Au creux de l’intimité se nichent des mémoires

romanesco

Le corps garde la mémoire de toutes nos expériences, y compris celles des générations précédentes. Cela explique que nous avons parfois des comportements qui ne sont plus adaptés à nos modes de vie, mais qui restent profondément ancrés à l’intérieur de nous, sans que l’on ne sache d’où ils viennent. Par exemple dans une famille dans laquelle les ancêtres ont souffert de la famine, il restera toujours une peur de manquer, qui pourra se traduire très concrètement par une peur de manquer d’argent – et qui sera souvent encore présente même si la personne gagne bien sa vie.

 

Pour en venir à notre intimité, la situation est la même. Une situation de non respect, d’abus, d’inceste ou de viol laisse des traces, une mémoire dans le corps. Tant que cette mémoire n’est pas libérée, elle continuera de se transmettre de génération en génération.

Concrètement cela peut se traduire par des crispations dans le vagin, des inflammations inexpliquées, des infections à répétition… autant de situations que la science aura bien souvent beaucoup de mal à expliquer et à dissiper.

 

Des solutions ?

En l’état actuel de mes explorations, et en tant que femme, j’ai identifié 2 moyens qui permettent d’avancer de soi à soi sur le chemin de la transformation des mémoires de l’intimité : l’œuf de yoni et le massage.

Le principe de ces pratiques n’est pas d’oublier les mémoires enfouies, et encore moins de revivre les évènements traumatiques, mais bien de les libérer, de les laisser circuler.

C’est comme une émotion : si j’ai peur et que je ne pense qu’à ma peur, je me fige, j’arrête de bouger, ma respiration est courte, c’est comme si j’arrêtais de vivre. En revanche si j’ai peur et que je regarde ma peur en continuant de respirer, alors la peur peut peut-être rester présente, comme un garde-fou, mais elle n’est plus en première ligne à me boucher les perspectives, je continue de vivre.

 

Les mémoires de notre intimité sont souvent inconscientes, et bien souvent il n’est pas utile de connaître exactement leur nature. La situation est telle qu’elle est aujourd’hui, et c’est avec ce bagage que la vie peut se poursuivre. En allant creuser le pourquoi du comment, c’est un peu comme si on savait mieux ce qu’il y a dans le bagage. Pour certains c’est indispensable, mais c’est alors seulement le mental qui se nourrit. Il est important de trouver du sens à sa problématique, mais pas forcément de l’expliquer. C’est en ouvrant des perspectives, et en réapprenant des ressentis positifs que l’on peut continuer d’avancer avec un bagage rendu le plus léger possible. Les références passées ne sont alors plus limitantes, mais deviennent de simples repères permettant de continuer d’apprendre.

avancer

Le contenu des mémoires est le matériau qui fait que nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à cela que nous avons pu évoluer et apprendre, comme des références face aux expériences de la vie. Il n’y a donc rien à jeter, mais plutôt à transformer pour que ce qui était lourd et pesant devienne source d’évolution et de lumière.

 

Aujourd’hui, un très grand nombre de femmes se questionnent sur leur sexualité, doutent, cherchent des réponses… Que ce soit en France, en Italie ou en Belgique, au moins une personne sur deux déclare avoir déjà rencontré au cours de sa vie sexuelle un problème d’absence de désir ou de difficulté à trouver du plaisir (statistique Ifop).

Nous avons cet instinct naturel de vouloir avancer et trouver des pistes pour continuer de cheminer vers l’harmonie. Cet élan de vie qui se manifeste de la sorte est à chérir et à honorer, n’oublions surtout pas de regarder les petits pas que nous faisons, même s’ils sont imparfaits, incomplets et pas encore aboutis. Plutôt que de mettre la loupe là où nous n’y arrivons pas encore, reconnaître ces petits pas est une manière de s’apporter de l’apaisement.

 

« Il n’y a que deux façons de vivre sa vie ; penser que rien n’est un miracle ou penser que tout est un miracle. »

Albert Einstein

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