3 Conseils de printemps pour dépoussiérer sa sexualité

Alors que le printemps nous amène son énergie débordante de vie et l’envie de repartir du bon pied, je propose aujourd’hui de revoir quelques unes des croyances en lien avec la sexualité qui peuvent nous limiter dans nos explorations vers une sexualité qui nous parle.

 

1. L’érection est indispensable pour faire l’amour

4560562097_67841b6980_mL’érection ne résiste pas au stress. Cet état de fait nous vient de l’époque où l’homme des cavernes était en permanence aux aguets pour assurer sa survie. Entre la survie et la reproduction, c’est bien sur la survie qui l’emportait. L’homme devait donc être capable de débander très vite, pour être pleinement capable de survivre.

Aujourd’hui encore le moindre stress, ou une quelconque pression ressentie par l’homme peuvent lui causer des troubles de l’érection. Il est donc essentiel pour l’homme de se rappeler qu’il n’a rien à faire, juste à avoir du désir. En se laissant guider par le désir qui émerge, et en osant aller pleinement dans sa puissance d’homme, il est possible de faire l’amour sans érection et de vivre cela en connexion forte avec la femme. Accueillir sa puissance d’homme est une clef pour l’homme qui veut retrouver son érection.

Selon certaines lectures, l’érection est aussi symboliquement le message « Je suis en vie ». L’absence d’érection peut donc être une invitation pour l’homme à « se mettre en vie » seul, par lui même. Autrement dit à couper le cordon ombilical avec sa mère pour retrouver « l’envie d’avoir envie ».

 

2. Faire l’amour est un besoin pour l’homme plus que pour la femme

L’homme comme la femme ont besoin que leur énergie de vie circule, et ils ont besoin que cette énergie soit régulée. L’homme comme la femme peuvent apprendre à trouver des chemins d’autonomie dans ce processus de régulation, mais souvent la sexualité sera utilisée comme « exutoire ».
Alors que l’énergie de vie est naturelle, elle n’est pas forcément accueillie comme telle dans notre société et/ou au sein de la famille. Un sexe en érection est ainsi naturel dans l’enfance, naturel chez un homme qui se réveille, mais devient tout de suite symbole de désir sexuel en dehors de cela. Pourquoi ?
Ainsi un garçon apprend que son sexe en érection est synonyme de désir de sexualité et que l’on ne doit pas voir son sexe en érection en dehors de ses phases d’excitation sexuelle. Il apprend indirectement à comprimer son énergie de vie pour « rentrer dans le cadre » et ne rien laisser paraître. Cette énergie écrasée, ressortira de toute façon par un moyen ou par un autre, et sa manifestation la plus connue est celle des pulsions sexuelles : une envie immédiate et irrépressible de sexe.

Ces pulsions sont plus visibles chez l’homme chez qui le sexe est considéré dans le Tantra comme son « pôle positif », la zone « d’où tout part ». Chez la femme ce pôle positif se trouve au niveau du cœur. Ainsi une femme dont l’énergie de vie est comprimée se trouvera souvent « le cœur lourd ».

 

Ainsi il n’y a pas de besoin plus fort pour l’homme que pour la femme : il est simplement exprimé différemment. L’homme aura envie de sexe, la femme d’être prise dans les bras et écoutée.

De plus le terme « besoin » n’est pas approprié ici, nous n’avons pas « besoin » de faire l’amour, il n’y a pas de besoin sauf dans la tête. L’énergie de vie peut tout à fait être régulée de façon autonome et nous pouvons ensuite avoir le désir de partager un temps fort avec notre compagne/compagnon.

6952300364_3742ba1ae4_m

 

 

3. Quand la libido est en baisse, il faut innover

Je l’évoquais déjà dans un post précédent, il est possible de faire l’amour même si la libido est en sommeil.

En revanche c’est rarement en essayant de performer au-delà de ce que l’on a déjà atteint que l’on trouve son épanouissement sexuel. Au contraire, il y a plutôt un risque de surenchère un peu comme une personne qui va faire du shopping pour compenser sa frustration. Ça permet de se changer les idées et de fuir la réalité un instant, mais dès l’action terminée, le problème revient et laisse cette sensation de vide dans le corps.

 

Innover dans le sens de tester de nouvelles positions, des lieux insolites pour faire l’amour, ou encore d’expérimenter des jeux de rôles donne l’illusion de la nouveauté et peut aiguiser le désir. En revanche il ne s’agit que de solutions de court terme, et elles détournent le regard de ce qui se joue à l’intérieur.

Innover dans le sens de plonger à l’intérieur de soi pour explorer ses sensations en détail sur des actions que l’on pense connaître par cœur permet d’aller chercher l’extraordinaire dans l’ordinaire. C’est un moyen de réaliser que c’est finalement dans l’extrême simplicité que se trouvent les plus grandes choses.

 

« On n’a pas le droit de provoquer la haine des individus, en revanche on a le droit de rire de toutes les croyances. »

Elisabeth Badinter

 

Cet article a été écrit sur l’invitation du blog Forme et bien-être et dans le cadre du festival A la Croisée des Blogs – avril 2015. C’est la 79ème édition de ce festival qui existe depuis octobre 2008 et que l’on doit au site developpementpersonnel.org qui regroupe des blogueurs et blogueuses francophones.

 

Crédits photos : Aftab Uzzaman, Jenny Downing, Walter Van Beirendonck

 

Tags , ,

2 thoughts on “3 Conseils de printemps pour dépoussiérer sa sexualité”

  1. Bonjour Fleur,
    Quel bel article. Redonner aux hommes ce qu’ils n’auraient pas dû perdre dès leur adolescence avec des principes puritains.
    La nature est bien plus simple, il faut la laisser parler.
    Merci pour ta participation.
    Belle et douce journée.
    Danièle
    PS : tes boutons de partage, lorsque l’on est en haut de la page restent au milieu, ce qui gêne la lecture.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *