c’est aussi remettre de l’harmonie dans son corps en entier.

La sexualité respectueuse vient bien sur nourrir cet espace de notre intimité, mais il y a aussi des pistes à explorer en toute autonomie.

Voici un possible, partagé cette fois-ci sous format audio…

Belle découverte 😉

 

Pour écouter ou mettre sur pause, cliquer sur le carré blanc à gauche de la barre de lecture (durée 3min50):

 

 

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« Marcher, c’est prendre le temps de vivre, de regarder, d’ouvrir ses sens à la diversité et de sentir les minutes et les heures glisser sur la peau. Quand le corps accepte sa peine, respiration et mouvement s’allient, libérant ainsi la pensée qui toute entière s’enveloppe du présent ».

(Julie Baudin et David Ducoin, Zanskar intime)

 

Au creux de l’intimité se nichent des mémoires

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Le corps garde la mémoire de toutes nos expériences, y compris celles des générations précédentes. Cela explique que nous avons parfois des comportements qui ne sont plus adaptés à nos modes de vie, mais qui restent profondément ancrés à l’intérieur de nous, sans que l’on ne sache d’où ils viennent. Par exemple dans une famille dans laquelle les ancêtres ont souffert de la famine, il restera toujours une peur de manquer, qui pourra se traduire très concrètement par une peur de manquer d’argent – et qui sera souvent encore présente même si la personne gagne bien sa vie.

 

Pour en venir à notre intimité, la situation est la même. Une situation de non respect, d’abus, d’inceste ou de viol laisse des traces, une mémoire dans le corps. Tant que cette mémoire n’est pas libérée, elle continuera de se transmettre de génération en génération.

Concrètement cela peut se traduire par des crispations dans le vagin, des inflammations inexpliquées, des infections à répétition… autant de situations que la science aura bien souvent beaucoup de mal à expliquer et à dissiper.

 

Des solutions ?

En l’état actuel de mes explorations, et en tant que femme, j’ai identifié 2 moyens qui permettent d’avancer de soi à soi sur le chemin de la transformation des mémoires de l’intimité : l’œuf de yoni et le massage.

Le principe de ces pratiques n’est pas d’oublier les mémoires enfouies, et encore moins de revivre les évènements traumatiques, mais bien de les libérer, de les laisser circuler.

C’est comme une émotion : si j’ai peur et que je ne pense qu’à ma peur, je me fige, j’arrête de bouger, ma respiration est courte, c’est comme si j’arrêtais de vivre. En revanche si j’ai peur et que je regarde ma peur en continuant de respirer, alors la peur peut peut-être rester présente, comme un garde-fou, mais elle n’est plus en première ligne à me boucher les perspectives, je continue de vivre.

 

Les mémoires de notre intimité sont souvent inconscientes, et bien souvent il n’est pas utile de connaître exactement leur nature. La situation est telle qu’elle est aujourd’hui, et c’est avec ce bagage que la vie peut se poursuivre. En allant creuser le pourquoi du comment, c’est un peu comme si on savait mieux ce qu’il y a dans le bagage. Pour certains c’est indispensable, mais c’est alors seulement le mental qui se nourrit. Il est important de trouver du sens à sa problématique, mais pas forcément de l’expliquer. C’est en ouvrant des perspectives, et en réapprenant des ressentis positifs que l’on peut continuer d’avancer avec un bagage rendu le plus léger possible. Les références passées ne sont alors plus limitantes, mais deviennent de simples repères permettant de continuer d’apprendre.

avancer

Le contenu des mémoires est le matériau qui fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à cela que nous avons pu évoluer et apprendre, comme des références face aux expériences de la vie. Il n’y a donc rien à jeter, mais plutôt à transformer pour que ce qui était lourd et pesant devienne source d’évolution et de lumière.

 

Aujourd’hui, un très grand nombre de femmes se questionnent sur leur sexualité, doutent, cherchent des réponses… Que ce soit en France, en Italie ou en Belgique, au moins une personne sur deux déclare avoir déjà rencontré au cours de sa vie sexuelle un problème d’absence de désir ou de difficulté à trouver du plaisir (statistique Ifop).

Nous avons cet instinct naturel de vouloir avancer et trouver des pistes pour continuer de cheminer vers l’harmonie. Cet élan de vie qui se manifeste de la sorte est à chérir et à honorer, n’oublions surtout pas de regarder les petits pas que nous faisons, même s’ils sont imparfaits, incomplets et pas encore aboutis. Plutôt que de mettre la loupe là où nous n’y arrivons pas encore, reconnaître ces petits pas est une manière de s’apporter de l’apaisement.

 

« Il n’y a que deux façons de vivre sa vie ; penser que rien n’est un miracle ou penser que tout est un miracle. »

Albert Einstein